Sierra Leone: consolidation d'une paix durement obtenue
 
   

Version à imprimer | Pour en savoir plus

 

Sierra Leone: consolidation d’une paix durement obtenue

Ils ont mis fin au conflit, désarmé des milliers de combattants, libéré des milliers d’enfants soldats et surveillé le déroulement des élections démocratiques. Mais à présent que les casques bleus de l’ONU sont sur le point de partir, le monde doit maintenir son engagement pour aider le pays à surmonter les nombreux défis auxquels il est encore confronté, alors que la paix reste fragile.

Sujet
Les casques bleus de l’ONU sont sur le point de quitter la Sierra Leone après une mission de cinq ans qui a rétabli la paix et a suscité des espoirs pour un avenir meilleur. Mais si les médias consacrent à présent leur attention à d’autres crises, le monde doit continuer d’aider le pays qui se débat pour surmonter les nombreuses difficultés auxquelles il continue de faire face.

La MINUSIL a été un des succès les plus visibles de l’ONU. Elle s’est déployée à la suite d’un conflit civil brutal qui a fait au moins 75,000 morts et de nombreux mutilés. L’ONU a procédé au désarmement de plus de 72,500 combattants – notamment d’environ 20,000 enfants soldats – et a parrainé un processus de paix en vue de la création d’un nouveau gouvernement national. Elle a aidé à régulariser l’exploitation minière des diamants dans le pays - source d’âpres conflits – de manière à en faire profiter l’ensemble du pays. Cependant, la Sierra Leone demeure un des pays les plus pauvres du monde, et la paix soutenue par l’ONU reste fragile. Les frontières du pays sont souvent infiltrées, la région voisine de l’Afrique de l’Ouest reste instable, le chômage est généralisé et bon nombre d’anciens combattants peuvent s’armer de nouveau.

Contexte

  • Les derniers casques bleus devraient partir d’ici décembre 2005, en attendant une décision du Conseil de sécurité. La force de maintien de paix, qui compte actuellement 3,200 casques bleus, comptait 17,500 membres du personnel militaire, lorsque la force a atteint son effectif maximum. Elle a maintenu la sécurité durant la reconstitution des forces gouvernementales. L’ONU a supervisé des élections démocratiques et a contribué à la réinstallation de milliers de réfugiés.
  • La paix ne peut durer en l’absence de justice : le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, créé par l’ONU, a commencé les procès pour crimes de guerre en 2004 contre 13 inculpés. Une Commission Vérité et réconciliation vient d’achever ses travaux et a rédigé un rapport déterminant les causes profondes du conflit qui n’ont toujours pas été abordées, telles que la pauvreté, la corruption, l’absence de justice, le non-respect des droits de l’homme.
  • Les Sierra-léoniens craignent que l’achèvement de la mission des Nations Unies menace la paix fragile et pousse ceux qui appuient les inculpés de crimes de guerre à semer des troubles. Mais l’ONU ne part pas tout à fait. Une présence considérable de la MINUSIL, sous forme de programmes et d’institutions de l’ONU, poursuivra ses travaux après le départ de la mission. En outre, une Equipe militaire internationale de formation, dirigée par le Royaume-Uni, restera dans le pays, au moins jusqu’à 2010, pour former les forces armées sierra-léoniennes.
  • Une dispute frontalière avec la Guinée voisine risque de menacer la stabilité, en l’absence d’un règlement. La sécurité externe ne sera pas vraiment assurée si l’armée n'est pas bien équipée et mieux formée.
  • Le chômage, notamment parmi les jeunes, qui constituent la majorité de la population, est généralisé. La mauvaise gestion des ressources naturelles, notamment des diamants, risque d’être une source de conflit, tandis que le taux de pauvreté augmente.

POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS
Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) :
Sheila Dallas, Responsable, Section de l’information, Tél : +1 212 963 9588, ext. 6583, Courriel : dallas@un.org;
Daniel Adekera, porte-parole, Tél : +1 212 963 6588, ext. 6817, Courriel : adekera@un.org
Département des forces de maintien de la paix de l’ONU :
Nick Birnback, Responsable des relations extérieures et des médias, Tél : +1 917 367 5044, Courriel : birnbackn@un.org
Département de l’information de l’ONU :
Susan Manuel, Chef, Section de la paix et de la sécurité, Tél : +1 212 963 1262, Courriel : manuels@un.org
Tribunal spécial pour la Sierra Leone :
Allison Cooper, Chef, presse et affaires publiques, Tél : +39 083 1257 034; +1 212 963 9915 x1787034, Mobile: +232 76 655 237, Fax: +39 0831 257001, Courriel : coopera@un.org; SCSL-pressoffice@un.org
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) :
Cassandra Waldon, Experte en communications, Afrique anglophone et lusophone (New York), Tél : +1 212 906 6499, Courriel : cassandra.waldon@undp.org;
Peter Ngu-Tayong, Expert en communications et en relations externes (Sierra Leone), Tél : +232 76 865691, Courriel : peter.ngu.tayong@undp.org;
Zoe Dugal, Responsable de l’information pour l’Initiative « Armes pour le développement » du PNUD (Sierra Leone), Tél : +232 76 662290, Courriel : dugal@undpafd.org