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Nord de l'Ouganda: jalons importants sur le chemin de la paix dans un conflit de plusieurs décennies

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Au nord de l’Ouganda, de jeunes garçons ayant quitté des camps de déplacés suite aux progrès du processus de paix, préparent la terre pour les prochaines cultures.

Alors que le monde portait son attention sur la montée de la violence dans d’autres pays africains, des progrès tangibles et continus étaient enregistrés au cours des deux dernières années sur la voie visant à mettre fin à l’un des conflits armés les plus longs et les plus épouvantables du continent: la guerre au nord de l’Ouganda.

Vingt ans après le début de la guerre lancée par les rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), dans le nord de l’Ouganda, les efforts de paix non interrompus ont finalement porté leurs fruits. Comme suite aux pourparlers qui se sont déroulés sous médiation internationale entre le Gouvernement ougandais et la LRA et qui ont été accélérés au début de 2008,  le conflit paraît sur le point d’être résolu. Un accord de paix final pourrait intervenir dans la première semaine d’avril.

Les efforts de paix en cours, connus sous le nom de processus de Juba, du nom de la ville du Sud-Soudan qui a accueilli les négociations, sont facilités, du côté des Nations Unies, par l’ancien Président du Mozambique, Joachim Chissano, en tant qu’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies  pour le processus de paix au nord de l’Ouganda. En étroite coopération avec le Médiateur en Chef des pourparlers, Riek Machar, Vice-Président du Gouvernement du Sud-Soudan, M. Chissano a aidé à consolider le processus à des moments critiques, notamment grâce à des discussions avec le leadership de la LRA dans la brousse et avec celles qu’il a eues avec des acteurs clés régionaux et internationaux soutenant les efforts de paix.

La première étape importante a été la signature par les deux parties, en août 2006, d’un accord de cessation des hostilités qui a été ensuite converti en cessez-le-feu permanent.  L’accord a véritablement été suivi tandis que les négociations se poursuivaient,  permettant ainsi d’alléger les souffrances de la population civile et de dégager l’espace nécessaire à l’avancée des efforts politiques.  Il a été suivi par la signature, à la mi-2007, d’une série d’accords définissant le cadre général d’un règlement final fondé sur des solutions globales au conflit — y compris des mesures pour remédier aux difficultés économiques, politiques et sociales au nord de l’Ouganda, de même qu’un ensemble de principes relatifs aux droits de l’homme, la responsabilité et la réconciliation.  Des représentants de la LRA ont été accueillis officiellement en Ouganda, ceci constituant un geste supplémentaire pour créer un climat de confiance.

Une série de documents plus détaillés signés en succession rapide au début de 2008  a rapproché les deux parties d’un accord final.  Parmi ceux-ci figurent des accords sur un cadre juridique pour la justice et la réconciliation, le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants, de même que sur le redressement des régions du nord de l’Ouganda touchées par la guerre. Une attention particulière y est accordée à la question de l’obligation de rendre des comptes pour les violations des droits de l’homme, pour lesquelles la Cour pénale internationale (CPI) a lancé des mandats d’arrêt contre des dirigeants de la LRA. L’Organisation des Nations Unies a clairement fait connaître sa position contre l’impunité et a demandé que soit donné suite, de manière crédible, à l’engagement pris par le Gouvernement ougandais d’établir un tribunal spécial dans le pays pour juger les personnes accusées des crimes les plus graves.

Les Nations Unes se préparent à jouer un rôle prolongé, avec les autres acteurs de la communauté internationale, à la suite de la signature de l’accord final, afin d’aider les parties au nord de l’Ouganda à mettre en pratique les accords, ce qui constitue un processus à long terme difficile.

Contexte

Pour de plus amples informations

Département des affaires politiques (DPA)
Jared Kotler
Téléphone : 1 917 367 5264

Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA)
Stephanie Bunker
Porte-Parole et Responsable de l’information
Téléphone : 1 917 367 5126

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