Des guerres de l’eau à la coopération : explorer les possibilités de consolidation de la paix à partir d’une ressource partagée

Des femmes transportant de l'eau, au Guatemala. (UNESCO/André Abba)

Malgré la perception largement répandue selon laquelle les bassins d’eau partagés par les pays ont tendance à engendrer de l’hostilité plutôt que des solutions de collaboration, l’eau est souvent une ressource inexploitée en vue d’une coopération fructueuse.

Le sujet

Il est de notoriété publique que l’eau, source vitale est, depuis des siècles, une cause principale de tension ou de conflit – à l’intérieur ou entre les pays. La demande mondiale pour l’eau ayant été multipliée par six au cours du XX° siècle, les disputes autour des questions transfrontières liées à l’eau ne connaissent pas de  relâche, poussant certains experts à prédire que les guerres du XXI° siècle seront livrées autour de l’eau. Alors que l’eau douce contribue à tendre les relations entre les pays, faisant fréquemment la une, le revers de la médaille – l’eau en tant qu’agent de coopération – obtient rarement une attention suffisante. Néanmoins, la recherche a montré bien plus souvent, dans l’histoire, que l’eau jouait un rôle de catalyseur en vue d’une coopération, plutôt que de moteur des conflits. Il existe des exemples d’accords praticables qui ont été signés par des Etats qui étaient même en conflit sur d’autres questions, notamment l’Inde et le Pakistan ou Israël et la Jordanie.

Avec plus de 260 bassins d’eau dans le monde transcendant les frontières nationales, il n’est pas surprenant que la situation soit largement perçue comme étant matière à hostilité. D’un côté, comme le font valoir les experts de l’ONU, étant donné l’importance de l’eau pour pratiquement chaque aspect de la vie – santé, environnement, économie, bien-être, politique et culture – chaque pays individuellement à bien du mal à résoudre nombre de problèmes de manière unilatérale. Cela offre l’occasion de transformer une situation de conflit potentiel en  une ouverture en vue de trouver des solutions mutuellement avantageuses. Quels sont les moyens pratiques d’atteindre cet objectif ? Dans un effort visant à trouver des réponses à cette question, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé le projet « Des conflits potentiels à un potentiel de coopération (PCCP) », dans le cadre d’une vaste initiative de l’ONU visant à encourager la sécurité de l’eau au XXI° siècle. Le projet vise à encourager la coopération entre les parties prenantes dans la gestion des ressources en eau partagées, tout en contribuant à faire en sorte que les conflits potentiels ne se transforment pas en conflits réels. Face au défi de partager les ressources aquatiques principalement du point de vue des gouvernements, ce projet se concentre sur l’élaboration d’outils en vue d’anticiper, de prévenir et de résoudre les conflits liés à l’eau.

Le contexte

POUR PLUS D’INFORMATION :
Département de l’information des Nations Unies :
Dan Shepard, Tél : +1 212 963 9495, courriel : mediainfo@un.org
Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) :  Nick Nuttall, Tél : +254 20 623084,  courriel : nick.nuttall@unep.org
Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) :
Sue Williams, Tél : +33 1 4568 1706, courriel : s.williams@unesco.org
Banque mondiale : Masood Ahmad, Tél : +1 202 458 2013, courriel : mahmad2@worldbank.org;
Sergio Jellinek, Tél : +1 202 458 2841, courriel : sjellinek@worldbank.org

LIENS WEB UTILES :
Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

Programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP) 
Décennie internationale d’action : l’eau source de vie, 2005-2015
Journée mondiale de l’eau