Message de M. Jan Eliasson, Président de l’Assemblée
générale, à l'occasion
de la commémoration
de la Journée
mondiale de la liberté de la presse
La
Journée mondiale de la liberté de la presse vient
rappeler tous les ans à la communauté internationale
que la liberté de la presse et la liberté d’expression
sont des droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration
universelle des droits de l’homme. Nous devons défendre
ces droits car ils constituent le pilier central sur lequel
repose la démocratie et contribuent à changer
véritablement la vie des habitants de la planète.
La Journée mondiale de la liberté de la presse
est également l’occasion de rendre hommage aux
membres de la presse qui ont perdu leurs vies dans l’exercice
de leurs fonctions dans le courant de l’année
dernière. Nous devons renforcer notre détermination
d’assurer la sécurité des journalistes
dans le monde.
Le thème de la commémoration de cette année
est « Médias, développement et l’élimination
de la pauvreté ». Il appelle l’attention
au rôle des médias dans l’élimination
de la pauvreté et la réalisation des objectifs
du Millénaire pour le développement (OMD). Les
médias, lorsqu’ils sont libres et indépendants,
capables de s’informer et d’informer sans entrave,
jouent un rôle important dans l’information et
l’éducation du grand public, dans la dénonciation
de la corruption et de la mauvaise gestion, contribuant ainsi
au processus de développement.
Les événements qui se sont déroulées
récemment indiquent que la liberté doit toutefois
s’accompagner du sens des responsabilités. L’un
des inconvénients de la mondialisation pourrait bien être
le fait que la publication de caricatures dans un journal local
d’un pays puisse provoquer quelques mois plus tard à peine
des protestations sans fin dans d’autres parties du monde,
des attaques contre des missions diplomatiques, la perte de
vies humaines, et un sentiment persistant d’aliénation
et de colère de tous les côtés. Cet incident
souligne la nécessité d’encourager la
tolérance et l’entente entre les peuples et de
trouver un juste équilibre entre la liberté de
la presse et le journalisme responsable.
La liberté de la presse est intrinsèquement
liée aux droits de l’homme et à la démocratie
et, récemment, l’Assemblée générale
a pris des décisions importantes dans ce domaine. En
décembre dernier, la Commission de consolidation de
la paix a été lancée. L’une de ces
tâches principales sera d’aider les pays qui sortent
de conflits à reconstruire leurs institutions démocratiques.
En mars de cette année, l’Assemblée générale
a créé le Conseil des droits de l’homme.
La mise en place de cet organe marque un nouveau départ
pour la promotion et la protection des droits de l’homme
dans le monde. Grâce à ces deux nouvelles institutions,
l’Organisation des Nations Unies sera à même
de mieux œuvrer pour la paix, le développement
et les droits de l’homme pour tous.
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