|
RAPPEL
Le
désert s'étend à perte de vue. Seuls
un arbre rabougri, une roche ou un mirage rompent de temps
à autre la monotonie du paysage. En été,
c'est un des endroits les plus chauds de la Terre. Pourtant,
voilà 27 ans que plus de 155 000 réfugiés
sahraouis, dont la plupart sont séparés de leur
famille depuis près de 30 ans, vivent dans cette zone
désolée du sud-ouest de l'Algérie.
Les
réfugiés, descendants des anciennes tribus sahraouies,
vivent dans quatre camps principaux construits dans la région
de Tindouf (Algérie) à la fin des années
70, à la suite du conflit qui avait éclaté
entre le Front POLISARIO, mouvement indépendantiste,
et le Maroc et la Mauritanie au sujet de terres arides, mais
peut-être riches en ressources naturelles, qui étaient
sous la domination coloniale de l'Espagne jusqu'à ce
qu'elle s'en retire, en 1976. En 1979, la Mauritanie s'est
retirée du conflit.
Seize
ans plus tard, en 1991, les affrontements entre le Front POLISARIO
et le Maroc ont cessé grâce à la conclusion,
sous les auspices de l'ONU, d'un accord de cessez-le-feu prévoyant
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental
afin de déterminer si ce territoire deviendrait indépendant
ou serait rattaché au Maroc. Mais les efforts déployés
par l'Organisation pour recenser les futurs électeurs
ont été entravés par des différends
au sujet des personnes habilitées à voter, qui
se sont traduits par 131 038 recours portant sur la liste
provisoire de l'ONU, laquelle comptait 86 425 électeurs
potentiels. Les tentatives faites pour résoudre ces
différends étant restées sans résultat,
le processus d'identification des électeurs est au
point mort et le rapatriement des réfugiés a
été remis sine die.
MESURES
DE CONFIANCE
À
l'origine, les mesures de confiance ont été
envisagées au début du processus de paix pour
jeter les bases de la tolérance en vue du retour des réfugiés
au Sahara occidental.
Le
Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan,
et les membres du Conseil de sécurité ont à
plusieurs reprises invité les parties à remettre
en oeuvre des mesures de confiance afin d'alléger les
souffrances des réfugiés séparés
de leur famille depuis de longues d'années.
En
2002, grâce à une action poursuivie pendant plusieurs
années, une nouvelle approche a été adoptée
afin de dépolitiser les mesures de confiance, en mettant
l'accent sur des programmes de communication destinés
à favoriser les contacts téléphoniques
et la correspondance entre les familles, devant être
mises en place progressivement et, le moment venu, aboutir
à des visites familiales.
Le
15 avril 2003, dans un des camps de réfugiés
de la région de Tindouf, un service téléphonique
gratuit a été inauguré par le représentant
du HCR en Algérie, Daniel Tshitungi, et le Représentant
spécial du Secrétaire général,
William Lacy Swing, dans un centre de communication dont le
personnel est fourni par la MINURSO et le HCR. Ce service
doit être étendu aux autres camps de réfugiés
de la région de Tindouf et, à partir du 15 mai
2003, être complété par un service postal.
|