Dossier de presse
Fiche technique 14

Les casques bleus aujourd'hui

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) lancent des mesures de confiance au Sahara occidental


M. Swing, Représentant spécial du Secrétaire général, et M. Tshitungi, représentant du HCR, inaugurent le service téléphonique installé dans la zone de Tindouf, le 15 avril 2003


Tout au long de l'année 2002, la Mission des Nations Unies pour l´organisation d´un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a aidé son partenaire opérationnel, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), à préparer le lancement de mesures de confiance, longtemps attendues, qui doivent faciliter les contacts entre les réfugiés sahraouis se trouvant dans le sud-ouest de l'Algérie et leurs communautés d'origine, restées dans le territoire du Sahara occidental.  

RAPPEL

Le désert s'étend à perte de vue. Seuls un arbre rabougri, une roche ou un mirage rompent de temps à autre la monotonie du paysage. En été, c'est un des endroits les plus chauds de la Terre. Pourtant, voilà 27 ans que plus de 155 000 réfugiés sahraouis, dont la plupart sont séparés de leur famille depuis près de 30 ans, vivent dans cette zone désolée du sud-ouest de l'Algérie.

Les réfugiés, descendants des anciennes tribus sahraouies, vivent dans quatre camps principaux construits dans la région de Tindouf (Algérie) à la fin des années 70, à la suite du conflit qui avait éclaté entre le Front POLISARIO, mouvement indépendantiste, et le Maroc et la Mauritanie au sujet de terres arides, mais peut-être riches en ressources naturelles, qui étaient sous la domination coloniale de l'Espagne jusqu'à ce qu'elle s'en retire, en 1976. En 1979, la Mauritanie s'est retirée du conflit.

Seize ans plus tard, en 1991, les affrontements entre le Front POLISARIO et le Maroc ont cessé grâce à la conclusion, sous les auspices de l'ONU, d'un accord de cessez-le-feu prévoyant l'organisation d'un référendum au Sahara occidental afin de déterminer si ce territoire deviendrait indépendant ou serait rattaché au Maroc. Mais les efforts déployés par l'Organisation pour recenser les futurs électeurs ont été entravés par des différends au sujet des personnes habilitées à voter, qui se sont traduits par 131 038 recours portant sur la liste provisoire de l'ONU, laquelle comptait 86 425 électeurs potentiels. Les tentatives faites pour résoudre ces différends étant restées sans résultat, le processus d'identification des électeurs est au point mort et le rapatriement des réfugiés a été remis sine die.

MESURES DE CONFIANCE

À l'origine, les mesures de confiance ont été envisagées au début du processus de paix pour jeter les bases de la tolérance en vue du retour des réfugiés au Sahara occidental.

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et les membres du Conseil de sécurité ont à plusieurs reprises invité les parties à remettre en oeuvre des mesures de confiance afin d'alléger les souffrances des réfugiés séparés de leur famille depuis de longues d'années.

En 2002, grâce à une action poursuivie pendant plusieurs années, une nouvelle approche a été adoptée afin de dépolitiser les mesures de confiance, en mettant l'accent sur des programmes de communication destinés à favoriser les contacts téléphoniques et la correspondance entre les familles, devant être mises en place progressivement et, le moment venu, aboutir à des visites familiales.

Le 15 avril 2003, dans un des camps de réfugiés de la région de Tindouf, un service téléphonique gratuit a été inauguré par le représentant du HCR en Algérie, Daniel Tshitungi, et le Représentant spécial du Secrétaire général, William Lacy Swing, dans un centre de communication dont le personnel est fourni par la MINURSO et le HCR. Ce service doit être étendu aux autres camps de réfugiés de la région de Tindouf et, à partir du 15 mai 2003, être complété par un service postal.

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