La Journée internationale de la paix donne lieu tous
les ans à une cérémonie spéciale
mais, cette année, elle revêt encore plus d’importance
car elle coïncide avec le cinquantième anniversaire
de la cloche de la paix que nous faisons sonner chaque année
à cette occasion.
C’est en 1954 que cette cloche, fondue
dans le métal obtenu à partir de pièces
de monnaie recueillies par des enfants dans une soixantaine
de pays, a été offerte à l’Organisation
par l’Association japonaise pour les Nations Unies.
Depuis un demi-siècle, elle lance au monde un message
puissant concernant l’aspiration de l’humanité
à la paix. Tout ce temps-là, du plus fort de
la guerre froide à la montée des conflits internes,
de la propagation de la crise du sida à l’escalade
du terrorisme, le message de la cloche est resté constant,
clair et juste.
Aujourd’hui, le son de cette cloche
est un réconfort lorsque nous songeons aux événements
douloureux de l’an passé et il nous donne des
forces pour affronter l’avenir. En cette semaine où
les pays du monde se réunissent pour ouvrir la cinquante-neuvième
session de l’Assemblée générale,
nous savons que nous aurons de multiples défis à
relever. Pour être à même de le faire efficacement,
je crois qu’un certain nombre de priorités fondamentales
méritent tout particulièrement notre attention.
Nous devons continuer à renforcer
le système de la sécurité collective
et nous assurer qu’il est capable de faire face aux
menaces du XXIe siècle. Le Groupe d’experts de
haut niveau que j’ai formé l’an dernier
travaille d’arrache-pied à nous donner les idées
qui nous permettront d’y arriver.
Nous devons renforcer la solidarité
internationale face à de graves crises humanitaires
comme celle du Darfour.
Nous devons faire plus en vue de forger
un véritable partenariat mondial pour le développement,
contre la faim, l’ignorance, la pauvreté et la
maladie et pour atteindre les objectifs du Millénaire
pour le développement, que tous les États Membres
ont approuvé comme schéma directeur pour l’édification
d’un monde meilleur au XXIe siècle.
Et nous devons promouvoir une plus grande
tolérance et une meilleure compréhension entre
les peuples du monde. Rien ne peut davantage mettre en péril
les efforts que nous déployons pour consolider la paix
et parvenir au développement qu’un monde divisé
en blocs religieux, ethniques ou culturels. Dans chaque nation,
et entre toutes les nations, nous devons nous employer à
promouvoir une unité fondée sur notre humanité
commune.
Puissions-nous aujourd’hui puiser
notre inspiration dans le son de cette cloche alors que nous
nous efforçons d’atteindre ces buts. Que la cloche
porte son message haut, juste et clair dans le monde entier.