Message de M. Juan Somavia, Directeur général du Bureau international du Travail

A l’occasion de cette Journée internationale, l’Organisation internationale du Travail réaffirme sa volonté d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations autochtones.

Le deuxième rapport global du BIT sur la discrimination, publié en début d’année sous le titre L’égalité au travail: relever les défis en vertu du suivi de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail, souligne que les populations autochtones continuent à être en butte à des exclusions et à des pratiques discriminatoires dans le monde entier. Elles font
partie des populations les plus pauvres et leurs choix et possibilités en matière d’emploi et de profession sont extrêmement limités.

Cette année, l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones s’est avant tout intéressée aux droits de ces populations sur la terre, les territoires et les ressources. Le nonrespect de leurs droits et de leurs cultures aboutit souvent à une discrimination à l’encontre de leurs traditions en matière d’emploi et de subsistance. Il peut aussi déboucher sur une discrimination à l’encontre des autochtones qui cherchent un emploi ou un autre moyen de gagner leur vie hors de leurs terres ancestrales.

L’OIT a la volonté que tous les êtres humains puissent accéder à un travail décent. Son Agenda du travail décent englobe les normes ainsi que les principes et droits fondamentaux au travail – y compris la non discrimination -, l’emploi, la protection sociale et le dialogue social. Cet agenda intégré peut puissamment aider à combattre la discrimination, promouvoir le respect des droits des populations indigènes et tribales et les aider à sortir de la pauvreté.

Entre autres normes internationales du travail adoptées par l’OIT, la convention (no 169) relative aux peuples indigènes et tribaux, 1989, pose les principes de la reconnaissance des droits de ces peuples sur la terre, les territoires et les ressources. Par ailleurs, la convention (no 111) concernant la discrimination (emploi et profession), 1958, offre un cadre supplémentaire pour traiter les questions d’emploi et de profession des peuples autochtones, droits qui sont souvent directement liés aux droits sur la terre.

En cette importante journée qui invite à une action commune, l’OIT réaffirme qu’elle restera l’ardent défenseur du dialogue qui doit servir de base à une action concertée permettant de répondre aux besoins des populations indigènes et tribales.