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Qu'est ce que la désertification?

La désertification est la dégradation de la terre dans des zones arides, semi-arides et arides semi-humides. Elle est causée en premier par l'activité humaine et par les variations climatiques.

La désertification ne s'applique pas à l'expansion des déserts existants. Elle se produit car les écosystèmes des terres sèches, qui couvrent un tiers des terres au monde, sont extrêmement vulnérables à la surexploitation et à l'usage inapproprié de la terre. La pauvreté, l'instabilité politique, la déforestation, le surpâturage, et les mauvaises pratiques d'irrigation peuvent tous attaquer la fertilité du sol.

Plus de 250 millions de personnes sont directement touchées par la désertification. De plus, environ un milliard de personnes dans plus d'une centaine de pays sont en danger. Ces personnes sont, pour beaucoup, les gens les plus pauvres, les plus marginalisés et politiquement faibles au monde.

Le problème: la dégradation des terres

La désertification résulte de la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches. Elle est due principalement aux activités humaines et aux variations climatiques. La désertification ne doit pas s'entendre par l'expansion des déserts actuels. Elle provient de ce que les écosystèmes des terres arides, qui couvrent plus d'un tiers des terres immergées du globe, sont extrêmement vulnérables à la surexploitation et à I'usage inapproprié des terres. La pauvreté, l'instabilité politique, la déforestation, le surpâturage et de mauvaises pratiques d'irrigation sont tous des facteurs qui détériorent la productivité des terres. Plus de 250 millions d'individus sont directement touchés par la désertification. En outre, dans plus de cent pays, il existe environ un milliard de personnes à risque. On retrouve parmi ces derniers une majorité de citoyens qui se singularisent par leur pauvreté, leur marginalisation et la faiblesse de leur poids politique.

Une solution novatrice

II est indispensable de combattre la désertification pour assurer la productivité à long terme des régions sèches habitées. Malheureusement, par le passé, les efforts accomplis ont trop souvent mené à l'échec, et le problème de la dégradation des terres dans le monde continue de s'aggraver. Reconnaissant la nécessité d'une approche nouvelle, 179 gouvernements ont adhéré à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification au mois de mars 2002. Cette Convention vise à promouvoir des mesures concrètes en s'appuyant sur des programmes locaux novateurs et un partenariat international. Ce traité reconnaît que la lutte pour la protection des régions arides sera longue, qu'il n'y a pas de solution instantanée. Car les causes de la désertification sont nombreuses et complexes, allant des pratiques du commerce international aux méthodes non durables de gestion des terres. De réels et difficiles changements devront être effectués, tant au niveau local qu'international.

Des programmes d'action nationaux...

Les pays touchés par la désertification mettent la Convention en oeuvre en élaborant et en appliquant des programmes d'action nationaux, sous-régionaux et régionaux. Les critères utilisés pour la préparation de ces programmes sont décrits en détail dans les cinq « annexes sur la mise en oeuvre régionale » pour l'Afrique (considérée comme prioritaire puisque la désertification y est plus grave qu'ailleurs), l'Asie, l'Amérique Latine et les Caraïbes, et la Méditerranée septentrionale ainsi que l'Europe Centrale et Orientale. Tirant les leçons du passé, la Convention stipule que ces programmes doivent adopter une approche démocratique et pyramidale de la base au sommet. Ils doivent renforcer la participation populaire et créer un « environnement porteur » susceptible de permettre aux populations locales elles-mêmes de mettre fin à ce processus de dégradation des terres. Évidemment, les gouvernements demeurent responsables de la création de cet environnement porteur. Ils doivent procéder à des changements politiquement délicats comme la décentralisation accrue du pouvoir de décision, l'amélioration des régimes fonciers, et l'attribution d'un réel pouvoir aux femmes, aux cultivateurs et aux éleveurs. Ils doivent également permettre aux organisations non-gouvernementales de jouer un rôle important dans la préparation et la mise en oeuvre des programmes d'action. Contrairement à ce qui a été entrepris par le passé, ces programmes d'action doivent être conçus comme faisant partie intégrante de la politique nationale de développement durable. Ils doivent être souples pour s'adapter aux circonstances.

...et des accords de partenariat

Les programmes d'action prévus par la Convention sont élaborés sur la base de consultations entre les pays touchés, les pays donateurs, et les organisations inter-gouvernementales et non-gouvernementales. Ce processus améliorera la coordination et canalisera l'aide au développement là où elle sera la plus utile. II conduira également à des accords de partenariat qui préciseront clairement les contributions respectives des organisations internationales et des pays touchés et donateurs. On s'attend à ce que les pays développés favorisent la mobilisation d'importantes ressources financières au bénéfice des programmes d'action. Ceux-ci doivent également promouvoir l'accès à la technologie, aux connaissances, et au savoir-faire appropriés. La coordination entre les bailleurs de fonds et les récipiendaires est indispensable car les mesures prise dans le cadre des programmes d'action doivent être complémentaires et se renforcer mutuellement.

Un développement durable

La Convention ouvre une importante et nouvelle étape dans la lutte contre la désertification, mais il ne s'agit que d'un début. En particulier, les gouvernements révise régulièrement les programmes d'action. Ils se concentre également sur la question de la sensibilisation, l'éducation et la formation, dans les pays développés ainsi qu'en voie de développement. Le processus de désertification ne peut être inversé qu'à travers de profonds changements dans les comportements à l'échelle internationale et locale. Petit à petit, ces changements donneront à une population mondiale en augmentation la possibilité d'exploiter durablement la terre et de jouir de la sécurité alimentaire. Le combat contre la désertification ne constitue donc qu'une partie d'un objectif bien plus ambitieux : le développement durable des pays affectés par la sécheresse et la désertification.