[ retour au volume 18 #4 sommaire ]

[ retour à la page d'accueil d'Afrique Renouveau ]

[ Envoyer cet article par e-mail ]


Afrique Renouveau, Vol.18#4 (Janvier 2005), page 23

Afrique en bref

FAO : Il est possible de réduire la faim dans le monde

Trente pays, dont 13 en Afrique, ont réussi à réduire d’au moins 25 % pendant les années 1990 le pourcentage de leur population souffrant de la faim, ce qui prouve que des progrès peuvent être réalisés dans ce domaine, annonce l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans L’Etat de l’insécurité alimentaire dans le monde 2004, la FAO indique que même si les efforts actuels ne suffiront pas à réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre de personnes souffrant de la faim, il y a lieu de croire que cet objectif international peut être atteint.

Les progrès réalisés dans ces 30 pays, regroupant près de la moitié de la population des pays en développement, “prouvent qu’il est possible de réaliser des progrès rapides”, d’après le rapport de la FAO. Dans l’ensemble, l’évolution la plus importante a eu lieu en Afrique subsaharienne, où l’augmentation annuelle du nombre de personnes souffrant de malnutrition a ralenti, passant de 5 millions à un million entre 1995-97 et 2000-02.

“On sait comment mettre un terme à la faim ; l’heure est venue de se mobiliser en faveur de cet objectif, déclare le Sous-Directeur général de la FAO, Hartwig de Haen. C’est une question de volonté politique et de priorité.” La FAO indique que les ressources nécessaires sont modiques par rapport aux bienfaits potentiels -- chaque dollar investi dans la lutte contre la faim peut donner des résultats de 5 à 20 fois plus élevés. Une double approche est recommandée : améliorer la disponibilité alimentaire et les revenus des pauvres en renforçant leurs capacités de production et cibler les familles en situation désespérée en leur fournissant un accès direct et immédiat à l’alimentation.

Au cours des 10 dernières années, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde est passé de 18 millions à 852 millions. La faim et la malnutrition tuent tous les ans plus de 5 millions d’enfants, indique la FAO.

* * * * * * *

Une conférence renforce les liens commerciaux Afrique-Asie

Au vu de l’expansion sans précédent des échanges commerciaux Afrique-Asie, le Premier Ministre japonais Junichiro Koizumi a ouvert une conférence sur le commerce et les investissements de l’Asie et l’Afrique par ces termes : “Des vents africains soufflent sur Tokyo.” Cette conférence qui a souligné le rôle des entreprises dans l’intensification du développement africain, a réuni les 1er et 2 novembre le Président du Kenya, Mwai Kibaki, le Président du Nigéria et Président de l’Union africaine, Olusegun Obasanjo, et des dirigeants du secteur public et privé de 49 pays d’Afrique et 13 pays d’Asie.

Bien que l’Afrique ne représente qu’environ 2 % des échanges commerciaux et des investissements étrangers directs mondiaux, les exportations africaines en direction de l’Asie ont presque triplé pendant les dix dernières années, passant de 6,7 milliards de dollars en 1990 à 17,2 milliards en 2000. Le prochain défi, a annoncé le Président Obasanjo, est d’accroître les flux d’investissements asiatiques. “Avec les réformes actuelles en Afrique, a-t-il dit, le continent est une terre très rentable où investir.” Les gouvernements asiatiques devraient accroître l’aide au développement et la coopération technique avec l’Afrique afin de renforcer la compétitivité économique de l’Afrique, a-t-il conclu, et “donner un coup de main” aux entreprises cherchant à investir sur le continent.

Cette conférence s’inscrivait dans le cadre du renforcement de la coopération Afrique-Asie pour le développement qui a commencé en 1993 avec la première Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain (TICAD). En 2003, il a été décidé lors de la troisième TICAD d’intégrer ce processus au Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique.

* * * * * * *

UNICEF : interdire les mines terrestres est une “responsabilité morale”

Les mines terrestres tuant ou blessant chaque année des milliers d’enfants, la directrice du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Mme Carol Bellamy, a demandé aux pays qui n’avaient pas encore ratifié le traité d’interdiction des mines terrestres de 1997 ou mis fin à la production de ces engins de le faire. Elle en appelle notamment à la Chine, à l’Inde, aux Etats-Unis et à la Russie. “Les mines terrestres exercent un attrait mortel auprès des enfants, dont la curiosité naturelle et le désir de jouer les mettent souvent directement en danger”, a-t-elle déclaré aux délégués du premier Sommet mondial sur un monde sans mines, organisé à Nairobi (Kenya) le 2 décembre. “Les pays ont la responsabilité morale de ratifier le traité d’interdiction des mines et de débarrasser le monde de ces armes destructrices.”

D’après la Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres, la très grande majorité des 15 000 à 20 000 personnes tuées ou mutilées chaque année par des mines terrestres sont des civils -- 20 % d’entre eux des enfants. Les mines, dont plus de 300 millions sont réparties dans des zones de conflit en Afrique, en Asie et en Amérique latine, constituent un obstacle majeur au développement dans certaines régions. Un projet de déminage d’une réserve naturelle et d’un parcours de migration des éléphants en Angola a été annoncé lors du sommet -- l’un des 2 200 champs de mines connus qui restent dans ce pays après plusieurs dizaines d’années de guerre.

* * * * * * *

NOMINATIONS

Mme Rachel N. Mayanja (Ouganda) a été nommée le 12 août 2004 par le Secrétaire général de l’ONU au poste de Conseillère spéciale pour la parité des sexes et la promotion de la femme, au rang de sous-secrétaire général. Mme Mayanja a précédemment été directrice des ressources humaines à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et a été Secrétaire de l’Equipe spéciale du Secrétaire général chargée de la réforme de la gestion des ressources humaines, en 1999. Elle a commencé sa carrière à l’ONU dans ce qui était alors le Centre pour le développement social et les affaires humanitaires, où elle est entrée dans la Division pour l’égalité des droits des femmes peu de temps après la première conférence mondiale sur les femmes. Elle a également fait partie de missions de maintien de la paix en Namibie, en Iraq et au Koweït.


[retour au volume 18 #4 sommaire ]

[ Envoyer cet article par e-mail ]


[ Accueil ] [ Actualités ] [ Magazine ]   Index / Recherche ]
[ A propos d'Afrique Renouveau ]
[ Accueil - ONU ] [ Nouvelles - ONU ]  
[ Grand rapports de l'ONU ]
[ Liens de l'ONU pour l'Afrique ]

Cet article peut être reproduit librement, à condition d'en indiquer l'origine : "Afrique Renouveau, ONU". Avant d'utiliser toute photo, il faut obtenir la permission du titulaire des droits d'auteur dont le nom est indiqué. Merci de nous envoyer une copie de tout article reproduit.

Afrique Renouveau
S-955
United Nations
New York, NY 10017 USA
Tél : (212) 963-6857
Fax: : (212) 963-4556
E-mail : africarenewal@un.org,

Site Web : www.un.org/AR
Pour nous contacter par e-mail: africarenewal@un.org