

|
[ retour à la page d'accueil d'Afrique Relance ] Afrique Relance, Vol.17#4 (janvier 2004), page 24
CORRUPTION Une centaine de pays ont signé le premier traité international à caractère contraignant contre la corruption, lors d'une conférence de trois jours qui s'est tenue à Mérida (Mexique), en décembre. Pour entrer en vigueur, la Convention des Nations Unies contre la corruption devra réunir 30 ratifications. L'accord, négocié pendant près de deux ans par plus de 125 pays, devrait relancer la lutte internationale contre la corruption. Le document contient plus de 70 articles, portant notamment sur la subornation, les détournements de fonds, les fraudes, le blanchiment d'argent, la protection des témoins à charge et la coopération entre Etats. Pour la première fois en droit international, le traité "exige des Etats Membres qu'ils restituent des biens obtenus par la corruption aux pays auxquels ces biens ont été dérobés", a commenté le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. "C'est une question qui préoccupe en particulier de nombreux pays en développement dont les richesses ont été pillées par des autorités corrompues." La corruption est considérée comme une entrave majeure au développement, provoquant des pertes annuelles de centaines de milliards de dollars. "Ce fléau ne pervertit pas seulement les décisions économiques, il décourage aussi les investisseurs, affaiblit la compétitivité et ralentit en fin de compte la croissance économique", affirme le Directeur général de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Martia Costa. Les signataires doivent adopter des mesures destinées à réduire la corruption, y compris des codes de conduite, des mesures disciplinaires à l'égard de fonctionnaires et des lois contre la fraude et le blanchiment d'argent. M. Costa a jugé que "la convention pourrait être appliquée" en raison de son caractère contraignant. LUTTE CONTRE LA FAIM L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a prévenu en décembre que 23 pays subsahariens risquaient de souffrir de pénuries alimentaires en 2004. Les raisons sont variées : sécheresses durables en Somalie et dans d'autres pays, y compris certaines régions de l'Ethiopie et de la Tanzanie, conflits civils en Côte d'Ivoire, au Zimbabwe, en République démocratique du Congo et en Angola. En Erythrée, malgré l'amélioration des conditions climatiques, on prévoit que 1,4 million de personnes auront besoin d'une aide alimentaire d'urgence ; 5,5 millions de Zimbabwéens, soit environ la moitié de la population du pays, devront être nourris en raison de la pénurie de graines, d'engrais et de carburant due aux difficultés économiques du pays et au programme gouvernemental controversé de réformes agraires. En dépit de récoltes abondantes et de la fin de la guerre civile en Angola, il faudra apporter une aide alimentaire à quelque 1,4 million de personnes rapatriées ou déplacées en attendant qu'elles soient réinstallées et reprennent la production agricole. DES OEUVRES D'ART PILLEES Les autorités italiennes restituent finalement à l'Ethiopie un obélisque vieux de 1700 ans, enlevé de l'ancienne cité d'Axum au cours des années 1930 par des soldats italiens. Pour les Ethiopiens, la restitution de cet ouvrage en granite haut de 24 mètres, prévue au début de 2004, n'a que trop tardé. Ils en réclament le retour depuis que le traité de paix de 1947 conclu par l'Ethiopie et l'Italie sous les auspices de l'ONU a prévu la restitution de cet obélisque, et d'autres oeuvres volées à l'Ethiopie après octobre 1935. Les anciens pays coloniaux sont de plus en plus tenus de rendre des oeuvres d'art dérobées à leurs anciennes colonies. Les musées européens débordent de tels trésors. "Cela constitue peut-être un point de départ à la restitution des patrimoines culturels de nombreux pays", déclare l'Ambassadeur éthiopien en Italie, Mengistu Hulluka. "Ce qui était la norme par le passé ne l'est plus aujourd'hui."
[retour au volume 17 #4 sommaire ] [ Accueil ] [ Actualités ] [ Magazine ] Index / Recherche ] [ A propos d'Afrique Relance ] [ Accueil - ONU ] [ Nouvelles - ONU ] Grand rapports de l'ONU ] [ Liens de l'ONU pour l'Afrique ] Cet article peut être reproduit librement, à condition d'en indiquer l'origine : "Afrique Relance, ONU". Avant d'utiliser toute photo, il faut obtenir la permission du titulaire des droits d'auteur dont le nom est indiqué. Merci de nous envoyer une copie de tout article reproduit. Afrique Relance Site Web : www.africarecovery.org |