

|
[ retour à la page d'accueil d'Afrique Relance ] Afrique Relance, Vol.17#4 (janvier 2004), page 23
Parlement panafricain : un pas de plus En novembre, le Sénégal a été le vingt-quatrième membre de l'Union africaine (UA) à ratifier le protocole de création du premier Parlement panafricain du continent, qui est ainsi entré en vigueur. La session inaugurale de cet organe devrait avoir lieu en début d'année 2004 au siège de l'UA à Addis-Abeba (Ethiopie). A ce jour, aucun pays n'a encore obtenu le droit d'accueillir le parlement, mais l'Egypte, la Libye et l'Afrique du Sud se sont déclarées intéressées. Le parlement ne sera doté que de pouvoirs consultatifs pendant ses cinq premières années. "Avec cette période d'essai de cinq ans, nous essayons d'éviter les problèmes que rencontrent d'autres parlements du même type", a déclaré le porte-parole de l'UA, Desmond Orjiako. Il est ensuite prévu que cet organisme devienne l'organe délibérant de l'UA doté de pleins pouvoirs législatifs, à l'image du parlement de l'Union européenne. Chaque Etat membre de l'UA disposera de cinq membres au parlement, dont au moins un devra être une femme. "Chaque Etat membre élira ses représentants", explique M. Orjiako. Immédiatement après la ratification du protocole par le Sénégal, l'Afrique du Sud a été le premier pays à sélectionner ses cinq représentants, dont trois sont des femmes. Le Président de l'UA Alpha Oumar Konaré a déclaré que le parlement s'emploierait à promouvoir la participation du peuple et la gouvernance démocratique. C'est l'un des dix principaux organes de l'UA, qui compte également une Banque centrale, une Cour de justice et un Conseil de paix et de sécurité. L'UA succède à l'Organisation de l'unité africaine. Des membres de l'OMC appellentà la reprise des négociations Contre toute attente, l'Union européenne s'est associée au Groupe des 21, une coalition de pays en développement avec laquelle elle était précédemment entrée en conflit, pour appeler à la reprise rapide des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Lors de la réunion ministérielle de l'OMC qui a échoué à Cancun (Mexique) en septembre dernier, le G-21, qui comprend le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud, était en désaccord avec l'UE notamment sur la réduction des subventions agricoles. A la suite de cet échec, les négociations devaient reprendre le 15 décembre. Quelques jours avant cette échéance, l'UE a déclaré conjointement avec le G-21, lors d'une réunion organisée au Brésil, qu'il était "généralement accepté que nous devions intensifier les négociations au début de l'année 2004", ce qui revenait à renoncer à l'échéance du 15 décembre. L'objectif consiste toujours à achever d'ici à 2005 le cycle de négociations commerciales en cours. "J'ai l'impression que nous [l'UE et le G-21] voulons poursuivre les négociations, mais également faire preuve d'une certaine souplesse", a déclaré le Commissaire au commerce de l'UE, Pascal Lamy. "Si nous reprenons au stade où nous nous trouvions [après Cancun], nous n'y parviendrons pas." Des différends subsistent cependant quant aux questions fondamentales. "Après deux mois de consultation, explique l'Ambassadeur de Maurice à l'OMC, Jaynarin Meetoo, nous ne sommes parvenus à aucun accord sur le cadre de l'agriculture ou de l'accès aux marchés non agricoles." Santé : l'écart se creuse entre riches et pauvres Les femmes des pays les plus pauvres ont 250 fois plus de risques de mourir en couches que les femmes des pays riches. Dans les pays en développement, une seule personne sur 20 ayant besoin de médicaments contre le VIH/sida y a accès. Ces statistiques illustrent l'écart croissant en matière de santé entre le Nord nanti et le Sud appauvri, explique l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le Rapport de 2003 sur la santé dans le monde, et soulignent la nécessité de privilégier à l'échelle mondiale les soins de santé primaire pour tous. D'après le rapport, les conditions de santé en Afrique sont particulièrement préoccupantes. Le VIH/sida est aujourd'hui la principale cause de mortalité et les taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans sont plus élevés qu'il y a dix ans.
[retour au volume 17 #4 sommaire ] [ Accueil ] [ Actualités ] [ Magazine ] Index / Recherche ] [ A propos d'Afrique Relance ] [ Accueil - ONU ] [ Nouvelles - ONU ] Grand rapports de l'ONU ] [ Liens de l'ONU pour l'Afrique ] Cet article peut être reproduit librement, à condition d'en indiquer l'origine : "Afrique Relance, ONU". Avant d'utiliser toute photo, il faut obtenir la permission du titulaire des droits d'auteur dont le nom est indiqué. Merci de nous envoyer une copie de tout article reproduit. Afrique Relance Site Web : www.africarecovery.org |