AFRIQUE HORIZON

RIO + 10

Le Sommet planète terre examiné en Afrique du Sud

Dix ans après la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, une réunion se tiendra en 2002 à Johannesburg (Afrique du Sud) afin d'examiner dans quelle mesure les objectifs de la conférence ont été atteints. Répondant à l'offre du Président Thabo Mbeki, l'ONU a confirmé le 8 décembre dernier que la réunion se tiendrait en Afrique du Sud. Le Ministre adjoint sud-africain de l'environnement et du tourisme, M. Rejoice Mabudafhasi, a affirmé que la tenue de cette réunion en Afrique du Sud ne pourrait que profiter au continent. Aucune date officielle n'a encore été fixée, mais des sources au Ministère de l'environnement et du tourisme ont indiqué que le mois de juin serait probablement retenu.

Le sommet réunira des responsables des pouvoirs publics du monde entier, des citoyens concernés, des organismes des Nations Unies, des institutions multilatérales et autres entités concernées qui examineront les progrès réalisés ces dix dernières années au regard des objectifs d'Action 21 fixés par le Sommet de Rio de juin 1992, rebaptisé "Sommet planète terre". La réunion de Johannesburg, "Rio+10", permettra également de définir les objectifs de la décennie à venir. "Il est donc important qu'elle ait lieu dans un pays en développement, là où les problèmes de développement et d'environnement jouent un rôle décisif dans la lutte contre la pauvreté", a dit M. Mabudafhasi.

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ACCROÎTRE LES FINANCEMENTS

Un groupe de travail recommandera un accroissement des ressources

Le Secrétaire général, M. Kofi Annan, a annoncé le 15 décembre qu'il avait nommé l'ancien Président du Mexique, M. Ernesto Zedillo, à la tête d'un groupe de travail chargé d'étudier les mesures que la communauté internationale pourrait prendre pour sauver plus d'un milliard de personnes de la pauvreté la plus abjecte. "Le développement ne peut se produire sans ressources, et notamment sans ressources financières", a remarqué M. Annan.


M. Ernesto Zedillo, ancien Président du Mexique, dirigera un groupe de l'ONU chargé de proposer des moyens d'accroître les flux de capitaux en direction des pays en développement.

Photo : ONU / Evan Schneider


Le panel a été chargé de formuler des recommandations d'ici le mois de mai 2001. Il doit définir des mesures concrètes et réalistes pouvant être adoptées par les pouvoirs publics, les entreprises, la société civile et les institutions internationales afin d'accroître les flux de ressources en direction des pays en développement. Ces propositions seront présentées à une conférence des Nations Unies sur "le financement du développement" mandatée par l'Assemblée générale qui doit se tenir en 2002, en collaboration avec le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale du commerce et des représentants du secteur privé et de la société civile. Si les pays en développement qui s'en sont mieux sortis ont réussi à mobiliser des capitaux privés, l'un des objectifs de la conférence et du groupe sera de trouver les moyens d'accroître l'apport en capitaux privés dans les pays en développement.

Le groupe sera également composé de M. Majid Osman, ex-Ministre des finances du Mozambique et actuellement directeur d'une banque commerciale, M. Robert Rubin, ex-Secrétaire du Trésor des Etats-Unis, M. David Bryer, de l'OXFAM au Royaume Uni, organisation non gouvernementale internationale d'aide et de développement, et Mme Mary Chinery-Hess, qui a été Directrice générale adjointe de l'Organisation internationale du travail.

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BURUNDI

Les donateurs s'engagent à verser 440 millions de dollars

Le 12 décembre dernier, au terme de la conférence internationale des donateurs pour le Burundi, les bailleurs de fonds se sont engagés à octroyer 440 millions de dollars à l'aide humanitaire urgente, à la reconstruction et au développement. Organisée par le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale à la demande de Nelson Mandela, l'ancien Président d'Afrique du Sud, cette conférence s'est tenue à Paris. Elle s'inscrit dans des initiatives de la communauté internationale visant à mettre un laligne terme à la guerre civile qui a fait 200 000 morts. M. Mandela a servi de médiateur dans l'accord de paix signé le 28 août dernier à Arusha (Tanzanie). Mais, certains groupes de guérilleros de la majorité Hutu ont refusé d'y participer et les combats se poursuivent. Le 21 décembre, le Conseil de sécurité a condamné la continuation de la violence et a exhorté les combattants à se joindre au processus de paix.

Les pays africains ont imposé des sanctions au Burundi en 1996 après le coup d'état militaire qui a mené au pouvoir le gouvernement du Général Paul Buyoya, composé essentiellement de Tutsis. En 1999, les sanctions ont été suspendues afin d'appuyer les initiatives de paix. International Alert, organisation non gouvernementale du Royaume Uni, a demandé que les efforts de paix soient soutenus par une aide accrue à la reconstruction et au développement. Dans un rapport du mois de juin 2000 sur l'accès à l'éducation dans ce pays divisé par les problèmes ethniques, le groupe affirme : "C'est à la communauté internationale qu'il incombera de veiller à ce que l'aide soit 'le fruit de la paix et soit partagée par tous les Burundais'."

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NOMINATIONS

M. Kofi Annan a nommé l'ancien Ministre des affaires étrangères de la Côte d'Ivoire, M. Amara Essy (à droite) au poste d'envoyé du Secrétaire général en République Centrafricaine et en République du Congo. M. Essy a été Représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès de l'ONU de 1981 à 1990. De 1988 à 1989, il a été Vice-Président de l'Assemblée générale, puis, en janvier 1990, Président du Conseil de sécurité et enfin, Président de l'Assemblée générale de 1994 à 1995.

M. Annan a également nommé M. Ruud Lubbers (à gauche), ancien Premier Ministre des Pays-Bas, aux fonctions de Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Il succédera à Mme Sadako Ogata (Japon), à qui le Secrétaire général a rendu hommage pour les dix "remarquables" années de son mandat. M. Lubbers, Ministre d'Etat aux Pays Bas au moment de sa nomination à l'ONU, a été Premier Ministre pendant douze ans, de 1982 à 1994.

Mme Thoraya Ahmed Obaid (à droite) est la nouvelle Directrice générale du Fond des Nations Unies pour la population (FNUAP). Elle succède à Mme Nafis Sadik qui avait assumé ces fonctions pendant treize ans. Depuis 1998, Mme Obaid (Arabie Saoudite) est Directrice de la Division du FNUAP chargée des Etats arabes et de l'Europe. Auparavant, elle avait occupé diverses fonctions à la Commission économique et sociale pour l'Asie de l'Ouest, notamment celle d'adjointe du secrétaire exécutif, de 1993 à 1998.