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D'après la Banque mondiale, le programme de privatisation de la Zambie est parmi les plus réussis d'Afrique. Au milieu de l'année 1999, près de 230 des 280 entreprises d'Etat candidates à la privatisation avaient déjà été vendues. Toutefois, la privatisation de la plus grande entreprise du pays, la Zambia Consolidated Copper Mines (Mines de cuivre de la Zambie), la ZCCM, s'est avérée beaucoup plus difficile. Les mineurs sont menacés de suppressions d'emploi massives, et la privatisation s'est également heurtée aux fluctuations du marché mondial, problème qui a également handicapé les privatisations de sociétés minières d'autres pays africains.

La vente des mines zambiennes entravée par la baisse du prix du cuivre.
Photo : ONU / Milton Grant
Pour rendre la ZCCM plus attirante aux yeux des investisseurs, l'entreprise géante a été démantelée en cinq à six unités plus petites. Les lois régissant la protection de l'environnement ont été assouplies bien que cette entreprise soit une source de pollution importante. Toutefois, ces incitations n'ont pas suffi à convaincre les investisseurs. Entre 1996 et 1997, le prix du cuivre a commencé à chuter sur le marché mondial, chute qui s'est accentuée pendant la crise asiatique de 1997-1998. Les négociations ont traîné et certaines n'ont pas abouti, les acheteurs potentiels jugeant l'investissement trop risqué. En 1998, un consortium a offert 130 millions de dollars pour les trois grandes mines. Espérant obtenir 500 millions, les pouvoirs publics ont rejeté l'offre.
En raison du recul continu du prix du cuivre, une seule grande compagnie étrangère s'intéresse encore à la ZCCM. Il s'agit d'Anglo-American Corporation, conglomérat britannico-sud-africain dont la prise de participation dans l'entreprise est déjà de 20 %. En 1999, il a offert 90 millions de dollars pour les trois mines. Cette fois-ci, les autorités zambiennes ont accepté.