AFRIQUE HORIZON

OMC / CNUCED

L'Afrique est prête pour les négociations commerciales

Si la mondialisation et la libéralisation de l'économie mondiale ont ouvert des possibilités aux économies bien préparées, l'Afrique demeure parmi les régions qui n'ont pu tirer leur épingle du jeu, a fait observer Mme Lalla Ben Barka, Secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique lors d'une réunion d'experts et négociateurs commerciaux africains tenue du 21 au 23 juillet à Addis-Abeba. La part de l'Afrique dans le commerce mondial n'est que de 2 % aujourd'hui, a-t-elle ajouté.

Organisée par la CEA en collaboration avec l'Organisation de l'unité africaine (OUA), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la réunion visait à aider les pays africains à arrêter une position pour les négociations qui auront lieu à deux importantes rencontres internationales prochaines : la troisième conférence ministérielle de l'OMC, prévue à Seattle (Etats-Unis) du 30 novembre au 3 décembre, et la 10e session de la CNUCED, prévue à Bangkok du 12 au 20 février 2000.

Les participants à la réunion ont convenu qu'à Seattle, les pays africains demanderont que soient inscrits dans les futurs accords commerciaux, une plus grande transparence des opérations de l'OMC ainsi qu'un traitement spécial et préférentiel pour les pays les moins avancés qui adhèrent à l'OMC, y compris plus de souplesse dans les réductions des tarifs douaniers escomptées par les PMA.

A la 10e session de la CNUCED à Bangkok, ils recommanderont l'intensification de la coopération entre la Banque mondiale et le FMI au niveau des pays afin de traduire les politiques en programmes pratiques. La session de la CNUCED devrait également permettre de mobiliser l'appui en faveur d'un élargissement de l'initiative pour la réduction de la dette des pays pauvres très endettés à davantage de pays.

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INVESTISSEMENT

L'Afrique à la recherche de partenaires industriels

La nécessité d'accélérer le développement industriel de l'Afrique était le thème de la session extraordinaire organisée lors du Sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) qui s'est tenu à Alger en juin. Dans son allocution, le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), Carlos Magariños, a souligné que "le développement industriel étant le moyen le plus viable de créer des emplois et de réduire la pauvreté, il convenait de lui accorder un rang de priorité plus élevé dans les stratégies de développement économique et social." Il faudrait également attirer davantage d'investissements étrangers directs, ont convenu les participants, en mettant en relief les énormes possibilités qu'offre le continent en matière d'investissement.

A cette réunion, qui était organisée par le Groupe des présidents parrains de l'Alliance pour l'industrialisation de l'Afrique (AIA) que préside le président Henri Konan Bédié de Côte d'Ivoire, les participants se sont engagés à ne ménager aucun effort pour doubler la production industrielle de l'Afrique d'ici à 2010.

Selon les chiffres de l'ONUDI, la valeur ajoutée manufacturière (VAM) en l'Afrique (non compris l'Afrique du Sud) s'élevait à environ 50 milliards de dollars en 1996 mais devrait atteindre 60 milliards de dollars cette année, l'Afrique du Sud produisant 25 milliards de dollars supplémentaires. Bien que la production manufacturière soit essentiellement réalisée par une dizaine de pays en Afrique, certains petits pays ont enregistré une croissance remarquable de leur VAM au cours de cette décennie. Néanmoins, la VAM totale de l'Afrique ne représente que 1 % de la valeur mondiale, contre 5 % pour l'Amérique latine et 8 % pour l'Asie (non compris la Chine).

En vue d'attirer davantage d'investissements étrangers et d'aide des donateurs en faveur de l'industrialisation de l'Afrique, l'ONUDI, l'OUA, l'AIA, la CEA et la Banque africaine de développement organisent une conférence sur les "Partenariats et les investissements industriels en Afrique" à Dakar du 20 au 22 octobre 1999.

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NETAID

Un réseau sur Internet pour lutter contre la pauvreté

Dans un effort visant à exploiter les possibilités uniques qu'offre Internet pour promouvoir le développement et lutter contre la pauvreté dans le monde, le Programme des Nations Unies pour le développement et Cisco Systems, une société spécialisée dans les réseaux informatiques basée en Californie, ont officiellement lancé "NetAid" le 8 septembre. Conçu comme un site web mais également relié à la télévision et à la radio, NetAid vise à créer "une communauté virtuelle engagée en faveur du changement." L'ancien président sud-africain, Nelson Mandela, le président américain, Bill Clinton, et le Premier ministre britannique, Tony Blair, ont été les premiers à se connecter au site <www.netaid.org>. On espère que le site recevra à terme plus d'un milliard de "visites."

NetAid mettra l'accent sur les initiatives et les stratégies de développement couronnées de succès, mettra en relief les situations humanitaires d'urgence et favorisera des "millions d'actions concrètes, notamment en encourageant les gens à consentir du temps, des connaissances techniques, des biens ou de l'argent pour la réalisation d'activités." Il permettra également aux pays en développement partenaires d'avoir accès à de nouvelles technologies et d'apprendre à les utiliser.

NOMINATIONS

Le Conseil général de l'Organisation mondiale du commerce a élu deux Directeurs généraux, chacun pour un mandat de trois ans. M. Michael Moore (à gauche), ancien premier ministre et Ministre des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, prendra fonction à compter du 1er septembre. M. Supachai Panitchakdi, Vice-Premier ministre et Ministre du commerce de Thaïlande lui succédera.

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