
Annulez donc notre dette, dit la
Zambie
Dans la longue queue des pays devant
être considérés comme pays pauvre très
endettés, la Zambie veut de l'aide dans l'immédiat.
"La Zambie réclame l'annulation totale de la dette et un allégement immédiat," déclare M. Godfrey Simasiku, Vice-Ministre des finances et du développement économique. Parmi les raisons évidentes de cette position, on peut citer les taux de mortalité infantile élevés, le déséquilibre de la balance des paiements et la faiblesse des réserves de devises du pays. La demande mondiale de cuivre, le principal produit de la Zambie, n'a cessé de baisser depuis la crise en Asie du Sud-Est. La dette au titre de l'aide publique au développement devrait être annulée et une assistance fournie sous forme de subventions, ajoute M. Simasiku.
Avec une dette extérieure de près de 7 milliards de dollars, "nous sommes très touchés par le surendettement," dit-il, soulignant les problèmes continus au niveau des finances publiques. Par exemple, la réforme du secteur public consiste à supprimer plus de 15 000 postes. Les donateurs n'ont pas tenu leur promesse d'un appui financier, "et rien n'est plus douloureux que de licencier quelqu'un sans lui verser une indemnité."
La Zambie trouve que l'initiative PPTE est un processus "'plutôt" long. En 1998, les ressources allouées à l'éducation et à la santé "n'ont représenté, ensemble, que 67 % des celles allouées au service de la dette." En effet, "on ne peut renverser la tendance au déclin économique et social qu'en suspendant les paiements au titre de la dette."
S'agissant des risques moral, à savoir que l'annulation de la dette pourrait "récompenser" la mauvaise gestion économique, M. Simasiku affirme que "tous les fonds économisés du fait de l'annulation ou de l'allégement de la dette seront consacrés aux services sociaux qui manquent gravement de ressources." Les Zambiens profiteraient si le gouvernement et les collectivités locales "disposer de plus d'argent pour construire plus de centres de santé et d'hôpitaux de district, approvisionner ces hôpitaux en médicaments et construire et remettre les écoles en état."