Les diamants dominent l'économie de la Namibie
L'économie de la Namibie est fortement tributaire de l'industrie
minière, qui, entre 1991 et 1995, a fourni en moyenne 21,5 % du PIB
annuel.
 En 1997, les recettes
des exportations de métaux s'élevaient à 793 millions
de dollars, soit 56,9 % des recettes totales à l'exportation. Les
exportations de diamants atteignaient 552 millions de dollars, soit 40,6
% des recettes totales à l'exportation. Mais après 80 ans
d'extraction, l'industrie du diamant est confrontée à un nouveau
défi : les pierres précieuses se font de plus en plus rares.
La Namibie reste toutefois le cinquième producteur mondial de diamants.
D'après la Chambre des mines de la Namibie, la proportion de carats
par centaine de tonnes de gravier est passée de près de 7,6
% en 1987 à 2,7 % en 1997. "Les gisements intérieurs
risquent d'être épuisés dans les 10 à 20 ans
à venir," indique le rapport annuel de 1997 de la Banque de
Namibie.
L'industrie du diamant développe actuellement ses opérations
en mer. La Namibie est aujourd'hui le seul pays qui extraie des diamants
des fonds marins. En 1990, 29 000 carats, soit 4 % de la production nationale
de diamants, provenaient des fonds marins, contre 623 000 carats en 1997,
soit 44 % de la production totale. "Si les prévisions de croissance
des producteurs de diamants se concrétisent, l'extraction en mer
devrait atteindre 1,27 million de carats en 1999 et 1,60 million de carats
en l'an 2000," indique la Banque de Namibie. D'après la banque,
la production totale de diamants devrait passer de 1,4 million de carats
en 1997 à 2,2 millions en l'an 2000.
L'industrie namibienne du diamant est en grande partie dominée
par De Beers, qui exploite la moitié des mines de diamants du monde
-- en Namibie, en Botswana et en Afrique du Sud -- et a par le passé
contrôlé jusqu'à 80 % du marché mondial, qui
représente en 1997 environ 50 milliards de dollars. Mais les Russes
gagnent du terrain en Afrique du Sud, au détriment de De Beers. Dans
une optique à long terme, des ingénieurs russes s'apprêtent
à entreprendre des travaux de prospection diamantaire de 15 à
20 millions de dollars, près du désert de Kalahari, à
la frontière avec le Botswana, ainsi qu'une prospection sous-marine
dont le coût s'élève à 150 millions de dollars,
sur le plateau continental. Le plus grand producteur et exportateur russe
de diamants bruts, Alrosa, prévoit d'investir massivement dans l'extraction
sous-marine de diamants en Namibie, dans le cadre d'une société
mixte. |