
Les changements climatiques seront à l'origine des sécheresses sévères qui vont toucher une grande partie de l'Afrique d'ici à l'an 2050, à en croire les conclusions des recherches présentées début novembre à la conférence de Buenos Aires sur le réchauffement de la planète. Selon les estimations d'un groupe de chercheurs britanniques, 30 millions de personnes de plus seront touchées par la famine d'ici 50 ans parce qu'il sera de plus en plus difficile de cultiver d'immenses régions de l'Afrique.
Si la température globale progresse de 6 % au cours des cent ans à venir, l'étude prévoit que les changements climatiques auront leur plus grand impact sur les ressources vivrières en Afrique australe et centrale ainsi que dans certaines zones d'Amérique du Nord et du Sud. L'étude prévoit également que le niveau global de la mer va monter -- les côtes d'Egypte, de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique de l'Ouest figurent au nombre des plus exposées. Le réchauffement de la planète pourrait également favoriser la propagation du paludisme dans des régions qui ne sont pas atteintes, notamment les zones montagneuses de l'Afrique de l'Est et certaines régions de l'Europe.
Selon le Comité de la planification du développement des Nations Unies, le Cap-Vert, les Maldives, le Samoa et la République de Vanuatu pourraient sortir des rangs des 48 pays les moins avancés (PMA) d'ici à l'an 2000. Le comité vient de recommander que ces quatre pays soient désormais classés parmi les pays en développement du fait de l'accroissement de leurs revenus par habitant ainsi que d'autres indices d'une meilleure performance économique. Il revient aux 185 membres de l'Assemblée générale des Nations Unies d'examiner les recommandations avant de les mettre en application.
Toutefois, les pays intéressés sont très peu enclins à se voir privés du statut de PMA qui leur confère certains privilèges et concessions, notamment une part accrue de dons ainsi qu'une meilleure chance de bénéficier d'une remise de la dette. En l'absence d'une analyse détaillée de leur condition d'économies de petite taille et fragiles, ces quatre pays demandent que l'ONU reporte la décision. Ils font valoir que le revenu par habitant, l'un des indicateurs qui permet de classer les PMA, n'est pas la meilleure méthode d'évaluation de la performance économique. Puisque le revenu par habitant n'est que le produit du revenu national divisé par la population, les petits pays peuvent paraître plus riches qu'ils ne le sont.
Appuyées par d'autres petits pays, les quatre nations en question proposent que l'on fasse usage d'un "indicateur de vulnérabilité" qui permettrait d'évaluer de façon plus précise la condition économique de tel ou tel pays. L'on tiendrait ainsi compte des effets économiques d'éléments tels que l'incidence des catastrophes naturelles, les ressources susceptibles d'être épuisées ou détruites, et la dépendance de l'agriculture à l'égard d'un nombre restreint de cultures.
L'entreprise pharmaceutique internationale Pfizer Inc et la Fondation Edna McConnell Clark, institution charitable aux Etats-Unis, ont déclaré début novembre qu'ils allaient lancer conjointement un programme de 66 millions de dollars pour éliminer le trachome, cause principale de la cécité au Ghana, au Mali, au Maroc, en Tanzanie et au Viet Nam.
Le trachome, qui est lui-même dû aux variantes de la bactérie chlamydia, a rendu aveugles plus de 6 millions de personnes dans le monde entier. Pourtant, le traitement est simple et efficace - une seule dose d'antibiotique par an. Dans le cadre du programme, le Zithromax, antibiotique aux effets prolongés, sera distribué afin d'atteindre l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir, éliminer le trachome d'ici à l'an 2020. Au cours des deux prochaines années, Pfizer entend distribuer le Zithromax en quantité suffisante pour soigner quelque 3 millions de personnes dans les cinq pays nommés.