Initiative spéciale du système des Nations Unies pour l'Afrique

-- Pleins feux sur l'enfance

Pour la survie et le développement

L'Initiative spéciale et l'UNICEF remportent des succès grâce à la coopération

En respectant son engagement d'aider à sauver des vies et d'améliorer les perspectives des enfants d'Afrique, l'UNICEF a découvert que l'Initiative spéciale pour l'Afrique avait "un effet dynamique de multiplication", affirme Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF. C'est essentiellement grâce à la collaboration établie avec ses partenaires que l'UNICEF a pu remporter de tels succès et garantir la survie, la protection et le développement des enfants nécessiteux d'Afrique.


Carol Bellamy, Directrice générale, UNICEF

Photo : UNICEF


L'UNICEF coopère surtout avec d'autres institutions de l'ONU, y compris la Banque mondiale. Il a notamment établi une coopération étroite avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de lutter contre les maladies infantiles dans le cadre d'une stratégie connue sous le nom de Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant. Ces deux institutions travaillent dans le but de réduire la mortalité maternelle et de relancer la lutte visant à éradiquer le paludisme.

Dans le cadre de l'initiative de Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant, le personnel soignant reçoit une formation, mettant l'accent sur la prévention et la promotion de la santé dans la famille et au niveau communautaire. L'UNICEF participe à des programmes sectoriels de santé en Ethiopie, au Kenya, au Mali, au Sénégal, en Tanzanie, en Zambie et également au Ghana, où le gouvernement coopère étroitement l'UNICEF ainsi qu'avec d'autres partenaires, notamment DANIDA, le Département du développement international (Royaume-Uni) et la Banque mondiale.

"La campagne visant à vacciner les enfants de la planète, qui sauve la vie à trois millions d'enfants chaque année, est l'un des exemples de coopération parmi les plus importants et les plus réussis de notre histoire", affirme Mme Bellamy. Mais les maladies meurtrières de l'enfance ne cèdent pas facilement et des centaines de milliers d'enfants de moins de 5 ans continuent à mourir chaque année de la rougeole. C'est pourquoi l'UNICEF, en collaboration avec l'OMS, accorde une attention renouvelée à la lutte contre la rougeole.

Bien que la mortalité provoquée par la rougeole soit toujours très forte en Afrique subsaharienne, l'UNICEF, dans le cadre de ses liens avec l'initiative de Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant, s'assure que les familles et les communautés comprennent l'importance de la vaccination et de l'administration de suppléments de vitamine A, tout en ayant les compétences nécessaires pour s'occuper à domicile de l'enfant malade. L'UNICEF encourage également l'organisation de campagnes spéciales de vaccination contre la rougeole pour les enfants appartenant à des groupes d'âge à hauts risques. L'UNICEF et l'OMS appuient également l'éradication de la polio en Afrique, où les campagnes organisées en 1997-98 devraient permettre de vacciner plus de 100 millions d'enfants. "Les données préliminaires provenant de 25 pays ayant organisé des Journées nationales de vaccination en mars 1998", déclare Mme Bellamy, "révèlent que la couverture dépasse largement les 80 %".


L'UNICEF considère que l'égalité des sexes est un problème aux multiples facettes. Il appuie l'élimination de toute discrimination à l'égard des femmes.

Le paludisme préoccupe également l'UNICEF et ses partenaires. Plusieurs pays tels que l'Angola, les Comores, l'Ethiopie, la Gambie, le Ghana, le Nigéria, le Sénégal, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie, lancent des programmes communautaires et procèdent à des évaluations qui contribuent à peaufiner les politiques et les méthodes ayant trait aux médicaments, à améliorer la prise en charge des cas, outre l'utilisation de moustiquaires imprégnées et la participation communautaire.

Dans les pays victimes récemment de situations d'urgence ou dans lesquels elles se poursuivent, l'UNICEF continue à jouer un rôle important en fournissant une aide humanitaire et en remettant en état les services sociaux de base. L'UNICEF concentre surtout ses efforts sur la santé, la nutrition, l'éducation, l'approvisionnement en eau et l'assainissement, la démobilisation des enfants soldats, la réunion des familles et l'appui psycho-social aux enfants victimes de la guerre.

Dans le secteur de l'éducation de base, les progrès sont irréguliers et le droit de millions d'enfants d'avoir une éducation de base n'est toujours pas respecté. Les taux d'inscription ont généralement progressé, mais l'accès pose toujours problème, surtout pour les filles et les enfants pauvres et marginalisés. L'UNICEF coopère avec la Banque mondiale et l'UNESCO pour faire progresser les inscriptions et améliorer la qualité de l'instruction dans 15 pays où les taux d'inscription sont particulièrement faibles.


Les programmes de pays de l'UNICEF sont axés sur l'amélioration des systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement.

Photo : UNICEF / Maggie Murray-Lee


Des programmes destinés à atteindre les communautés non desservies ont notamment été établis au Botswana, en Erythrée, au Kenya et au Mali. Au Zimbabwe, les parents et les communautés contribuent à la remise en état des écoles et la Zambie procède à un examen du programme pour s'assurer qu'il répond aux besoins des garçons et des filles en matière d'instruction et que les préjugés sexistes qui sont l'apanage de tant de programmes scolaires ont été éliminés.

En raison de la forte discrimination dont les filles font l'objet et d'attitudes profondément ancrées des parents par rapport à l'instruction des fillettes, au travail des enfants et au mariage précoce, l'UNICEF encourage les partenariats avec les communautés, estimant qu'ils sont la pierre angulaire des programmes d'éducation de base. La mise en oeuvre des recommandations adoptées à la Conférence de Stockholm sur l'exploitation sexuelle des enfants, les campagnes visant à interdire les mines terrestres, l'Initiative sur l'éducation des fillettes africaines et le Réseau international sur la justice pour les mineurs font l'objet d'une coopération particulièrement étroite avec les ONG et les organisations de la société civile.

La propagation du VIH/sida a un impact social et économique particulièrement profond dans plusieurs pays d'Afrique de l'Est. Plusieurs pays de la région s'attendent à voir leur espérance de vie chuter de manière impressionnante en raison du VIH/sida. Dans la plupart des pays, la communication visant à faire évoluer les comportements grâce à l'utilisation des divers moyens de communication et d'information, ainsi qu'à une participation accrue de la jeunesse, est l'objet d'une attention plus vigoureuse. L'UNICEF préconise l'adoption de nouvelles méthodes de traitement et de mesures de protection pour les enfants rendus orphelins par le VIH/sida.

En ce qui concerne l'approvisionnement en eau et l'assainissement, l'UNICEF et la Banque mondiale ont signé un mémorandum d'accord visant à renforcer la coopération au niveau des pays. Ce document élargit la portée de la collaboration dans le cadre des projets d'approvisionnement en eau et d'assainissement appliqués au Malawi, à Madagascar, au Bénin, au Burkina Faso et au Burundi. Dans ce contexte, l'UNICEF contribue par exemple à la gestion et à la mise en oeuvre du programme 500 Points d'eau financé par le Banque mondiale à Madagascar. Il convient de saluer tout particulièrement les trois initiatives de formation sur les technologies d'assainissement bon marché à l'intention des gouvernements, des ONG, et des cadres du secteur privé de 18 pays d'Afrique, qui se sont déroulées au Burkina Faso, en Guinée-Bissau et au Nigéria. En ce qui concerne l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe, des stages de formation sur les procédure d'évaluation des conditions d'hygiène ont été organisées à Asmara, en Erythrée. Les questions liées à l'égalité des sexes ont bénéficié d'une attention particulière dans le secteur de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement. Les programmes appliqués par l'UNICEF au Mozambique, en Angola, au Libéria et dans d'autres pays encore sont axés sur l'amélioration des systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement dans les taudis urbains.

L'UNICEF, dans le cadre de ses programmes de pays, considère que l'égalité des sexes est un problème aux multiples facettes; il appuie donc de tout son poids la mise en oeuvre de la Convention relative aux droits de l'enfant et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes afin d'éliminer les inégalités entre les sexes. La majorité des nouveaux programmes de pays approuvés en 1997 par le Conseil d'administration de l'UNICEF préconisent un appui à la réalisation des droits de la femme, certains d'entre eux prévoyant même des mesures concrètes pour lutter contre la violence à l'égard des femmes.

Dans plusieurs pays, il faudra encore deux à cinq ans pour que les programmes nationaux de coopération visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles et néonatales, appuyés par l'UNICEF et d'autres partenaires, obtiennent des résultats positifs. Grâce au large dialogue établi avec l'OMS, le FNUAP et les autres partenaires de l'Initiative pour une maternité sans risques, l'organisation est aujourd'hui convaincue que la stratégie à court terme la plus efficace pour réduire la mortalité maternelle doit combiner les efforts visant à garantir aux femmes l'accès aux services obstétriques essentiels et une promotion dynamique des droits de la femme à la santé et au développement.

L'UNICEF préconise un appui à la famille et à la communauté afin de repousser à plus tard le mariage et la procréation, d'améliorer l'accès des filles à un enseignement et à une formation de qualité, ainsi que les possibilités rémunératrices pour les femmes.

L'UNICEF continue à coopérer avec la Banque mondiale, le PNUD et d'autres partenaires pour mettre au point des indicateurs et des méthodes permettant d'évaluer la pauvreté et les progrès dans le cadre de l'Initiative spéciale. Des indicateurs permettant de suivre l'évolution de la mortalité maternelle ont été adoptés lors de la Conférence sur la maternité sans risques tenue à Colombo en octobre 1997 et sont actuellement appliqués dans de nombreux pays.

En 1997, le Fonds a adopté un système modifié d'allocation des fonds, qui accorde une priorité plus élevée aux pays affichant un taux de mortalité élevé des moins de 5 ans et un revenu faible. Dans l'ensemble, l'Initiative spéciale pour l'Afrique a donné à l'UNICEF des possibilités sans précédent d'élargir la portée de ses efforts en faveur du bien-être des femmes et des enfants nécessiteux.

 

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