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Les principales recommandations du Secrétaire général sont les suivantes :
Au sujet des armes et du trafic d'armes :
- Les États Membres devraient adopter des lois permettant de
poursuivre devant les tribunaux nationaux les auteurs de
violations des embargos sur les armes décrétés par le
Conseil de sécurité.
- Le Conseil de sécurité devrait se pencher de toute urgence
sur la question de savoir comment l'ONU pourrait aider à
compiler, rechercher et publier les informations sur le
trafic d'armes.
- Les pays africains devraient ramener leurs
dépenses d'armements et de munitions à 1,5 % de
leur produit intérieur brut (PIB), et ne pas
augmenter leurs budgets militaires au cours des
10 prochaines années.
Au sujet des sanctions :
- Les sanctions économiques sont trop souvent des instruments
grossiers; il faudrait donc mieux les cibler, notamment en
gelant les avoirs personnels et institutionnels des
dirigeants et ceux de leurs proches, et en restreignant leur
liberté de déplacement à l'étranger.
- Les combattants devraient être tenus, de par le droit
international, de verser une réparation financière aux
civils qu'ils auront délibérément attaqués; il conviendrait
d'établir aux fins de ce dédommagement un dispositif
juridique international qui faciliterait la recherche et la
saisie des avoirs des combattants incriminés.
Au sujet des réfugiés :
- Il conviendrait de créer un dispositif international qui
permette d'aider les pays d'asile à maintenir la sécurité et
la neutralité dans les camps de réfugiés. Ces camps
devraient être situés suffisamment loin des frontières; les
combattants devraient être séparés des véritables réfugiés.
Au sujet de l'ajustement structurel :
- Les institutions de Bretton Woods devraient envisager
d'établir des programmes d'ajustement structurel "pleinement
compatibles avec la paix".
- Les conditionnalités ne devraient pas être contraires au
processus de paix; les donateurs ne devraient pas couper les
fonds à un gouvernement fragile qui, soutenu par la
population, fait pourtant un effort de bonne foi pour
appliquer les accords de paix.
Au sujet de l'aide au développement :
- L'aide devrait être restructurée afin d'être axée sur les
domaines où elle aurait le plus d'effets (approvisionnement
en eau des zones rurales, éducation de base, soins de santé
primaires) et de viser à réduire la dépendance des pays.
- Les donateurs devraient veiller à ce qu'au moins 50 % des
ressources qu'ils fournissent à l'Afrique soient dépensées
en Afrique.
- Il faudrait trouver de nouvelles sources de financement.
Au sujet de la dette et des échanges commerciaux :
- La portée de l'Initiative de la Banque mondiale et du Fonds
monétaire international en faveur des pays pauvres très
endettés devrait être considérablement élargie étant donné
qu'à l'heure actuelle, quatre pays d'Afrique seulement
remplissent les conditions nécessaires pour en bénéficier.
- Tous les pays créanciers devraient convertir en
subventions toutes les dettes bilatérales
officielles en cours des pays africains les plus
pauvres.
- Les créanciers devraient envisager d'effacer la totalité de
l'encours de la dette des pays les plus pauvres d'Afrique,
comme l'a demandé l'OUA.
- Le prochain sommet du Groupe des huit principaux
pays industrialisés devrait étudier la possibilité
d'éliminer les barrières douanières à l'encontre
des produits africains.
Au sujet du Conseil de sécurité :
- Le Conseil de sécurité devrait se réunir tous les deux ans
au niveau ministériel pour faire le bilan des efforts
entrepris et étudier les mesures à prendre en faveur de la
paix et du développement en Afrique.
- Le Conseil devrait envisager de convoquer, dans les cinq ans
qui viennent, une réunion au sommet ayant les mêmes fins.
Au sujet des pratiques commerciales internationales :
- Les pays appliquant la Convention sur la lutte contre la
corruption d'agents publics étrangers dans les transactions
commerciales internationales devraient fixer un calendrier
en vue de son intégration rapide dans la législation
nationale.
- L'OUA devrait élaborer, d'ici à l'an 2000 au plus tard, une
convention africaine sur la conduite des fonctionnaires
publics et la transparence de l'administration publique.
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