Pour reprendre les mots du Secrétaire général ...

On trouvera ci-après des extraits du rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité :

La promotion de la sécurité et du développement est à la fois la raison d'être et l'aboutissement de la prévention des différends. (par. 2)

... le fait que l'ONU n'ait pas pu rétablir la paix en Somalie a fait perdre à la communauté internationale le goût de l'intervention dans les conflits et l'a rapidement amenée à prendre ses distances vis-à-vis du maintien de la paix ailleurs dans le monde. L'une des conséquences directes de ce repli a été que la communauté internationale, y compris l'Organisation des Nations Unies, n'est pas intervenue pour prévenir le génocide au Rwanda... Le sentiment que la communauté internationale était pratiquement indifférente a laissé un souvenir empoisonné qui explique que, dans bien des cas, les Africains font, aujourd'hui encore, beaucoup moins confiance à l'ONU. (par. 11)

La rivalité se portant sur le pétrole et d'autres ressources précieuses de l'Afrique, les intérêts extérieurs à l'Afrique continuent de jouer un rôle important, parfois décisif -- s'agissant tant de prévenir les conflits que de les attiser... Certes, les efforts de médiation et de maintien de la paix menés par des pays africains ont été plus fréquents ces dernières années, mais il faut bien reconnaître le rôle que certains gouvernements africains jouent pour soutenir, voire pour fomenter, des conflits chez leurs voisins. (par. 13)

La divulgation du nom et des activités des marchands d'armes reste pour l'instant un voeu pieux -- et pourtant, nulle autre initiative ne permettrait mieux de combattre ce trafic, qui peut prospérer en grande partie grâce au secret qui l'entoure. (par. 28)

La persistance d'un risque de conflit [en Angola] a par ailleurs prouvé que l'accès des belligérants à des ressources extérieures pouvait encourager la violence et que les intérêts des milieux d'affaires internationaux pouvaient contribuer au succès ou à l'échec des efforts de paix. (par. 34)

L'un des plus grands problèmes est d'éviter que l'aide ne serve pas en fin de compte, abusivement exploitée, à prolonger le conflit. (par. 59)

Les opérations de secours doivent être conçues comme une étape préliminaire au développement et être réalisées de façon à ne pas compromettre le progrès mais au contraire à servir de tremplin. (par. 62)

La communauté internationale, malgré les exhortations de mon prédécesseur et du HCR, n'a pas soutenu les efforts faits pour séparer les éléments armés des autres réfugiés concentrés le long de la frontière rwandaise sur ce qui était alors le territoire zaïrois et, aujourd'hui encore, ces hommes en armes dissimulés au milieu des populations déplacées restent un facteur d'insécurité dans toute la région. (par. 53)

La pierre de touche d'une vraie démocratisation n'est pas l'organisation des premières élections, mais plutôt le fait que ces premières élections seront suivies d'autres consultations électorales conformes à un calendrier convenu à l'avance. (par. 78)

Nombre de pays africains ont mis en place des programmes d'ajustement structurel draconiens qui les ont souvent conduits à faire des coupes sombres dans les dépenses sociales et, partant, à réduire l'offre de services sociaux de base. Les risques de conflits sont encore plus grands lorsque certains groupes sociaux ont le sentiment d'être lésés par la répartition de ressources de plus en plus maigres. (par. 79)



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