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à condition d'en indiquer l'origine : "Afrique Relance,
ONU". Merci de nous en envoyer une copie. Un comité d'experts indépendant conseille à l'ONU de soutenir l'initiative de développement mise au point par l'Afrique elle-même NATIONS UNIES, NEW YORK, 11 juin 2002 -- Au terme d'une nouvelle décennie de « résultats économiques insuffisants » en Afrique, un comité d'experts indépendant a demandé aujourd'hui à l'ONU d'apporter tout son soutien à la nouvelle stratégie mise au point par les dirigeants africains, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Les membres du comité ont constaté que les récents accords internationaux visant à promouvoir la paix et le développement n'avaient dans l'ensemble pas donné les résultats escomptés. Aujourd'hui, le nombre d'Africains vivant dans la pauvreté est supérieur de 80 millions à ce qu'il était au début des années 1990. Lorsque l'Assemblée générale des Nations Unis se réunira en septembre pour évaluer les progrès de l'Afrique et l'appui à apporter au continent à l'avenir, au lieu de négocier un autre pacte international, l'ONU et la communauté internationale devraient soutenir « l'initiative de développement mise au point par l'Afrique elle-même ». Composé de douze éminents experts, nommés par le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et présidés par l'ancien Ministre des finances du Ghana, Kwesi Botchwey, le comité a constaté que la démocratie avait remarquablement progressé en Afrique au cours des dernières années mais que la réduction importante de l'aide au développement, l'accueil défavorable réservé aux exportations africains sur les marchés, les conflits destructeurs et le manque de gouvernance avaient considérablement nui à l'amélioration générale de la situation. Dans ces conditions, les objectifs de base du Nouvel ordre du jour des Nations Unies pour le développement de l'Afrique dans les années 90, adopté en décembre 1991 par l'Assemblée générale et maintenant révolu, n'ont pu être atteints. Pour que le NEPAD et d'autres initiatives obtiennent de meilleurs résultats à l'avenir, les membres du comité ont estimé qu'il fallait que les pays riches augmentent leur aide au développement, réduisent davantage la dette et ouvrent leurs marchés aux exportations africaines. L'ONU elle-même devra intensifier et mieux coordonner l'appui qu'elle apporte à l'Afrique. Et les gouvernements africains doivent redoubler d'efforts afin de mettre fin aux conflits de l'Afrique et de démocratiser plus avant leurs sociétés. Une décennie décevante Croissance économique Aide au développement Dette Echanges commerciaux Politiques des pouvoirs publics Facteurs politiques Dimension humaine -- Les taux de scolarisation de l'enseignement primaire et secondaire se sont légèrement améliorés par rapport aux années 1980. Mais ils n'ont pas suffi à compenser le recul de la décennie précédente. De plus, « dans les pays ayant des programmes d'ajustement, les pouvoirs publics ont été obligés de considérablement réduire les budgets de l'éducation et l'aide aux familles, qui étaient déjà faibles ». -- Pendant les années 1990 et au début de la décennie actuelle, les systèmes de santé de la plupart des pays africains n'ont pas pu faire face à la progression de grandes maladies, et en particulier du VIH/SIDA. Les pouvoirs publics ont réduit leurs budgets de santé, déjà insuffisants, et la plus grande partie des dépenses de santé est maintenant à la charge des individus et non plus des services publics. Cependant, le comité a noté que, en avril 2001, les pays africains s'étaient engagés à allouer 15 % de leur budget annuel à l'amélioration du secteur de la santé. -- Dans toute l'Afrique, les femmes ont formé des réseaux et des partenariats en vue d'améliorer leur condition et leurs possibilités d'action. En conséquence, les politiques, programmes et procédures administratives et financières commencent à tenir compte de considérations liées à l'égalité des sexes. Cependant, les femmes continuent d'être peu représentées au sein des parlements et autres organes de décision, tandis que, dans de nombreux pays, le taux de scolarisation des filles est nettement inférieur à celui des garçons. Les conditions du succès Après avoir analysé pourquoi l'Afrique a obtenu des résultats mitigés au cours des dix dernières années, le comité a énuméré divers enseignements tirés du passé, qui sont autant de conditions à satisfaire pour réussir à l'avenir. D'ailleurs, un certain nombre de pays africains ont bénéficié d'une paix relative, de politiques judicieuses en matière de développement et d'un soutien international accru, ce qui prouve que le continent n'est nullement voué à l'échec. Paix L'Afrique maître de son développement Les engagements des donateurs -- D'accélérer et d'accroître la réduction de la dette, y compris « d'annuler complètement la dette des pays ayant adopté de bonnes politiques et instauré un cadre démocratique », -- De véritablement permettre aux produits de l'Afrique d'avoir accès aux marchés, -- Et d'augmenter l'aide accordée « sans conditionnalités », sauf celles que les pays eux-mêmes adoptent pour évaluer leurs performances. Les donateurs peuvent poursuivre leurs négociations avec les pays africains en ce qui concerne les politiques économiques de ces derniers, mais devraient donner aux dirigeants de ces pays un « rôle de premier plan » au cours de ces négociations. L'efficacité de l'ONU Le cadre d'action de l'Afrique Alors qu'ils étaient chargés de déterminer si l'ONU devait définir un nouvel ordre du jour ou programme visant à prolonger le Nouvel ordre du jour des années 1990 ou à en assurer le suivi, les membres du comité ont recommandé « au système des Nations Unies d'adopter le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique, comme cadre de l'action menée en faveur de l'Afrique ». Ils ont toutefois noté que le NEPAD était « encore un processus en cours d'évolution ».Bien que le NEPAD ait été accueilli très favorablement par la communauté internationale, les priorités de ce Nouveau partenariat doivent faire l'objet d'un plus grand consensus, avec la participation intensive des institutions démocratiques et de la société civile africaines. Cela est indispensable si l'on veut marquer « une rupture très nette avec les doctrines qui ont échoué par le passé ». Les membres du comité ont conclu que le NEPAD restait fragile. Il doit se traduire par des politiques nationales ou régionales. Et, surtout, la mise en uvre de ses objectifs dépend en grande partie de l'aide extérieure. D'après le comité, les donateurs devraient jouer un rôle de partenaire dans le cadre du NEPAD, « en s'engageant de nouveau à veiller à ce que l'Afrique soit maître de son développement et à éviter de revenir aux conditionnalités désuètes qui ont été contre-productives par le passé ». Les principaux pays donateurs mettent déjà au point un mécanisme « d'évaluations mutuelles », afin de mieux suivre leurs propres politiques et pratiques en matière d'aide extérieure. Le comité a recommandé que ces évaluations portent « sur toutes les politiques ayant des répercussions en Afrique, et notamment celles qui sont prises dans le domaine du commerce et de l'agriculture ». Il a également suggéré que les donateurs envisagent de faire participer les pays africains à ces évaluations et « qu'un tel mécanisme d'évaluations mutuelles s'applique également au système des Nations Unies ». [ Accueil ] [ Actualités ] [ Magazine ] [ Index / Recherche ] [ A propos d'Afrique Relance ] [ Accueil - ONU ] [ Nouvelles - ONU ] [ Grand rapports de l'ONU ] [ Liens de l'ONU pour l'Afrique ] Afrique Relance Site Web : www.africarecovery.org |