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BILAN FINAL COMMUNIQUÉ DE PRESSE Kofi Annan demande à l'ONU de soutenir le plan de développement africain en augmentant l'aide et les échanges commerciaux NATIONS UNIES, NEW YORK, 13 septembre 2002 -- L'Assemblée générale des Nations Unies entamera la semaine prochaine une session extraordinaire d'un mois au cours de laquelle la communauté internationale décidera du soutien à apporter au nouveau programme de développement de l'Afrique. Marquant une nette rupture avec le passé, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, recommande de soutenir l'initiative que l'Afrique a elle-même mise au point, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), au lieu d'un autre programme parrainé par l'ONU. Pour que le Nouveau Partenariat aboutisse, a souligné M. Annan, les gouvernements africains et les pays les plus riches doivent absolument respecter les engagements qu'ils ont pris. Le Secrétaire général a en particulier proposé que les pays industrialisés multiplient par deux l'aide qu'ils accordent à l'Afrique et ouvrent leurs marchés à un plus grand nombre de produits africains. Formulées dans un rapport présenté à l'Assemblée générale, les recommandations du Secrétaire général viennent appuyer les efforts entrepris par des dirigeants africains afin que le NEPAD bénéficie du soutien de l'ONU. Le lundi 16 septembre, quatre Présidents africains -- Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Olusegun Obasanjo (Nigéria), Abdoulaye Wade (Sénégal) et Abdelaziz Bouteflika (Algérie) -- présenteront officiellement le NEPAD à l'ONU (à 15 heures dans la salle du Conseil de tutelle). Les délégations des Nations Unies se réuniront ensuite à deux reprises (du 24 au 26 septembre et du 7 au 11 octobre) pour examiner le rapport du Secrétaire général et les conclusions d'un groupe indépendant de personnalités éminentes, qui est présidé par l'ancien Ministre des finances du Ghana, Kwesi Botchwey, et a procédé à l'évaluation du Nouvel ordre du jour des Nations Unies pour le développement de l'Afrique qui vient de se terminer. Des représentants des organisations non gouvernementales d'Afrique et d'autres régions participeront à ces séances. En outre, une série de conférences-débats d'ONG aura lieu du 23 au 27 septembre, sur divers sujets dont la prévention des conflits, l'élimination de la pauvreté, la gouvernance et la mise en oeuvre du NEPAD. Enfin, l'Assemblée générale se réunira les 17 et 18 octobre, pour adopter un cadre de référence pour l'avenir. Cet avenir devrait être axé sur le NEPAD, estime M. Annan. « Avec la participation de la société civile, les pays africains devraient avoir la possibilité de concevoir, de diriger et de mettre en oeuvre des politiques et programmes adaptés à leurs besoins et à leur situation », a-t-il dit. Adopté l'an dernier par des chefs d'Etat africains, le NEPAD vise à promouvoir la paix, la démocratie et la bonne gouvernance, à améliorer la gestion de l'économie et des entreprises et à renforcer la coopération et l'intégration entre pays africains. Il accorde une place importante à l'amélioration de l'infrastructure physique du continent, de l'éducation et de la santé de la population, de la production agricole et de la diversification des activités économiques. « Le lancement du Nouveau Partenariat renforce la détermination de l'Afrique à définir sa propre orientation en matière de développement », explique M. Annan. « La mobilisation de l'Afrique et sa maîtrise du Nouveau Partenariat, l'appui important de la communauté internationale et le fait que le système des Nations Unies se soit engagé à apporter une réponse coordonnée et harmonisée aux besoins du Nouveau Partenariat concourent à donner un second élan au développement de l'Afrique. » L'engagement de l'Afrique D'après les dirigeants africains, le NEPAD dépend avant tout de leur propre détermination à mobiliser activement les énergies et les ressources nécessaires, dans la mesure du possible à l'intérieur du continent. Ce rôle de premier plan de l'Afrique, indique M. Annan, « est un élément important qui stimule l'engagement, inspire confiance et augmente les chances de mise en oeuvre véritable ». Pour que le NEPAD soit mis en oeuvre, les pays africains peuvent prendre un ensemble de mesures spécifiques. Le Secrétaire général propose que les pays africains : -- intègrent les priorités du NEPAD à leurs programmes de développement nationaux et à leurs stratégies de coopération régionale -- établissent au sein des gouvernements des centres de coordination du NEPAD, qui contribuent à suivre la mise en oeuvre du Nouveau Partenariat, à rassembler et à échanger des informations, à sensibiliser le public et à favoriser la coordination de l'action -- allouent aux domaines prioritaires recensés dans le NEPAD des ressources financières importantes provenant de leur budget d'investissement -- s'efforcent tout particulièrement de renforcer leurs capacités de négociation et de gestion de l'aide extérieure -- affectent des ressources et acquièrent les connaissances techniques nécessaires à la gestion du Mécanisme d'évaluation intra-africaine, dans le cadre duquel les gouvernements africains évaluent mutuellement leur respect de critères volontairement adoptés en matière de transparence financière, de responsabilisation et d'intégrité. L'un des points faibles des économies africaines, fait remarquer M. Annan, est de trop dépendre des produits de base. Cela explique en partie la faiblesse des échanges commerciaux entre pays africains, le recul de la part des exportations africaines dans le commerce mondial, l'incapacité à profiter pleinement des nouveaux débouchés commerciaux et la dépendance croissance vis à vis de l'aide et du financement de la dette. Bien que le Nouvel ordre du jour des Nations Unies ait mis l'accent sur la diversification économique, peu de progrès ont été réalisés à cet égard dans les dix dernières années. « Les pays africains, estime M. Annan, doivent redoubler d'efforts afin de diversifier [leur économie] dans le cadre du Nouveau Partenariat, en particulier en instaurant des conditions propices au développement industriel. » Le soutien de la communauté internationale Pour réussir, le NEPAD devra également bénéficier d'un appui plus important -- de partenariats -- de la communauté internationale. L'intérêt croissant de la communauté internationale, qui s'est manifesté à l'occasion du sommet du Groupe des huit tenu au Canada en juin, « doit être assorti de mesures concrètes », rappelle M. Annan. Il est particulièrement important d'agir dans quatre domaines : le commerce, l'aide, l'endettement et le renforcement des capacités. Commerce : Il reste beaucoup à faire pour éliminer les obstacles tarifaires auxquels continuent de se heurter les exportations africaines. Parmi ces obstacles figurent les subventions agricoles des pays industrialisés, qui tendent à inonder les marchés mondiaux de réserves alimentaires excédentaires et à nuire aux exportations agricoles de l'Afrique, ainsi que d'autres barrières tarifaires et non tarifaires. La mise en oeuvre du NEPAD, explique M. Annan, bénéficierait de « la volonté réaffirmée et renforcée des pays industrialisés d'éliminer les divers obstacles auxquels se heurte l'exportation de produits finis, semi-finis et agricoles de l'Afrique ». En outre, il est nécessaire d'accroître l'aide internationale pour supprimer les « contraintes pesant sur l'offre » en Afrique, c'est-à-dire pour aider le continent à produire et à exporter des produits plus diversifiés. Cela aidera l'Afrique à profiter davantage des débouchés commerciaux existants et à augmenter ainsi ses recettes à l'exportation. Aide : L'accroissement de l'aide des pays donateurs, annoncé récemment, notamment lors de la Conférence internationale sur le financement du développement organisée en mars 2002 à Monterrey (Mexique), contribuera à inverser la tendance à la baisse récente de l'aide. Mais face à l'ampleur des défis que doit relever l'Afrique, ces mesures risquent de s'avérer insuffisantes, fait observer M. Annan. Pour être à la hauteur de la tâche, estime-t-il, « l'aide à l'Afrique devrait au moins doubler ». (En 2000, l'aide à l'Afrique s'est élevée à 15,7 milliards de dollars, dont 12,7 milliards ont été alloués à l'Afrique subsaharienne.) Cette aide aiderait l'Afrique à accroître ses investissements en matière d'éducation, de santé et d'infrastructure, ce qui permettrait ensuite de stimuler la productivité et la croissance économique, deux facteurs essentiels à la réduction de la pauvreté. Les donateurs et les bénéficiaires devraient tous mieux utiliser l'aide disponible, et les pays donateurs pourraient aider les gouvernements africains à mieux gérer leur assistance en réduisant les obligations imposées en matière de présentation des résultats et de performance. Endettement : Il faut procéder à un allégement de la dette « plus rapide, plus important et plus large » dans le cadre de l'initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) actuellement mise en oeuvre par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, indique M. Annan. Il faut augmenter les ressources financières allouées à l'initiative, et l'analyse du degré d'endettement tolérable de l'initiative PPTE -- qui détermine la réduction de la dette dont bénéficie véritablement chaque pays -- doit se fonder sur des « projections plus réalistes » des futures recettes à l'exportation des pays. Renforcement des capacités : M. Annan fait observer que, depuis longtemps, « l'assistance technique » -- le recours à des consultants étrangers rémunérés au moyen des sommes affectées à l'aide -- représente une part importante de l'aide bilatérale à l'Afrique. Il serait plus judicieux de réaffecter ces ressources au renforcement des capacités humaines et institutionnelles de l'Afrique, suggère-t-il. Le renforcement du savoir-faire et des compétences de l'Afrique n'a jamais été plus indiqué « qu'à l'heure actuelle, où commence la mise en oeuvre du Nouveau Partenariat, un programme dont l'Afrique a le contrôle et la direction ». Accroître l'efficacité de l'ONU Au sein de la communauté internationale, l'ONU elle-même peut jouer un rôle important en veillant à ce que le NEPAD soit véritablement mis en oeuvre. L'ONU s'emploie déjà sans relâche à promouvoir la paix et le développement en Afrique, et ses institutions et organisations ont acquis une expérience considérable en matière d'aide au développement de l'Afrique. Cependant, comme l'indique le rapport du groupe indépendant, il convient de renforcer la coordination et la collaboration des institutions des Nations Unies en Afrique. M. Annan signale que le Nouveau Partenariat est un cadre de référence intégré, établissant des liens entre les questions de paix et de sécurité et la gouvernance et le développement. Par conséquent, l'action du système des Nations Unies « requiert une approche globale qui porte à la fois sur la paix et la sécurité, les questions humanitaires, les droits de l'homme et les aspects économiques et sociaux ». Les différentes institutions des Nations Unies oeuvrant dans un même pays africain doivent continuer à améliorer leur coordination, en s'efforçant en particulier de réduire les obligations qui incombent au gouvernement en matière de coordination. Les consultations régionales interinstitutions, organisées par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, ont déjà commencé à axer leurs travaux sur les priorités du NEPAD. A l'échelle du système des Nations Unies, M. Annan mentionne la recommandation du groupe indépendant selon laquelle le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social devraient organiser périodiquement des réunions communes consacrées à l'Afrique, étant donné l'interdépendance de la paix, de la sécurité et du développement. Evoquant la priorité qu'accorde le groupe à la mobilisation internationale en faveur de l'Afrique, le Secrétaire général rappelle que les préoccupations particulières de l'Afrique ont occupé une place importante dans les déclarations des diverses conférences mondiales tenues ces dernières années, ainsi que dans la Déclaration du Millénaire. « Il est extrêmement important, affirme M. Annan, que le système des Nations Unies reste à l'avant-garde de la mobilisation de la solidarité internationale en faveur du développement de l'Afrique. » La naissance du NEPAD et l'accueil favorable qui lui a été réservé à l'échelon international constituent une nouvelle occasion de participer à l'amélioration des perspectives de développement de l'Afrique, conclut M. Annan. Les pays africains et la communauté internationale, y compris l'ONU, « doivent saisir cette occasion en faisant preuve d'imagination et de collaboration ». >> note d'information << >> ] Pour plus de renseignements, s'adresser à : ONU -- Afrique Relance Bureau du coordonateur spécial pour l'Afrique et
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