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à condition d'en indiquer l'origine : "Afrique Relance,
ONU". Merci de nous en envoyer une copie. Les enfants africains demandent aux dirigeants du monde entier d'investir en leur faveur ONU Afrique Relance, New York -- Ce n'est pas tous les jours que des présidents et des premiers ministres sont sermonnés par des enfants et les écoutent attentivement. Il est encore plus rare que de tels sermonneurs et sermonnés soient africains, étant donné le respect que les jeunes sont censés manifester à leurs aînés en Afrique. Mais le 9 mai dernier, lors de la session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants, de jeunes Africains ont critiqué sans ménagement leurs dirigeants. Ils leur ont notamment reproché de ne pas avoir tenu compte des parlements de jeunes et de ne pas avoir recruté suffisamment d'enseignants. Les promesses faites aux enfants par le passé n'ont pas été tenues, a fait remarquer Gael Mbemba, un jeune Tchadien de 17 ans. « Les résultats ne sont pas ce que vous aviez promis, a-t-il lancé aux présidents. Ecoutez les enfants non pas avec vos oreilles, mais avec votre cur. » Cet échange a été l'un des moins diplomatiques de cette réunion au sommet qui s'est caractérisée par la participation importante des enfants et des jeunes. Les délégués, parmi lesquels figuraient quelque 60 chefs d'Etats et autres dirigeants de haut rang, se sont de nouveau engagés à réaliser des progrès considérables dans 21 secteurs relatifs au bien-être des enfants, et notamment à réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, à éliminer les « pires formes » de travail des enfants et à garantir l'enseignement de base pour tous les enfants du monde d'ici à 2015. Ils ont promis de « créer un monde fait pour les enfants » et d'inciter l'ensemble de la population à participer à un « mouvement mondial » visant à protéger les enfants de la pauvreté, de la guerre, des maladies et de l'exploitation sexuelle et économique.
Une jeune Togolaise prend la parole lors de la session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants. Le monde sera-t-il digne des enfants africains ? Photo : ©Nations Unies De nombreux intervenants, y compris le Secrétaire général Kofi Annan, ont rappelé aux délégués que malgré les nombreux nouveaux visages présents à la conférence, la promesse d'un monde meilleur pour les enfants n'avait rien de nouveau. Bon nombre des objectifs fixés en 1990 lors d'une conférence similaire, le Sommet mondial sur les enfants, n'ont pas été atteints, a-t-il indiqué, et c'est en Afrique que les progrès en faveur des enfants sont les plus lents à venir. « Ne faisons plus payer aux enfants le prix de nos erreurs, a déclaré M. Annan lors de la cérémonie d'ouverture. Les enfants présents dans cette salle sont témoins de nos paroles. Tout comme les enfants et les jeunes de tous les pays, ils sont en droit d'attendre que nous concrétisions nos engagements -- et, je le répète, ils s'attendent à ce que nous tenions nos promesses et à ce que nous bâtissions un monde fait pour les enfants. » La principale contribution de l'Afrique à cette réunion a été la Position commune de l'Afrique sur les enfants, une déclaration panafricaine affirmant la responsabilité qui incombe aux gouvernements africains d'améliorer le sort des enfants et de les placer au cur du développement de l'Afrique. « Les investissements réalisés aujourd'hui en faveur des enfants assurent la paix, la sécurité, la stabilité, la démocratie et le développement durable de demain », stipule la déclaration, qui rappelle également que les programmes d'aide et de développement international ont rarement accordé la priorité aux enfants. D'après le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, les enfants africains ont des taux de mortalité nettement plus élevés que les enfants des autres régions et ont également moins de possibilités d'aller à l'école. En Afrique, plus de 12 millions d'enfants sont orphelins à cause du sida, et plus de 2 millions sont porteurs du virus qui cause cette maladie. Les dirigeants africains ont à de multiples reprises rappelé qu'il était nécessaire de disposer de ressources plus importantes. Le Vice-Président kenyan, George Saitoti, a observé que « d'une part, la forte prévalence de la pauvreté nous empêche de répondre véritablement aux besoins urgents des enfants, dans des domaines tels que les soins de santé primaire, la nutrition et l'enseignement de base. D'autre part, c'est en grande partie à cause des problèmes de santé et de la malnutrition que la pauvreté subsiste. » Malgré la fin de la guerre froide, a-t-il fait remarquer, « le monde entier continue de consacrer des milliards de dollars à l'achat d'armes destructrices. Ces ressources devraient être investies en vue d'améliorer le bien-être des enfants, en particulier dans les pays en développement. » Le Président de la Zambie, Levy Patrick Mwanawasa, a dit aux délégués que malgré les efforts considérables de son pays, les progrès avaient été freinés par « le poids écrasant de la pauvreté à laquelle la Zambie doit, comme beaucoup d'autres pays africains, faire face ». Dans une région touchée par le VIH/sida, les conflits et l'exode de réfugiés, a-t-il poursuivi, l'appui de la communauté internationale reste nécessaire. « Il faut donner aux enfants africains des possibilités d'avenir Restez à nos côtés. » Le Président ougandais Yoweri Museveni a établi un lien entre l'avenir des enfants africains et la réforme du système commercial mondial, estimant que le meilleur moyen de financer les programmes de santé et d'éducation de base consistait à ouvrir aux exportations africaines les marchés du Nord. M. Martin Ziguele, Premier Ministre de la République centrafricaine, a souligné l'importance de la paix et de la stabilité pour les enfants africains. Il a rappelé qu'une grande partie des progrès réalisés dans son pays dans les années 90 en matière de réduction des taux de mortalité infantile et maternelle avait été anéantie par les troubles civils des dernières années. Le Président du Mozambique, Joaquim Chissano, a tenu des propos similaires : lorsque les dirigeants de la planète se sont réunis au sommet de l'enfance de 1990, « le Mozambique était en proie à une guerre destructrice lourde de conséquences pour les enfants. Le plus grand progrès que le Mozambique ait accompli en faveur des enfants a été de rétablir la paix en 1992 et de la maintenir jusqu'à l'heure actuelle. » [ Accueil ] [ Actualités ] [ Magazine ] [ Index / Recherche ] [ A propos d'Afrique Relance ] [ Accueil - ONU ] [ Nouvelles - ONU ] [ Grand rapports de l'ONU ] [ Liens de l'ONU pour l'Afrique ] Afrique Relance Site Web : www.africarecovery.org |