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Le contenu de cet article peut être reproduit librement,
à condition d'en indiquer l'origine : "Afrique Relance,
ONU". Merci de nous en envoyer une copie. Un sommet africain en quête d'un nouvel élan de paix Par Gumisai Mutume Très préoccupés par les nombreuses guerres que connaît le continent, les dirigeants africains se sont récemment réunis à l'occasion du premier sommet extraordinaire des chefs d'État de la nouvelle Union africaine (UA), afin d'insuffler une nouvelle vigueur à leurs efforts en faveur de la paix. Les 28 chefs d'État et les six premiers ministres qui
se sont réunis à Addis-Abeba (Ethiopie) pendant
la première semaine de février ont décidé
d'un commun accord de ratifier, dans les plus brefs délais,
un protocole visant à créer un Conseil de paix
et de sécurité au sein de l'Union africaine. A
plus court terme, ils ont convenu d'envoyer une mission de maintien
de la paix au Burundi, pays en proie à une guerre civile
depuis une décennie, conformément à un accord
de cessez-le-feu signé en décembre 2002 par le
gouvernement et les forces rebelles. L'Afrique du Sud, l'Ethiopie
et le Mozambique se sont engagés à fournir des
contingents. Des casques bleus kényens en Ethiopie. Photo : ©UNMEE / Jorge Aramburu
(UN #207019) Peu de temps après le sommet, le président par intérim de la Commission de l'UA, M. Amara Essy, a nommé M. Sadok Fayala (tunisien) au poste d'envoyé spécial en République centrafricaine, afin de renforcer l'effort de paix dans ce pays. Cet envoyé travaillera en étroite collaboration avec la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, qui déploie actuellement une force de maintien de la paix en République centrafricaine. A Addis-Abeba, les dirigeants ont l'un après l'autre souligné qu'il était nécessaire de redoubler d'efforts en vue de mettre fin aux conflits en Afrique, efforts que le Premier Ministre éthiopien Meles Zenawi a qualifiés de « véritable lutte pour la vie et contre la mort ». Tout comme d'autres dirigeants, il a rappelé que l'Afrique était actuellement ravagée par un trop grand nombre de conflits, de la Côte d'Ivoire à la République démocratique du Congo en passant par le Libéria. Soulignant à quel point il est important de renforcer les moyens dont dispose l'UA pour faire face à de telles crises, le Président sud-africain Thabo Mbeki a exhorté ses compatriotes à ratifier le protocole qui permettra de créer le Conseil de paix et de sécurité d'ici à juillet, date à laquelle les dirigeants africains se rassembleront de nouveau au Mozambique à l'occasion de leur réunion annuelle. Lorsqu'il sera créé, le Conseil pourra, d'après le protocole, jouer un rôle de médiateur en cas de conflit et « prendre des sanctions lorsque a lieu un changement de gouvernement inconstitutionnel ». Souvent qualifié d'équivalent africain du Conseil de sécurité de l'ONU, le Conseil doit se composer de 15 pays élus par rotation et disposerait de forces de réserve africaines. Un mécanisme d'alerte rapide permettrait au Conseil d'anticiper et de prévenir les conflits avant qu'ils ne dégénèrent en guerre et le Conseil serait autorisé à participer à la reconstruction de pays sortant d'une guerre. Bien que les véritables effets des pouvoirs dont est investi le Conseil restent encore à déterminer, les dirigeants de l'UA disent que la création d'un tel conseil conférerait à l'UA nettement plus de poids que l'ancienne Organisation de l'unité africaine (OUA), à qui l'on a souvent reproché d'être trop bureaucratique et de ne pas avoir réussi à prévenir ou à faire cesser les guerres. L'UA a officiellement succédé à l'OUA lors du sommet des chefs d'Etat organisé à Durban (Afrique du Sud) en juillet dernier. L'Union africaine « a été renforcée et investie de pouvoirs supplémentaires », a expliqué M. Ben Kioko, conseiller juridique auprès de l'UA, à des journalistes après le sommet. « Le conseil pourra prendre des décisions et les appliquer ». Alors que l'Union africaine essaie de se démarquer de l'organisation qui l'a précédée, elle doit cependant faire face à un problème qui a constamment taraudé l'OUA : le manque d'argent et le fait que de nombreux Etats membres ne s'acquittent pas de leurs obligations financières. Aucune estimation officielle n'a été publiée quant au budget nécessaire au fonctionnement de l'organisation, mais l'UA est actuellement à court de liquidités, et 10 Etats membres n'ayant pas versé leur quote-part risquent de faire l'objet de sanctions. Il se peut que l'Union africaine, a déclaré le Ministre sud-africain des affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma, « ait besoin de davantage de ressources ». [ Accueil ] [ Actualités ] [ Magazine ] [ Index / Recherche ] [ A propos d'Afrique Relance ] [ Accueil - ONU ] [ Nouvelles - ONU ] [ Grand rapports de l'ONU ] [ Liens de l'ONU pour l'Afrique ] Afrique Relance Site Web : www.africarecovery.org |