Développement et droits de l'homme pour tous

Histoire du handicap à l'ONU - Chronologie : 1945 - 1980

1945 - 1955 - Le Secrétariat des Nations Unies et le Conseil économique et social étaient les principaux organismes de l’ONU chargés des problèmes de handicap, qui se consacraient à la défense des droits des personnes atteintes d’un handicap physique ainsi qu’à des projets favorisant la prévention de l’infirmité et la rééducation.

1946 - Les questions sociales ont été confiées à la Commission du développement social, organe subsidiaire de l’organisation. Lors de sa première session, elle a porté création du Temporary Social Welfare Committee.

1950 - A sa sixième session, la Commission du développement social a examiné deux rapports: “ Réinsertion sociale des handicapés” et “Réinsertion sociale des aveugles”. La question des personnes handicapées et leur réadaptation a fait l’objet de débats à la Conférence de Genève du 26 février au 3 mars, à laquelle assistaient le Secrétariat des Nations Unies, l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation internationale pour les réfugiés (OIR), et le Fonds international de secours à l’enfance des Nations Unies (FISE), plus tard rebaptisé Fonds des Nations Unies pour l’enfance. La Commission a approuvé la nécessité d’établir des normes internationales pour l’éducation, le traitement, la formation et le placement des personnes handicapées, prêtant une attention particulière aux aveugles dans les zones sous-développées. Le Conseil économique et social a également recommandé aux États d’envisager des mesures en faveur des handicapés.

1955 - 1970 - Les Nations Unies qui avaient privilégié le bien-être ont, à la fin des années 1950, placé les questions du handicap dans une perspective sociale.

1950 - Le 22 novembre, l’Accord entre états pour l’importation d’objets de caractère éducatif, scientifique ou culturel a instauré l’exemption de droits de douanes sur l’importation des biens énumérés dans l’annexe à l’accord. Parmi les biens privilégiés se trouvent les “articles pour aveugles”.

1951 - A sa septième session, la Commission du développement social s’est penchée sur les problèmes de réinsertion sociale des handicapés, appelant l’attention sur les questions d’adaptation et de réadaptation dans une perspective intégrée.

1952 - A sa huitième session, la Commission du développement social a discuté de la réadaptation des handicapés à l’échelle internationale. Les programmes avalisés par les Nations Unies, l’Organisation internationale du travail, l’UNESCO, l’UNICEF et l’OIR ont été classés en dix catégories: une nouvelle approche du handicap, la sensibilisation de l’opinion publique, un programme complet de réinsertion, le développement de services de rééducation, la formation de personnel de rééducation, l’organisation et le financement de services de rééducation, la contribution des Nations Unies et des institutions spécialisées, la contribution des organisations non gouvernementales, et les méthodes de coordination.

1953 - A sa neuvième session, la Commission du développement social s’est intéressée aux programmes destinés à la promotion des services pour handicapés qui mettent en valeur leur autonomie et leur rôle constructif au sein de la société.

1956 - L’International Social Service Review a été fondée afin de mieux faire connaître les problèmes d’incapacité et de mettre en évidence les programmes de rééducation à travers le monde.

Années 1960 - La Commission du développement social a commencé à mettre sur pied des mécanismes de suivi pour les différents programmes de réinsertion des Nations Unies, les institutions spécialisées, les organisations gouvernementales et non gouvernementales. Une étude et une enquête ont été faites sur les aspects administratifs et législatifs des programmes de réadaptation et sur les structures de formation du personnel de rééducation. L’importance des nouvelles stratégies de réadaptation suscitait de plus en plus d’intérêt.

1969 - L’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social et a affirmé, entre autres, les libertés fondamentales et les principes de paix énoncés dans la Charte des Nations Unies. L’article 19 portait sur la disposition qui garantit des services de santé, de sécurité sociale et de protection sociale à toutes les personnes, avec pour finalité la réadaptation des personnes mentalement ou physiquement déficientes, qui faciliterait leur insertion dans la société.

Années 1970 - Les années 70 ont été marquées par une nouvelle conception du handicap. La notion de droits de l’homme pour les personnes handicapées commençait à être acceptée au niveau international.

1970 - La Commission du développement social, lors d’une réunion interorganisations en présence de l’OIT, l’UNESCO, l’OMS, l’UNICEF et le Conseil des organisations mondiales, a demandé un nouvel effort de coopération pour aider l’action des pays en développement en matière de réadaptation. L’OIT, l’UNESCO, l’OMS, l’UNICEF, le Programme de développement des Nations Unies (PNUD) et le World Rehabilitation Fund ont conçu un programme destiné à accroître les fonds consacrés à l’assistance technique dans le secteur de la réadaptation, et des experts en réadaptation ont été affectés à différents sites dans le monde entier.

1971 - Le 20 décembre, l’Assemblée générale a proclamé la Déclaration des droits du déficient mental et a préconisé des initiatives nationales et internationales qui utiliseraient la Déclaration comme base et cadre de référence pour protéger les droits des handicapés.

1972 - Le Comité administratif de coordination a examiné les recommandations émises dans un rapport sur une réunion spéciale ayant pour thème la réadaptation des handicapés. L’une des recommandations indiquait que les services de rééducation devraient être incorporés dans les programmes généraux de développement dans les secteurs médical, éducatif et professionnel.

1973 - Du 26 au 28 novembre, la réunion spéciale interorganisations sur la réadaptation des handicapés s’est tenue à Genève, en présence des représentants des Nations Unies, du PNUD, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l’UNICEF, de l’OIT, de l’UNESCO, de l’OMS, du Conseil des organisations mondiales s’intéressant aux handicapés et de l’Association internationale de la sécurité sociale. Un renforcement de la coordination et de la planification dans le domaine de la réadaptation des handicapés a été proposé. Il a également été suggéré que les Nations Unies augmentent le recrutement de personnes handicapées au sein de l’Organisation.

1975 - A sa vingt-quatrième séance, la Commission du développement social a recommandé l’élimination des barrières physiques et architecturales qui rendent impossible la totale intégration sociale des personnes handicapées. Le 6 mai, le Conseil économique et social a adopté la résolution 1921 (LVIII), sur la prévention des incapacités et la réadaptation des handicapés.

1975 - En décembre, l’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur les droits des personnes handicapées, qui stipule que tous les handicapés doivent pouvoir bénéficier des droits spécifiés, quels que soient leur race, couleur, sexe, langue, religion, opinions politiques et autres, nationalité, origine sociale, état de fortune, naissance et situation.

1976 - L’Assemblée générale a recommandé que tous les États Membres prennent en considération les recommandations formulées dans la Déclaration sur les droits des personnes handicapées au moment d'élaborer leurs politiques, plans et programmes. Elle a également désigné 1981 comme Année internationale des personnes handicapées, soulignant que cette année devrait être consacrée à l’intégration complète des handicapés dans la société et au lancement de projets d’étude et de recherche visant à informer le public sur les droits des handicapés. Un fonds d’affectation spéciale pour les contributions des États Membres à l’Année internationale est créé par le Secrétaire général.

1978 - Le Secrétaire général a mis en place le Comité consultatif intergouvernemental pour l’Année internationale des personnes handicapées.

 

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