Perspective de Poznań
par Dan Shepard
Vendredi 12 décembre 2008
Fonds d'adaptation

Une organisation non gouvernementale prépare
une culpture de glace
sur laquelle on peut lire :
« le retard tue »
Il fait gris à Poznań, il bruine et notre humeur est tout aussi grise. Les organisations non gouvernementales sortent tout leur attirail pour attirer l'attention sur le fait qu'il reste un long chemin à parcourir.
Il n'y a que quelques questions au cœur des désaccords ici. Il s'agit entre autres des derniers écueils concernant la façon dont le Fonds d'adaptation fonctionnera ; il y a aussi la question de savoir s'il faut ajouter les investissements pour la capture et la séquestration du carbone à la liste des projets retenus pour compenser les émissions de carbone dans le cadre du Mécanisme de développement propre.

Message du WWF :
« Le monde regarde »
Et puis il y a les débats sur la déclaration finale de la conférence, qui, semble-t-il, ont été houleux hier soir.
Il y a 145 ministres ici, pour la plupart des ministres de l'Environnement, et ils sont censés conclure ce soir.
Les employés de la conférence ont beau avoir commencé à démonter les installations et les participants à boucler leurs bagages, rien ne semble indiquer que les délégués approchent d'une conclusion rapide.
La question qui bloque, pour le Fonds d'adaptation, c'est apparemment une proposition, par les pays en développement, qui permettrait d'y faire plus facilement appel pour leurs projets. D'après le Ministre tchèque de l'environnement. S.E. M. Martin Buzik, la seule inquiétude concerne la sécurité, à savoir si l'argent sera utilisé à bon escient.
Le « point de non-retour » d'Al Gore

M. Al Gore s'adresse aux délégués
La phrase de M. Al Gore qui a remporté le plus de succès pendant le discours qu'il a prononcé à l'heure du déjeuner — et qui lui a d'ailleurs valu une véritable ovation — c'est son appel à réduire le dioxyde de carbone à 350 parties par million dans l'atmosphère.
Il s'adressait manifestement à un public averti, puisqu'il est couramment admis qu'il n'est possible de les réduire qu'à 450 parties par million. En-deçà, disent les scientifiques, la planète pourrait atteindre un point où les dégâts causés aux écosystèmes qui la rendent habitable seraient irréversibles, ou pour reprendre l'expression de M. Gore, ils atteindraient un point de non-retour.
« Je vois des possibilités de succès, a dit M. Gore. La route de Copenhague est toute tracée, à présent. »
