Partenaires du système de l'ONU sur les changements climatiques
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Initiatives prises par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, dans le domaine des changements climatiques
« Les changements climatiques, et la façon dont nous y répondons, nous définiront, nous, notre époque ainsi que l'héritage que nous laisserons aux générations futures ».
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon
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Une question prioritaire
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon affirme depuis longtemps que les changements climatiques représentent un défi mondial majeur, et il a l'intention de jouer un rôle de chef de file en apportant son appui aux efforts que fera la communauté internationale pour résoudre le problème, en réunissant les dirigeants du monde et en veillant à ce que toutes les composantes du système des Nations Unies contribuent à la solution. En tant que forum mondial à participation universelle, l'Organisation des Nations Unies est on ne saurait mieux placée pour forger une approche commune à la lutte contre le réchauffement climatique.
S'appuyant sur les récents rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) – qui insistent sur le fait que les données scientifiques montrent très clairement que le réchauffement du système climatique est sans équivoque, et qu'il est dû aux activités humaines – le Secrétaire général en appelle à une action internationale concertée pour résoudre ce problème.
« Nous ne pouvons continuer ainsi. Nous ne pouvons continuer à faire « comme si de rien n'était ». Nous devons agir ensemble, à l'échelon mondial, pour réagir aux changements climatiques. Nombreuses sont les options techniques ou politiques qui sont à notre disposition pour répondre à la crise qui se prépare, mais il y faut une réelle volonté politique. »
Selon lui, les pays développés peuvent faire beaucoup plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et encourager l'efficacité énergétique. Ils peuvent également appuyer le développement propre dans les économies en croissance rapide et des mesures d'adaptation dans les pays à qui les changements climatiques causeront les plus graves préjudices. Quant aux pays en développement, estime-t-il, ils doivent en faire plus pour répondre au réchauffement climatique, tout en préservant leur croissance socioéconomique et l'éradication de la pauvreté.
Des envoyés spéciaux pour les changements climatiques
Le 1er mai, le Secrétaire général a nommé trois envoyés spéciaux qui l'assisteront dans ses consultations avec les gouvernements, afin de faciliter les progrès lors des négociations multilatérales sur les changements climatiques dans le cadre des Nations Unies, et l'aviseront sur la possibilité d'une manifestation de haut niveau dans le courant de l'année. Ces trois envoyés spéciaux sont Gro Harlem Brundtland, ancien Premier ministre norvégien et ancien président de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, Han Seung-soo, ancien ministre des Affaires étrangères de la République de Corée et ancien président de la 56ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies et Ricardo Lagos Escobar, ancien président du Chili.
Les envoyés spéciaux ont consulté un groupe représentatif de chefs d'État et de gouvernement, y compris ceux de pays qui sont des acteurs clés des négociations sur les changements climatiques. Il est clair que pour de nombreux dirigeants, le réchauffement climatique est une question prioritaire, tant au plan personnel que d'un point de vue politique ou au niveau du gouvernement. Tant l'initiative du Secrétaire général que la convocation d'une manifestation de haut niveau bénéficient d'un large appui.
Manifestation de haut niveau pour faire avancer les négociations sur les changements climatiques
Le Secrétaire général convoquera une manifestation informelle de haut niveau sur les changements climatiques le 24 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale. Le but de cette manifestation est d'encourager la discussion entre dirigeants du monde sur la réponse aux changements climatiques et de galvaniser les bonnes volontés pour faire avancer les négociations en lançant, à Bali, un processus fort qui mènera à un accord sur un cadre général en 2009.
Le Secrétaire général espère que les dirigeants du monde enverront un signal politique fort lors des négociations de Bali et feront savoir qu'on ne peut plus « faire comme si de rien n'était » et qu'ils sont prêts à collaborer avec d'autres pour obtenir un cadre d'action multilatéral global sur les changements climatiques pour la période d'après 2012, lorsque expirera la première période d'engagement au titre du Protocole de Kyoto.
La manifestation, qui sera informelle et tâchera de réaffirmer l'importance de la lutte contre les changements climatiques au sein d'un forum mondial, donnera à tous les pays l'occasion de s'impliquer dans le processus multilatéral. Cette manifestation de haut niveau ne cherchera pas à pousser les États à entamer des négociations sur les conclusions de la conférence de Bali, pas plus qu'elle ne cherchera une solution négociée.
Changements climatiques et développement durable
Tout en insistant sur le fait qu'il faut réagir de toute urgence au réchauffement climatique, le Secrétaire général insiste sur le fait que celui-ci n'est pas seulement un problème environnemental, mais qu'il a aussi de sérieuses répercussions sociales et économiques. Comme ces questions concernent de nombreux secteurs (finances, énergie, transport, agriculture et santé), il demande avec emphase que les changements climatiques figurent de plain-pied à l'agenda plus large du développement durable.
Le Secrétaire général a donné des instructions pour que les changements climatiques soient intégrés dans les initiatives de développement et la recherche scientifique conduites par les différentes composantes du système des Nations Unies. Cela suppose des flux d'investissement et des modalités financières liés au développement d'une réponse internationale efficace et appropriée aux changements climatiques, un appui plus important à l'adaptation et une implication des dirigeants industriels afin de solliciter l'appui du secteur privé.