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La Terre et les changements climatiques
« Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, car il est maintenant évident dans les observations de l'accroissement des températures moyennes mondiales de l'atmosphère et de l'océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace, et l'élévation du niveau moyen mondial de la mer ».
« Changements climatiques 2007 »
Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
Faits et chiffres :
- Le taux de réchauffement de la température moyenne à la surface de la Terre a été deux fois plus important au cours des 50 dernières années que celui des cent dernières années.
- Au cours des cent dernières années, la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté d'environ 0,74 °C. Si les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone, qui est le gaz à effet de serre dominant, devaient doubler par rapport aux niveaux pré-industriels, cela entraînerait un réchauffement moyen de 3 ° C.
- La fin des années 1990 et le début du XXIème siècle ont connu les années les plus chaudes depuis qu'on a commencé à enregistrer les températures.
- La glace de mer arctique diminue en moyenne de 2,7 % par décennie.
- Des changements quantifiables dans l'atmosphère, les océans, les calottes glaciaires et les glaciers indiquent de façon concluante que la planète est déjà en train de se réchauffer suite aux émissions antérieures de gaz à effet de serre. Ces changements témoignent d'une évolution systématique vers un monde plus chaud, avec des vagues de chaleur plus importantes, des changements dans la direction des vents, une aggravation de la sécheresse dans certaines régions et une pluviométrie plus importante dans d'autres, la fonte des glaciers et de la glace arctique et la montée du niveau de la mer.
- Le GIEC conclut qu'au cours des cent dernières années (1906-2005), la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté d'environ 0,74 °C, le réchauffement étant plus grand sur les zones émergées qu'au-dessus des océans. Le taux de réchauffement moyen a été deux fois plus important au cours des cinquante dernières années que celui des cent dernières années. La fin des années 1990 et le début du XXIème siècle ont connu les années les plus chaudes depuis qu'on a commencé à enregistrer les températures. On projette un réchauffement supplémentaire de 0,2 °C par décennie pour les vingt années à venir, dans un certain nombre de scénarios qui ne comprennent pas des réductions délibérées des émissions de gaz à effet de serre. Le degré de réchauffement qui se produirait ensuite dépendra de la quantité de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère.
- Si les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone, qui est le gaz à effet de serre dominant, devaient doubler par rapport aux niveaux pré-industriels, cela entraînerait « probablement » un réchauffement moyen de de 2 à 4,5 °C (3,6-8,1 °F), l'estimation optimale étant de 3 ° C (5,4 ° F). D'autres gaz à effet de serre contribuent également au réchauffement et d'après un certain nombre de scénarios, leurs effets combinés auraient le même impact que la multiplication par deux des émissions de CO2 vers le milieu de ce siècle.
- D'après des mesures de l'air emprisonné dans des carottes glaciaires, les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone sont plus importantes à l'heure actuelle qu'à tout autre moment au cours des 650 000 années écoulées.
- L'élévation du niveau de la mer est l'une des conséquences les plus graves du réchauffement climatique. Celui-ci a augmenté d'environ 17 cm au cours du XXème siècle. Des observations géologiques permettent de conclure que cette élévation a été bien moins importante au cours des deux millénaires précédents.
- Dans les régions tempérées, beaucoup de glaciers ont reculé, et la couverture neigeuse a diminué de manière générale, surtout au printemps. La surface maximale de l'étendue saisonnière des terres gelées en hiver a décrû d'environ 7 % dans l'hémisphère nord au cours du XXème siècle. La date moyenne à laquelle les cours d'eau et les lacs gèlent est très variable, mais au cours des 150 dernières années, elle a reculé en moyenne d'environ 5,8 jours par siècle, alors que la date moyenne de la fonte des glaces a avancé de 6,5 jours par siècle.