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Les changements climatiques en un coup d'œuil
- Réchauffement : Onze des douze dernières années figurent parmi les plus chaudes depuis 1850, en termes de température mondiale de surface. Le taux de réchauffement mondial moyen pour les cinquante dernières années est pratiquement le double de celui des cent dernières années. La température mondiale moyenne a augmenté de 0,74 °C au cours du XXème siècle, un réchauffement qui touche plus les zones émergées que les océans.
- Il y a plus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère : Le dioxyde de carbone est l'agent d'effet de serre dominant actuellement et les concentrations atmosphériques de ce gaz sont passées de leur valeur pré-industrielle de 278 particules par million (ppm) à 379 en 2005.
- Plus d'eau, mais pas partout : Des précipitations plus importantes ont été observées dans les régions orientales de l'Amérique du Nord et du Sud, dans le nord de l'Europe et en Asie centrale et du Nord au cours des dernières décennies. Mais le Sahel, la Méditerranée, l'Afrique australe et certaines régions d'Asie du Sud connaissent des conditions sèches. On observe des sécheresses plus longues et plus intenses dans des zones plus étendues depuis les années 1970.
- Augmentation du niveau de la mer : Le rapport affirme avec une grande confiance que le rythme d'élévation observée du niveau de la mer a augmenté du XIXème au XXème siècle et que l'élévation totale au XXème siècle est estimée à 0,17 mètres. Des observations géologiques permettent de dire que l'augmentation du niveau de la mer a été beaucoup moins importante au cours des deux derniers millénaires. La température moyenne des océans du monde a crû jusqu'à des profondeurs d'au moins 3 000 m.
- Une couverture neigeuse moindre : La couverture neigeuse diminue dans la plupart des régions, surtout au printemps. La surface maximale de l'étendue des terres gelées pensant la saison hiver/printemps a décrû d'environ 7 % dans l'hémisphère nord depuis 1900, et en moyenne, les cours d'eau qui gèlent le font quelque 5,8 jours plus tard qu'il y a un siècle, alors que la fonte des glaces intervient 6,5 jours plus tôt.
- Les glaciers fondent : Les glaciers de montagne et la couverture neigeuse ont diminué, en moyenne, dans les deux hémisphères et ont contribué à l'élévation du niveau de la mer à raison de 0,77 mm par an de 1993 à 2003. Pendant la même période, l'amincissement des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique ont contribué à une augmentation du niveau de la mer de 0,41 mm par an
- L'Arctique se réchauffe : Les températures arctiques moyennes ont crû près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale au cours des cent dernières années. Les données satellitaires enregistrées depuis 1978 montrent que l'étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7 % par décennie.
De nouvelles projections font craindre un réchauffement plus rapide…
- Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au niveau actuel ou au-delà, cela provoquerait un réchauffement supplémentaire et induirait de nombreux changements dans le système climatique mondial au long du XXIème siècle, lesquels seraient très probablement plus importants que ce qui a été observé au cours du XXème siècle.
- Le degré de réchauffement dépend du degré d'émissions: si les concentrations de dioxyde de carbone se stabilisaient à 550 ppm – soit deux fois les niveaux pré-industriels – le réchauffement moyen devrait se situer dans une fourchette de 2 à 4,5 °C, l'estimation optimale étant de 3 °C (5,4 °F). On prévoit un réchauffement de 0,2 °C par décennie pour les vingt prochaines années selon une série de scénarios qui ne prennent pas en compte une réduction délibérée des émissions de gaz à effet de serre.
- D'autres gaz à effet de serre contribuent au réchauffement et si leurs effets combinés étaient équivalents à un niveau de dioxyde de carbone de 650 ppm, le monde connaîtrait « vraisemblablement » un réchauffement climatique de 3,6 °C, alors qu'un niveau de 750 ppm produirait un réchauffement de 4,3 °C. Ces projections dépendent de facteurs comme la croissance économique, la population, les nouvelles technologies etc.
… et des conséquences plus graves
- Le réchauffement climatique mondial provoque déjà de profonds changements dans de nombreux systèmes naturels sur Terre. Environ 20 à 30 pour cent des espèces animales et végétales courent un risque accru d'extinction si la température moyenne mondiale augmente de plus de 1,5 à 2,5 degrés centigrades.
- Un réchauffement de trois degrés centigrades au cours de ce siècle aurait des conséquences extrêmement néfastes sur la biodiversité et les écosystèmes qui produisent des biens et services essentiels, comme l'eau et l'alimentation.
- A cause du réchauffement climatique, certaines manifestations printanières prennent de l'avance : accélération de l'écoulement et du débit de pointe de nombreux cours d'eau alimentés par la fonte des neiges et des glaciers, « verdissement » de la végétation et migration ou ponte des oiseaux. On observe également la migration d'espèces animales ou végétales vers des latitudes plus élevées.
- Précipitations plus abondantes à des latitudes élevées : une augmentation des précipitations est très probable aux latitudes élevées, alors qu'elles diminueront probablement dans la plupart des régions émergées subtropicales.
- Les projections basées sur une modélisation de l'élévation du niveau de la mer suite à l'expansion des océans et à la fonte des glaciers d'ici la fin du siècle (par rapport aux niveaux de 1989-1999) sont passées à 18-58 cm, ce qui représente une fourchette plus étroite par rapport aux évaluations antérieures. Cependant, on ne peux exclure des valeurs plus importantes si les mouvements observés récemment dans les calottes glaciaires continuent d'augmenter sous l'effet du réchauffement de la température.
- La contraction de la calotte glaciaire du Groenland devrait continuer à contribuer à l'augmentation du niveau de la mer jusqu'au XXIIème siècle et la calotte risque de disparaître complètement si un réchauffement mondial moyen de 1,9 à 4,6 °C se maintient pendant un millénaire. Auquel cas, le niveau de la mer augmenterait jusqu'à sept mètres.