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FAQ
Foire aux questions
- Quelles conséquences la réunion de haut niveau aura-t-elle sur la Conférence de Bali?
- Pourquoi veut-on tout d'un coup accélérer les négociations sur les changements climatiques?
- Quelles incidences les décisions du dernier Sommet du G-8 auront-elles sur les pourparlers relatifs aux changements climatiques?
- L'initiative récente du Président Bush influera-t-elle sur les chances de parvenir à un accord à Bali?
- Qu'en est-t-il des autres initiatives annoncées récemment par d'autres pays comme le Japon, la Chine ou le Canada?
- À l'heure actuelle, en quoi consiste le rôle des envoyés spéciaux?
- Les pays développés doivent-ils réduire leurs émissions avant que les pays en développement prennent à leur tour des mesures?
1. Quelles conséquences la réunion de haut niveau aura-t-elle sur la Conférence de Bali?
- La réunion a pour but de favoriser les échanges de vues entre les gouvernements sur ce défi de portée mondiale et de galvaniser la volonté politique requise en prévision de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui doit avoir lieu à Bali en décembre.
- Le monde a besoin d'urgence d'un nouvel accord international et le Secrétaire général a demandé aux gouvernements de prendre l'initiative et d'aller de l'avant dans les négociations tenues sous les auspices des Nations Unies.
- Cette année, les mesures à prendre à l'échelle mondiale pour faire face aux changements climatiques font l'objet de débats au plus haut niveau et le Secrétaire général souhaite participer à la mobilisation croissante en faveur d'une action dans ce domaine.
2. Pourquoi veut-on tout d'un coup accélérer les négociations sur les changements climatiques?
- On ne peut plus attendre. Les engagements pris en vertu du Protocole de Kyoto ne vaudront plus après 2012 et si un nouvel accord n'est pas adopté d'ici là, il y aura un vide juridique ce qui aura de graves conséquences sur la protection du climat mondial et sur le marché des émissions de carbone.
- Il faudrait en principe deux ans pour négocier un nouvel accord et encore deux ans pour obtenir sa ratification par les pays, ce qui nous amène à 2012.
3. Quelles incidences les décisions du dernier Sommet du G-8 auront-elles sur les pourparlers relatifs aux changements climatiques?
- Le Sommet du G-8+5, auquel le Secrétaire général a assisté, a rassemblé les pays développés et en développement les plus gros producteurs de gaz à effet de serre. Il a été une bonne occasion d'échanger des vues et, espérons-le, de s'entendre sur les mesures qui s'imposent.
- Cela étant, le principal espace de négociation pour trouver une riposte commune face aux changements climatiques est la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dont la prochaine conférence doit avoir lieu à Bali au début décembre.
4. L'initiative récente du Président Bush influera-t-elle sur les chances de parvenir à un accord à Bali?
- On ne peut que se féliciter que les États-Unis d'Amérique aient décidé de prendre l'initiative du débat sur la politique à adopter concernant les changements climatiques après 2012, dans le cadre de la Convention. Leur proposition est conforme aux grands objectifs de la Convention, en particulier en termes d'adaptation, de technologie et de sylviculture.
- L'initiative américaine a pour but de faire passer le débat sur les changements climatiques au niveau supérieur et d'accélérer les pourparlers. Elle est conçue pour nourrir les négociations formelles tenues dans le cadre de la Convention et appuyer l'initiative du Secrétaire général qui rassemblera les dirigeants du monde entier autour de ce thème. Il est impératif de lui donner un prolongement en entamant les négociations à Bali en décembre.
5. Qu'en est-t-il des autres initiatives annoncées récemment par d'autres pays comme le Japon, la Chine ou le Canada?
- Le Secrétaire général est d'avis que ces initiatives récentes sont très encourageantes.
- Ces mesures nationales montrent bien le nouveau sentiment d'urgence que ressentent les pays à propos des changements climatiques ainsi que leur empressement à prendre des mesures dignes de ce nom.
6. À l'heure actuelle, en quoi consiste le rôle des envoyés spéciaux?
- Le Secrétaire général prévoit d'inviter ses envoyés spéciaux à se lancer dans une nouvelle série de consultations avec les gouvernements afin de l'aider à mieux définir et planifier le programme de travail de la réunion.
- Il se réjouit à la perspective de poursuivre sa collaboration avec ces trois personnalités internationales qui jouissent d'une grande renommée.
7. Les pays développés doivent-ils réduire leurs émissions avant que les pays en développement prennent à leur tour des mesures?
- Tous les pays ont un rôle à jouer. Les pays industrialisés doivent prendre l'initiative car ils ont jusqu'à présent été les plus gros producteurs d'émissions et ont les ressources et les moyens technologiques nécessaires pour réduire les émissions.
- Les pays en développement, qui ont moins de moyens, ne doivent pas être forcés de choisir entre la réduction des émissions et la lutte contre la pauvreté. Au fur et à mesure qu'ils se développeront et que leurs émissions augmenteront, ils devront toutefois participer davantage à la limitation et à la réduction des émissions et pour cela recevoir une aide.