Message du Secrétaire général à
l’occasion du soixantième anniversaire
de la Charte des Nations Unies
26
juin 2005
Il y a 60 ans, les représentants de 50 pays signaient
à San Francisco la Charte des Nations Unies.
Au nom des peuples des Nations Unies, ils se sont déclarés
résolus à préserver les générations
futures du fléau de la guerre, selon une formule
dorénavant gravée dans la mémoire
collective de l’humanité.
Ils ont proclamé à nouveau leur foi dans
les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité
et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité
de droit des hommes et des femmes, ainsi que des nations
grandes et petites.
Ils se sont engagés à créer les
conditions nécessaires au maintien de la justice
et du respect du droit.
Ils ont promis de favoriser le progrès social
et d’instaurer de meilleures conditions de vie
dans une liberté plus grande.
Pendant plus de 60 ans, l’Organisation s’est
efforcée d’honorer leurs engagements.
Nos succès ont été nombreux. Nous
avons maintenu la paix dans beaucoup de situations.
Nous avons contribué à faire disparaître
la variole et la poliomyélite dans presque tous
les pays du monde. Nous avons donné à
des millions d’enfants une éducation à
laquelle leurs parents ne pouvaient même pas rêver.
Nous avons concouru à l’organisation d’élections
de l’Afghanistan au Burundi. Nous avons secouru
les victimes des catastrophes, comme celles du raz-de-marée
de l’océan Indien.
Mais nous avons aussi connu des échecs, le plus
cuisant sans doute étant de ne pas avoir empêché
le génocide rwandais.
Un nouveau siècle nous apporte de nouvelles menaces
et de nouveaux défis en même temps qu’il
nous ouvre aussi de nouvelles perspectives.
Les « meilleures conditions de vie dans une liberté
plus grande » de la Charte sont maintenant à
notre portée. Pour les atteindre, nous devons
progresser sur trois fronts à la fois : le développement,
la sécurité et les droits de l’homme.
Jamais dans l’histoire des Nations Unies l’audace
n’a été plus nécessaire dans
les décisions. Mais jamais les circonstances
n’ont été plus favorables.
En septembre, le Sommet mondial de 2005 offrira aux
dirigeants de 191 pays l’occasion de saisir cette
chance. Avec le soutien des peuples du monde, c’est-à-dire
avec votre appui et vos encouragements, je suis convaincu
qu’ils le feront.
Je vous remercie.
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