
Mise en partage de l'information sur l'état de préparation et les plans pour imprévus au sujet du problème de l'an 2000
Ministère de l'Information & de la Communication, République de Corée du sud
1. Introduction
Le problème de l'an 2000 est reconnu comme une crise mondiale dont l'impact s'étend à tous les pays de la planète. Désormais, la coopération internationale s'impose pour le pallier. Pour remédier avec efficacité à cette situation, les Etats membres doivent mettre en partage des informations détaillées et leurs expériences. Ces données pourraient porter sur les manières de règler le problème, les fabricants et les vendeurs de matériel approprié, les plans pour imprévus dans les secteurs d'importance cruciale, le respect des engagements pris ou le soutien financier aux pays en développement. Pour encourager le règlement des difficultés au niveau des systèmes intégrés plus spécifiquement, il est vital de centraliser les informations des fabricants disséminées à travers le monde. Un réseau international de partage de l'information pourrait amoindrir la difficulté d'obtenir des données sur les solutions au problème de l'an 2000, dans les systèmes intégrés par exemple. De plus, cela permettrait de formuler plus rapidement des plans internationaux pour imprévus.
2. Coopération entre Etats membres et avec les organisations internationales
Le problème de l'an 2000 ne borne pas son impact à l'échelle d'un pays. Des secteurs cruciaux comme les télécommunications, l'aviation, l'énergie nucléaire, les banques, l'industrie du pétrole et du gaz et le transport maritime pourraient susciter de sérieuses difficultés non seulement dans le pays connaissant des problèmes Y2K mais aussi à l'échelle internationale. L'état de préparation pour pallier au problème de l'an 2000 dans les pays en développement est encore en zone rouge. La mise en partage de l'information a pour but de promouvoir la coopération entre Etats membres et d'établir un cadre de coopération au profit de ces nations et des organisations internationales.
Sensibilisation au problème
Les organisations internationales et les Etats membres doivent annoncer publiquement quel est l'état de leur préparation à ce problème pour encourager la recherche de solutions dans les secteurs industriels particulièrement exposés à ce bogue. En outre, les organisations internationales devraient lancer une vaste campagne d'information au profit des Etats membres qui ne sont peut-être pas au courant de ces questions.
Soutien financier
Bien des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique ayant eu des difficultés économiques, les mesures de préparation au problème de l'an 2000 ont été retardées par suite d'un manque de fonds et d'intérêt. Or, les crédits affectés au règlement de ce problème sont vitaux dans certains secteurs cruciaux comme indiqué ci-dessus. Vu que la solution coûtera très cher, l'octroi d'un financement par la Banque mondiale ou les pays développés serait de nature à soulager le fardeau des pays en développement dans les branches critiques pour le commerce international et les opérations interdépendantes comme l'aviation, le transport maritime, les télécommunications, la finance et les banques et les centrales électriques.
Soutien au règlement du problème
Il y a bien des façons de formuler une stratégie internationale pour s'aider mutuellement à régler ce problème de manière économique. La mise en partage de l'information est sans aucun doute bénéfique pour ceux à qui l'on doit prêter concours en vue de collecter des informations précieuses sur la technologie, les experts en la matière, les fabricants de matériel, etc. Ces informations pourraient inciter les Etats membres à établir un cadre plus propice à la coopération. Les gouvernements qui ont besoin d'assistance technique, d'avis d'experts et de la coopération des fabricants pourraient mettre en partage des solutions ou des informations utiles par l'entremise de ce réseau de données commun.
Plans pour imprévus
Des plans pour imprévus devraient être dressés à l'échelle internationale pour les grands secteurs de l'économie. Des plans internationaux pour imprévus devraient spécifiquement être axés sur l'aviation, le transport maritime, la finance et les télécommunications. Il y aurait lieu de considérer l'établissement d'une ligne téléphonique rouge internationale pour la gestion des crises.
3. Suggestion pour la mise en partage de l'information
La mise en partage de l'information pourrait être propice à la mobilisation de fonds, la sensibilisation au problème, la recherche de solutions et l'élaboration de plans pour imprévus.
Création d'un comité directeur international pour chaque secteur principal
'avons déjà indiqué, il existe des secteurs économiques d'importance foncièrement cruciale comme les banques et la finance, les télécommunications, l'électricité et l'énergie nucléaire, le pétrole et le gaz, le transport maritime et les ports ainsi que l'aviation qui nécessitent une coopération internationale. Pour chacun de ces secteurs, la Corée suggère que les Etats membres mettent sur pied un comité international via l'Internet par l'entremise duquel l'on pourrait mettre en partage des informations précises et dresser des plans internationaux pour imprévus. Ce comité pourrait être constitué de responsables gouvernementaux, d'experts de l'industrie ou d'effectifs d'organisations internationales. Une liste de correspondants devrait être dressée pour pouvoir prendre des mesures immédiates, en cas de besoin. La coordination pourrait être assurée par le Groupe de travail sur l'informatique. Des organisations régionales comme l'APEC, l'OEA et l'EU et des organisations internationales telles que l'UIT, l'AIEA et l'IATA pourraient être un bureau central pour l'échange d'informations. La mise en partage de données entre ces organisations et les comités directeurs internationaux supporterait d'être plus active et le Groupe de travail sur l'informatique des Nations unies pourrait coordonner ces activités en créant des pages Web, en tenant régulièrement des réunions et en assurant le transfert de l'information. De plus, la réglementation internationale et les questions juridiques pourraient faire l'objet de discussions par le biais des comités directeurs internationaux coordonnés par le Groupe de travail sur l'informatique.
Mise en place d'un système de mise en partage de l'information via l'Internet
Il faut étoffer les données fournies par les sites Web pour fournir des informations détaillées sur les grands secteurs de haute technologie. Des renseignements spécifiques sur les systèmes intégrés tels que ceux du système médical, des installations automatisées sur navire et dans les ports ainsi que sur les fabricants et vendeurs de matériels sont vitales pour ceux qui se servent de systèmes importés. L'information devrait préciser les problèmes rencontrés actuellement avec certains modèles, marques et années de production. L'on pourrait inclure les solutions recommandées ainsi que des cas types.
L'organisation d'une conférence virtuelle pourrait être un autre moyen d'échanger des informations pratiques. L'Internet pourrait être un vecteur de communication d'importance considérable à ce sujet. Ce type de conférence établirait un environnement ouvert entre experts et personnes à la recherche d'une solution. En l'absence d'informations sensibles, le contenu des discussions pourrait être communiqué au public qui y trouverait des informations précieuses.
Les informations liées aux questions opérationnelles transfrontalières comme contrôles du trafic aérien, transport maritime, télécommunications, transactions financières, douanes et immigration et plans pour imprévus devraient être mises en partage pour éviter l'effet de domino dans la communauté internationale.
Les experts de système doivent mettre en partage les informations dont ils disposent pour soutenir les pays en développement. Les pays développés peuvent les aider en leur envoyant des experts sur le problème de l'an 2000. Les pays en développement pourrait offrir une main d'oeuvre rentable pour programmer la conversion des systèmes. Les chiffres sur les effectifs affectés au problème de l'an 2000 pourraient être des ressources utiles à la fois pour les pays développés et les nations en développement.
Elaboration d'un système international attestant la menée d'efforts au sujet du problème de l'an 2000
a question de certifier la menée d'efforts pour pallier le problème de l'an 2000 est une question importante dans les échanges et les services internationaux.
Cette attestation permettrait de prouver aux clients et aux compagnies que le fabricant ou le prestataire d'un service a consenti un effort de base pour régler le problème Y2K dans ses produits, services et procédés industriels. De la sorte, le milieu industriel et les consommateurs pourraient plus rapidement et facilement accéder aux informations, que les parties opposées aient été certifiées ou non. Par conséquent, chaque pays doit créer un service d'inspection de ces efforts par des associations et des commissions agréées. Les Etats membres pourraient coopérer en vue d'étendre leur plan d'attestation d'effort à l'établissement d'un système de reconnaissance mutuelle par le biais de pages sur le Web. De plus, ce système international d'attestation pourrait permettre la mise en partage d'informations sur les entreprises et industries, produits et services certifiés et la reconnaissance mutuelle des certificats des deux parties. L'on pourrait ainsi accélérer le règlement de ce problème à l'échelle internationale.