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Programme « pétrole contre nourriture »
En bref – Eau et assainissement
Le programme « pétrole contre nourriture »
a été établi en avril 1995 à titre de mesure temporaire pour pallier les
conséquences involontaires qu’avaient pour la population civile
iraquienne les sanctions imposées par l’Organisation des Nations
Unies. Les premières exportations de pétrole qui devaient servir à payer
des fournitures humanitaires ont eu lieu dans le cadre du programme en
décembre 1996 et les premières livraisons de vivres sont arrivées en
mars 1997.
Le programme « pétrole contre nourriture » couvre aujourd’hui
24 secteurs dans lesquels des besoins existent. Il a empêché les
services publics et l’infrastructure de se dégrader encore davantage et
a fait une grande différence dans la situation humanitaire du pays tout
entier.
Le système
d’approvisionnement en eau en Iraq s’est détérioré de façon
spectaculaire au début des années 90. Le recul de la production d’eau
potable a atteint jusqu’à 40 % et la quantité d’eau disponible par
personne pour son usage quotidien a diminué, passant de 330 litres à 218
litres par jour à Bagdad; de 270 à 171 litres par jour dans les autres
zones urbaines; et de 180 à moins de 91 litres par jour dans les zones
rurales.
Le système de
traitement des eaux en Iraq comporte 218 stations traditionnelles de
traitement des eaux et 1 191 unités mobiles compactes de traitement des
eaux qui desservent principalement les zones rurales. Une récente
évaluation de 278 unités mobiles de traitement des eaux dans les
gouvernorats du sud et du centre a mis en évidence un meilleur rendement
imputable aux apports du programme « pétrole contre nourriture » –
pompes, chlorateurs et générateurs –.
Approvisionnement en eau en Iraq avant et après le programme
« pétrole contre nourriture » |
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Les fonds tirés du
programme « pétrole contre nourriture » ont contribué à faire cesser la
détérioration des installations d’approvisionnement en eau en Iraq.
Suite à la réfection des réseaux dans les
gouvernorats du centre et du sud, les fuites d’eau ont diminué en
passant de 40 à 30 % et dans la ville de Dahouk au nord, un nouveau
projet d’approvisionnement en eau a permis l’alimentation en eau potable
de 250 000 personnes. Dans les zones urbaines iraquiennes,
l’approvisionnement en eau potable par habitant et par jour s’est
amélioré et est passé de 166 litres en 1997 à 197 litres actuellement.
Toutefois, l’accès à l’eau potable demeure profondément insuffisant. On
estime que 500 000 tonnes métriques d’eaux d’égout non ou partiellement
traitées sont déversées chaque jour dans le Tigre et l’Euphrate – les
principales sources d’alimentation en eau de l’Iraq. Cette situation est
aggravée par le fait que de nombreux réseaux d’adduction d’eau et
d’assainissement sont en mauvais état.
Dans l’ensemble des
gouvernorats du nord, plusieurs milliers de
personnes ont bénéficié de l’installation de pompes et d’appareils de
javellisation. Des analyses bactériologiques et chimiques révèlent que
98 % des échantillons d’eau potable dans les zones urbaines répondent
maintenant aux directives établies par l’Organisation mondiale de la
santé (OMS).
Les interventions
d’approvisionnement en eau potable des villes sont principalement axées
sur les trois grandes villes du nord, à savoir Dahouk, Arbil et
Soulaïmaniyah, qui comptent environ 1,5 million d’habitants. On procède
actuellement à un certain nombre de remises en état et de prolongations
des réseaux d’approvisionnement en eau. On a prolongé les réseaux
d’adduction d’eau et les égouts tandis que, depuis le début du
programme, le taux d’approvisionnement en eau des ménages dans les zones
urbaines s’est maintenu à son niveau actuel de 96,4 %.
Dans les zones rurales, l’ONU a introduit des projets
d’approvisionnement en eau dans plusieurs villages dont tous les ménages
sont maintenant directement connectés à une source commune d’adduction
d’eau. Tous ces projets ont une composante traitement des eaux pour
améliorer la qualité de l’eau. Dans tous les gouvernorats du nord,
l’installation de pompes et de chlorateurs a bénéficié à plusieurs
centaines de milliers de personnes. |