|
Programme
« pétrole contre nourriture »
En
bref – Électricité
Le programme
« pétrole contre nourriture » a été établi en avril
1995 à titre de mesure temporaire pour pallier les conséquences
involontaires qu’avaient pour la population civile iraquienne les
sanctions imposées par l’Organisation des Nations Unies. Les
premières exportations de pétrole qui devaient servir à payer des
fournitures humanitaires ont eu lieu dans le cadre du programme en
décembre 1996 et les premières livraisons de vivres sont arrivées
en mars 1997. Le programme « pétrole contre
nourriture » couvre aujourd’hui 24 secteurs dans
lesquels des besoins existent. Il a empêché les services publics
et l’infrastructure de se dégrader encore davantage et a
fait une grande différence dans la situation humanitaire du pays
tout entier.
Environ
75 % de la capacité installée iraquienne de production d’électricité
a été partiellement endommagée ou détruite pendant la guerre du
Golfe.
Dans
15 gouvernorats du centre et du sud, la puissance disponible a
augmenté de 900 mégawatts entre 2001 et 2002. Le nombre et la
durée des coupures d’électricité a diminué et, pendant la
période de pointe de l’été 2002, aucune coupure d’électricité
n’était prévue à Bagdad.
Dans
les trois gouvernorats du nord, le Programme de développement des
Nations Unies (PNUD) réalise un programme de remise en état du
réseau électrique comportant quatre composantes principales :
la production, le transport, la transformation et la distribution d’électricité.
Pour la première fois depuis 15 ans, des postes de
transformation sont en construction dans le nord de l’Iraq.
Les
gouvernorats du nord d’Erbil et de Soulaymaniyah sont fortement
tributaires de l’électricité et ont été gravement affectés
par la sécheresse de trois ans (1999-2001) qui a fortement réduit
l’approvisionnement. Pour compenser la baisse de production, l’ONU
a fourni plus de 2 000 générateurs, de petite ou moyenne
capacité, pour fournir de l’électricité dans les cas d’urgence
aux équipements humanitaires essentiels, tels que les stations de
pompage et les hôpitaux. Le PNUD a installé trois générateurs
diesel de 29 MW, soit un dans chacun des gouvernorats du nord,
afin de compenser la baisse de capacité des barrages de Dohah et de
Durbandikhan. Les gouvernorats de Soulaymaniyah et d’Erbil
disposent maintenant de suffisamment d’électricité, produite par
le réseau, pour répondre à leurs besoins humanitaires minimums.
|