Le 5 novembre 2002

Pétrole contre nourriture

 

Mise à jour hebdomadaire pour la période allant du 26 octobre-1 novembre 2002  

    

Le 1er novembre 2002, une équipe de cinq inspecteurs indépendants des Nations Unies est arrivée au point de passage d’Ar’ar à la frontière entre l’Iraq et l’Arabie saoudite, pour mettre la dernière main à l’établissement d’un poste d’inspection des Nations Unies à ce point de passage frontalier. Le poste d’inspection d’Ar’ar, dont l’ouverture est prévue le 8 novembre 2002, sera le cinquième point de passage frontalier autorisé pour l’importation d’articles au titre du programme « pétrole contre nourriture ». Les inspecteurs indépendants des Nations Unies postés aux différents points de passage autorisés confirment et vérifient la livraison de fournitures humanitaires à l’Iraq uniquement au titre du programme « pétrole contre nourriture ». Les quatre autres points de passage sont : Trebil, à la frontière entre l’Iraq et la Jordanie; Al-Walid, à la frontière entre l’Iraq et la Syrie; Zakho, à la frontière entre l’Iraq et la Turquie; et le port d’Oum Qasr dans le Golfe.

Le 28 octobre 2002, le Comité des sanctions créé par la résolution 661 (1990) du Conseil de sécurité (Comité 661) a approuvé une liste d’environ 6 000 articles de fournitures humanitaires. Les contrats de fourniture de ces articles ne devront plus être examinés par la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies (COCOVINU) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ou le Comité créé par la résolution 661 (1990), mais plutôt approuvés au titre d’une procédure accélérée par le Bureau chargé du Programme Iraq. La liste, dressée conjointement par le Bureau chargé du Programme Iraq, la COCOVINU et l’AIEA, dans le cadre des nouvelles procédures établies par la résolution 1409 (2002) du Conseil de sécurité, s’étend à l’ensemble des produits alimentaires, médicaments de base et fournitures médicales, au mobilier, au papier d’imprimerie, aux outils pédagogiques et éducatifs, aux semences agricoles et aux engrais ainsi qu’aux matériaux de construction de base.

Les exportations de pétrole iraquien dans le cadre du Programme - soit en moyenne 2 760 000 barils par jour - sont passées de leur bas niveau de 5,1 millions de barils la semaine précédente à 19,3 millions de barils dans la semaine qui s’est achevée le 1er novembre. Les exportations de la semaine, d’une valeur estimée à 440 millions d’euros (430 millions de dollars, au prix et au taux de change actuels) ont été effectuées en 14 livraisons, huit à partir du terminal de chargement de
Mina-al-Bakr avec 11,9 millions de barils de pétrole et six de Ceyhan avec 7,4 millions de barils. Le prix moyen du pétrole brut iraquien était d’environ 22,65 euros (22,30 dollars) le baril.

Depuis le début de la phase XII actuelle du Programme, le 30 mai 2002, les acheteurs de brut iraquien ont enlevé près de 179 millions de barils sur les 475 millions approuvés par les inspecteurs de l’ONU au titre de 192 contrats, dont un nouveau approuvé durant la semaine considérée. Jusqu’à présent, les exportations de pétrole iraquien au titre de la phase XII ont rapporté environ 4 milliards 320 millions d’euros (4 milliards 310 millions de dollars). La phase XII se termine le 25 novembre 2002. Sachant que 72 % du montant total des recettes sont alloués au programme humanitaire conformément à la résolution 1330 (2000) du Conseil de sécurité, l’Iraq devrait exporter l’équivalent de près de 7 milliards de dollars durant la phase en cours pour pouvoir financer le budget de son programme humanitaire, soit 5 milliards de dollars.

Depuis le début du programme, le 10 décembre 1996, l’Iraq a exporté quelque 3,2 milliards de barils de pétrole pour un montant estimé à 38,6 milliards de dollars, et un revenu de 21,9 milliards d’euros (19,9 milliards de dollars). Des contrats d’une valeur de près de 39 milliards de dollars ont été approuvés par le Comité créé par la résolution 661 (1990) et le Bureau chargé du Programme Iraq pour l’achat de fournitures et d’équipements humanitaires divers, notamment des pièces de rechange et des équipements pour l’industrie pétrolière d’une valeur de 3,5 milliards de dollars. À ce jour, des fournitures et des équipements d’une valeur d’environ 24,9 milliards de dollars ont été livrés à l’Iraq, dont des pièces de rechange et des équipements d’une valeur de 1,5 milliard de dollars, tandis que d’autres fournitures et équipements d’une valeur de 10,1 milliards de dollars, pour lesquels des fonds sont disponibles, sont en cours de production ou de livraison, notamment des équipements pour l’industrie pétrolière d’une valeur de 1,8 milliard de dollars.

Par suite de la baisse des revenus durant les phases antérieures du Programme, on compte actuellement 1 552 contrats de fournitures humanitaires d’une valeur d’environ 2 milliards 990 millions de dollars qui ont été approuvés mais qui ne peuvent être financés. Les secteurs concernés par cette situation sont l’électricité (560 millions de dollars); l’agriculture (539 millions de dollars); la transformation de produits alimentaires (507 millions de dollars); la santé (309 millions de dollars); le logement (308 millions de dollars); l’eau et l’assainissement (286 millions de dollars); les télécommunications et les transports (241 millions de dollars); et l’éducation (235 millions de dollars).

Sur un montant total de 5 milliards 930 millions de dollars, représentant la valeur des contrats de fournitures humanitaires traités par le Secrétariat de l’ONU dans le cadre des nouvelles procédures établies par la résolution 1409 (2002) du Conseil de sécurité, des contrats d’une valeur d’environ 2 milliards 420 millions de dollars (40,7 %), parmi lesquels des contrats qui avaient été mis en attente par le Comité créé par la résolution 661 (1990), ont été approuvés par le Bureau chargé du Programme Iraq après avoir été examinés par la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies (COCOVINU) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour vérifier qu’ils ne comportaient pas d’articles figurant sur la liste des articles sujets à examen. La COCOVINU et l’AIEA ont classé plusieurs contrats d’une valeur de 3 milliards 220 millions de dollars (54,3 %) comme étant non conformes aux procédures fixées pour les marchandises figurant sur la liste et nécessitant des informations techniques complémentaires de la part des fournisseurs pour faire l’objet d’une décision définitive. À ce jour, des contrats d’une valeur de 323 millions de dollars (5,4 %) ont été considérés comme portant sur des articles figurant sur la liste, parmi lesquels des contrats d’une valeur de 2,8 millions de dollars ont été approuvés et des contrats d’une valeur de 19,3 millions de dollars rejetés par le Comité créé par la résolution 661 (1990).

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Pour tout complément d’information, prière d’appeler Mme Hasmik Egian, Bureau chargé du Programme Iraq au

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