Département des affaires politiques

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Amérique centrale

Les Nations Unies ont été grandement impliquées dans la recherche de la paix en Amérique centrale dont les divers conflits armés, aussi violents que longs, ont pris fin dans les années 90. Les observateurs de l'ONU ont surveillé les élections décisives de 1990 au Nicaragua. Les envoyés de l'ONU ont aidé à rédiger les accords de paix historiques au Salvador et au Guatemala dont l'application a été surveillée, dans les deux cas, par des missions de l'ONU déployées sur le terrain et gérées par le Département des affaires politiques.

Pour l'ONU, la phase de participation politique intensive est à présent terminée. Mais l'Organisation reste engagée en Amérique centrale, travaillent avec les gouvernements et la société civile pour permettre la consolidation de la paix.

Le Département des affaires politiques continue de suivre et d'analyser les derniers développements dans la région et rédige, deux fois par an, le Rapport du Secrétaire général sur la situation en Amérique centrale. Le Département travaille également en collaboration avec le PNUD et les équipes pays de l'ONU en Amérique centrale afin d'établir des évaluations communes et de s'assurer que les programmes d'aide de l'ONU contribuent à l'avancée des objectifs en matière de consolidation de la paix.

Le crime organisé étant, de plus en plus, une source d'inquiétude dans la région, le Département s'est chargé de coordonner les efforts déployés au cours de l'année 2004 pour lancer une enquête internationale sur les « groupes clandestins », suite à la demande d'aide faite par le Gouvernement guatémaltèque auprès de l'ONU.

Après la fermeture, en 2004, de la Mission de vérification des Nations Unies au Guatemala (MINUGUA) qui était depuis dix ans dans le pays, le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme a créé un bureau au Guatemala en juillet 2005. Le bureau a pour mandat d'observer les derniers développements en matière de respect des droits de l'homme et de fournir conseils et formations aux différentes branches du gouvernement, aux autres institutions de l'Etat ainsi qu'aux organisations de la société civile.

Comme il est souligné dans le dernier rapport du Secrétaire général, la vigilance sera indispensable. Bien que l'Amérique centrale ait accompli de grands pas en avant, la région demeure à la fois violente et volatile. La corruption est un phénomène endémique ; les institutions démocratiques et les partis politiques sont faibles. Le respect des droits de l'homme est encore très inégal. Et, en dépit des progrès réalisés dans l'administration de la justice, certains secteurs marginalisés n'ont qu'un accès limité à celle-ci, ce qui accroît l'impunité. Le manque de sécurité publique est devenue une préoccupation majeure étant donné qu'il affecte la vie quotidienne des populations ainsi que les politiques nationales.