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Afrique du Sud
[Original : anglais]
[24 juin 1999]
Extrait de A/54/260L'Afrique du Sud estime que le problème de la prolifération des armes légères et de petit calibre doit être considéré dans une vaste perspective incluant la maîtrise des armements et le désarmement, le rétablissement de la paix après les conflits, la prévention des conflits et le développement socioéconomique. Toutes ces dimensions doivent être articulées au sein d'une stratégie intégrée qui permette de recenser et d'évaluer les priorités et de déterminer les mesures réalistes qu'il convient de prendre en vue d'endiguer et de réduire la prolifération des armes légères et de petit calibre.
L'Afrique du Sud considère qu'il est indispensable de définir une approche régionale visant à faire face au problème de la prolifération incontrôlée des armes légères et de petit calibre, qui réponde aux préoccupations des régions et soit progressive. Dès lors que chaque région du monde définira ses propres moyens d'action face à l'accumulation excessive et déstabilisatrice des armes légères et de petit calibre, les éléments essentiels au traitement global et efficace du problème seront en place.
En réponse au rapport du Secrétaire général sur les armes légères (A/53/169/Add.3), l'Afrique du Sud a déclaré que la conférence internationale sur le commerce illicite des armes sous tous ses aspects devrait se tenir après 1999 afin de permettre aux gouvernements et aux organisations régionales de partager leurs expériences et de faciliter le dialogue. La conférence devrait avoir pour objectif de consolider la coopération de manière à éviter les initiatives faisant double emploi et à optimiser l'utilisation des ressources limitées. La conférence devrait formuler un plan de lutte contre la prolifération des armes légères, en s'appuyant sur l'expérience acquise dans le cadre des politiques régionales.
L'Afrique du Sud a donc accueilli avec satisfaction la décision prise par l'Assemblée générale dans sa résolution 53/77 E convoquer, au plus tard en 2001, une conférence internationale sur le commerce illicite des armes sous tous ses aspects.
Portée
L'Afrique du Sud estime que la portée de cette conférence doit être suffisamment vaste pour englober dans le commerce illicite des armes sous tous ses aspects, les questions recensées notamment dans le rapport du Secrétaire général sur les armes légères (A/52/298). Si l'on veut que la conférence internationale s'attaque efficacement au problème du trafic illégal des armes sous tous ses aspects, sa portée ne doit pas se limiter au seul commerce illicite des armes, mais inclure le commerce «légal». Ce n'est que par une plus grande transparence et une meilleure maîtrise du commerce légal des armes que la communauté internationale pourra endiguer le commerce illicite.
Objectif
L'Afrique du Sud estime que la conférence doit avoir pour objectif de consolider la coopération dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre de manière à éviter les initiatives faisant double emploi et à optimiser l'utilisation des ressources limitées. À cet égard, la conférence devrait élaborer un plan d'action en s'appuyant sur l'expérience acquise dans les différentes régions pour lutter contre le problème de la prolifération.
Ordre du jour
La conférence devrait se donner un ordre du jour global permettant d'examiner l'ensemble des approches et des mesures adoptées aux plans national et régional pour faire face à la prolifération des armes légères et de petit calibre. L'ordre du jour devrait notamment prévoir l'examen de plusieurs options concernant l'élaboration d'un instrument international juridiquement contraignant relatif aux armes légères, l'adoption de critères ou de principes directeurs relatifs au transfert des armes légères et à la destruction des stocks d'armes excédentaires et l'étude de questions telles que la transparence et les échanges d'informations.
La conférence fournira aux gouvernements, aux organisations internationales et régionales et à la communauté des organisations non gouvernementales une occasion idéale de former des partenariats en vue de mobiliser l'opinion publique et le monde politique face aux problèmes liés à la prolifération des armes légères et de petit calibre. La conférence devrait en conséquence se pencher sur le rôle que peuvent jouer les organisations non gouvernementales pour aider les gouvernements à obtenir le soutien de l'opinion publique et du monde politique et contribuer à la compilation de données fiables sur la prolifération des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects. Les organisations non gouvernementales devraient à ce titre participer pleinement à la conférence.
Date
Plusieurs conférences consacrées entre autres au désarmement devant se tenir en 2000, l'Afrique du Sud est favorable à ce que la conférence internationale sur les armes légères ait lieu pendant le deuxième semestre de 2001.
Comité préparatoire
Le choix du deuxième semestre de 2001 pour la tenue de la conférence laissera également au Comité préparatoire à composition non limitée le temps nécessaire pour mener à bien ses travaux. Ce dernier devrait arrêter des dates précises afin de permettre à l'Assemblée générale de prendre une décision à sa cinquante-cinquième session. Pour qu'une conférence internationale donne lieu à des résultats concrets, il est impératif de mener des activités préparatoires aux plans national, régional et international tenant compte des opinions de tous les États Membres, des organisations régionales et sous-régionales, des organismes internationaux et des experts travaillant sur le terrain. Le processus officiel de préparation d'une conférence internationale ne devrait donc pas commencer avant qu'une décision nette n'ait été prise par l'Assemblée générale à sa cinquante-quatrième session, sur la base des opinions exprimées par les États Membres relativement à l'objectif, à la portée, à l'ordre du jour, aux dates et au lieu de ladite conférence, du rapport du Secrétaire général sur les armes légères (A/52/298) et des recommandations du Groupe d'experts gouvernementaux constitué en application de la résolution 52/38 J, qui auront été présentées à l'Assemblée générale à sa cinquante-quatrième session. Le Comité préparatoire devra se réunir au moins trois fois pour garantir la suffisance des préparatifs de la conférence. Le lieu des réunions préparatoires devra être choisi avec soin en vue de permettre au plus grand nombre d'y assister, notamment les participants venant d'États aux prises avec le problème de la prolifération des armes légères et de petit calibre.
Lieu
Tout en se félicitant de l'offre du Gouvernement suisse d'accueillir la conférence à Genève, l'Afrique du Sud estime que cette offre ne préjuge ni n'exclut aucune autre offre, notamment de la part de régions du monde où le commerce et la prolifération illicites d'armes légères et de petit calibre sont les plus courants.