QUESTION: L'un des principaux objectifs de toute l'Organisation des Nations Unies - l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité et le Secrétariat - est d'aider à maintenir la paix dans le monde. Or, l'Assemblée générale n'a absolument rien fait à propos des crises mondiales. Est-ce là une lacune de la part de l'Assemblée générale que vous avez omis de mentionner dans le cadre de vos suggestions?
Le PRESIDENT: Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une lacune de la part de l'Assemblée : elle ne fait que reconnaître les réalités. Ici encore, l'Organisation des Nations Unies, et en particulier l'Assemblée générale, reflète clairement les réalités auxquelles nous faisons face dans ce monde aujourd'hui, que celles-ci nous plaisent ou non. De plus, l'Assemblée générale, comme nous le savons tous, n'est pas un parlement; c'est une assemblée d'Etats, et pour qu'un problème soit examiné, il faut au moins qu'une délégation prenne l'initiative de saisir l'Assemblée d'une question, soit en demandant l'inscription d'un point à l'ordre du jour soit en présentant un projet de résolution, soit encore en demandant à une Commission de soumettre une question à l'Assemblée plénière.
Les problèmes que vous avez mentionnés sont présents à l'esprit de nombreuses personnes, voire de tous, mais le fait que l'Assemblée générale ne les a pas examinés est, à mon avis - et je me répète - une reconnaissance des réalités concrètes du monde extérieur. D'un autre côté, le fait que l'Assemblée n'a pas examiné ces questions ne veut pas dire qu'elle a failli à sa tâche. L'Assemblée est entièrement libre de décider des questions qu'elle va examiner, et quand à l'occasion elle décide prudemment de ne pas tenir de débat, c'est sa prérogative.
QUESTION: Pour revenir sur une question antérieure, Monsieur le Président, pensez-vous que ce soit se leurrer d'illusion ou faire preuve d'hypocrisie que de penser que les négociations globales dans le domaine économique puissent aboutir avant des négociations globales sur l'unité politique?
Le PRESIDENT: Je pense que les deux questions des solutions politiques et des solutions économiques aux problèmes mondiaux sont très étroitement liées, et que c'est la raison pour laquelle nous parlons si souvent - et c'est moi qui en parle -de la nécessité de susciter la volonté politique pour arriver à un accord sur la question des négociations globales, où il s'agit en fait de procéder à des négociations sur la restructuration du système économique mondial ou des relations économiques internationales. C'est spécifié dans la résolution 34/138 de l'Assemblée générale, qui est la base des efforts visant à mettre en route le processus des négociations globales. Les problèmes politiques et les problèmes économiques sont très étroitement liés les uns aux autres, du moins dans la mesure où ils font que toutes les parties en cause - et j'entends à la fois le Nord et le Sud - soient décidées à un accord sur les questions qui restent à résoudre avant que nous puissions lancer les négociations globales.
QUESTION: Vous parlez de "volonté politique" tandis que moi je parle "d'unité politique". S'agit-il de la même chose?
Le PRESIDENT: Non. Ce n'est pas la même chose. Mais, permettez-moi de vous poser une question, je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire par "unité politique": de qui s'agit-il? De l'Organisation des Nations Unies en tant qu'organe?
QUESTION: Oui. Si l'on considère que les Nations Unies ne sont pas véritablement unies sur le plan politique.
Le PRESIDENT: Dans ce sens, j'espère au moins que les dirigeants des pays qui s'intéressent aux négociations globales sont prêts à aller de l'avant avec ce processus très important, même en l'absence d'unité politique au sens dont vous parlez. Nous faisons des efforts en vue de réaliser l'unité politique je pense depuis l'époque de la Société des Nations, en tout cas depuis la création de l'ONU, et je ne peux contester ce que vous avez dit, à savoir que les Nations Unies, à l'occasion, ne sont pas entièrement unies.
QUESTION: Monsieur le Président, à quoi faisiez-vous allusion quand vous avez dit qu'il était possible d'éviter des confrontations inutiles et des revers dans de nombreux domaines? Pensez-vous que ce serait une bonne idée, pour gagner du temps, de tenir un seul débat à l'Assemblée au sujet de la Palestine et du Moyen-Orient au lieu d'en avoir un sur chacune de ces questions?
Le PRESIDENT: Vous venez là de poser deux questions. Premièrement, je voudrais rappeler encore une fois des questions que j'ai mentionnées précédemment, mais aussi le fait que par rapport aux assemblées précédentes, nous avons adopté un plus grand nombre de questions par consensus. Il en a été ainsi en particulier à la Première Commission.
Pouvez-vous maintenant me rappeler la deuxième moitié de votre question?
QUESTION: Seriez-vous en faveur de l'idée de tenir un seul débat sur la Palestine et le Moyen-Orient au lieu d'en tenir un sur chacune de ces questions?
Le PRESIDENT: Oui, je serais en faveur de regrouper les questions. C'est une proposition que les ambassadeurs ont faite l'année dernière et qui figurait aussi dans le rapport que le Secrétaire général a présenté à la deuxième session de l'Assemblée générale. Elle a également été soumise au Bureau mais n'est jamais allée plus loin. Il s'agissait de regrouper des questions sous une rubrique.
A titre d'exemple, je pense qu'on pourrait très bien regrouper toutes les questions dont s'occupe la Première Commission et qui ont trait aux zones dénucléarisées ou zones de paix, de les regrouper toutes dans le cadre d'une grande question, au lieu de les examiner chacune séparément. A mon avis, on pourrait faire la même chose, aussi, d'une manière ou d'une autre, pour les questions qui ont trait au Moyen-Orient.
QUESTION: Nous reconnaissons tous l'efficacité avec laquelle vous avez assumé la présidence de l'Assemblée. Vous avez eu une occasion exceptionnelle de voir les efforts qui sont nécessaires pour aborder les problèmes, et les résultats auxquels ces efforts aboutissent.
Récemment, de nombreuses critiques ont été dirigées contre l'ONU. Pensez-vous que ces critiques soient justes?
Le PRESIDENT: Je ne sais pas de quelles critiques vous parlez. Je vais donc vous donner une réponse générale qui, je l'espère, vous satisfera.
Une organisation comme l'ONU prête inévitablement le flanc aux critiques. La question à se poser est la suivante: s'agit-il de critiques positives, constructives, ou cherche-t-on à détruire l'Organisation? Une fois cette distinction faite, je dirais que toute critique constructive devrait être la bienvenue.
En ce qui concerne l'autre catégorie de critiques, il faut soit y répondre, soit mettre en relief les réalisations des Nations Unies dans leur ensemble. Là encore, je pense que j'ai parlé de cette question lorsque je me suis entretenu avec vous le jour ou le lendemain de mon élection. Je pense qu'il n'est pas juste que l'opinion publique - les médias et les parlements et parfois les gouvernements - lorsqu'ils considèrent les Nations Unies en tant que système, voient uniquement l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité, parce que c'est là où les choses se passent, où le drame se déroule et où l'histoire se fait, et rendent rarement compte des activités des instances spécialisées qui, à mon avis, accomplissent pour la plupart, pour ne pas dire toutes, une tâche remarquable.
"A l'occasion de la JOURNEE DES DROITS DE L'HOMME qui a été célébrée à New York le mardi 10 décembre, les fonctionnaires de l'Organisation des Nations Unies ont tenu une réunion en l'honneur de collègues détenus ou privés de toute autre façon de la jouissance de leurs droits fondamentaux. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Pérez de Cuellar, a rappelé aux fonctionnaires que c'était dans le contexte des horreurs de la Seconde guerre mondiale que des représentants des nations du monde entier avaient formulé la Déclaration universelle des droits de l'homme. Les décennies qui s'étaient écoulées depuis lors n'avaient pas assuré la reconnaissance universelle de la dignité inhérente et des droits inaliénables de la personne humaine. Le Secrétaire général a déclaré que, plus tôt dans la journée, il avait visité une exposition organisée au Siège des Nations Unies et dépeignant ce crime le plus infâme commis contre la vie et la dignité humaine: Auschwitz. M. Pérez de Cuellar a dit au personnel que "ici même, il y avait eu des rappels pénibles de violations des droits de l'homme".
"La seconde session ordinaire de 1985 du Conseil économique et social a pris fin après l'approbation d'un projet d'accord entre l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, l'ONUDI, qui a récemment été transformée en institution spécialisée. Le Conseil a également recommandé à l'Assemblée d'approuver ce projet ?aussitôt que possible?. Reconnaissant le rôle de coordination et les responsabilités globales de l'Assemblée générale et du Conseil économique et social, l'accord fixe des modalités de coopération entre la nouvelle organisation et l'Organisation des Nations Unies, et définit le rôle prééminent de l'ONUDI dans le renforcement des systèmes industriels des pays en développement".
?Dans une résolution sur l'assistance en faveur des étudiants réfugiés en Afrique australe, l'Assemblée générale a remercié le Botswana, le Lesotho, le Swaziland et la Zambie d'offrir un asile aux étudiants réfugiés et a prié le Haut Commissaire et le Secrétaire général d'organiser un programme approprié d'assistance à l'intention des réfugiés. La Commission de l'Assemblée chargée des questions sociales a adopté, sans procéder à un vote, une résolution sur la convention relative au génocide, demandant instamment à tous les pays qui ne l'avaient pas encore fait d'adhérer sans délai à la convention. Une autre résolution adoptée sans vote demandait la création d'un fonds de contributions volontaires pour les populations autochtones - destiné à apporter une assistance financière aux représentants de communautés autochtones pour leur permettre de participer aux délibérations d'un groupe de travail qui s'occupe de leur situation."
"La Commission de l'Assemblée chargée des questions économiques a adopté des projets de résolution sur les programmes spéciaux d'assistance économique, une Journée internationale des Volontaires, le rapport du Conseil du commerce et du développement, le rôle du personnel national qualifié dans le processus de développement, la coopération technique entre pays en développement et la coordination dans le cadre du système des Nations Unies. Aux termes du projet de résolution relatif aux programmes spéciaux d'assistance économique, l'Assemblée prierait le Secrétaire général de lui faire rapport en 1986 sur les moyens d'améliorer l'efficacité dans l'application des décisions prises par les organes intergouvernementaux."
Aux termes d'un autre projet de résolution, l'Assemblée inviterait les gouvernements à célébrer tous les ans le 5 décembre une Journée internationale des Volontaires et leur demanderait instamment de souligner le rôle important du volontariat. En ce qui concerne la coopération technique entre pays en développement, l'assemblée inviterait les organismes du système des Nations Unies à prendre les mesures nécessaires pour assurer l'application des décisions du Comité de haut niveau pour l'examen de la coopération technique entre pays en développement."
Donnez les grandes lignes, pour la réunion envisagée, d'un programme comprenant cinq activités, au moins, ayant pour but de préparer les intéressés à rendre compte de la question de façon régulière par le biais des moyens d'information locaux.
Exemples d'examen : Epreuve générale (P2)
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