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Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme

Lutte contre le terrorisme en Afrique australe

Le ministre namibien de la sûreté et de la sécurité, Mr Nangolo Mbumba, prend la parole lors d'une réunion régionale contre le terrorisme

Le ministre namibien de la sûreté et de la sécurité, Mr Nangolo Mbumba, prend la parole lors d'une réunion régionale contre le terrorisme.

L'Equipe spéciale de lutte contre le terrorisme (CTITF), en collaboration avec le Gouvernement de la Namibie, a organisé un atelier sur la "Mise en oeuvre régionale de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies en Afrique australe". Cet atelier s'est déroulé les 5 et 6 octobre 2011, à Windhoek, en Namibie.

Cet atelier avait pour objectif de promouvoir les connaissances et la bonne compréhension de la stratégie dans la région et rendre le cadre de la lutte contre le terrorisme de l'ONU plus approprié aux besoins pratiques sur le terrain.

Le Ministre de la sûreté et de la sécurité de la Namibie, M. Nangolo Mbumba, a noté que les lois relatives à la lutte contre le terrorisme et les mesures pratiques de renforcement de la coopération inter-agences et inter-états ne s'étaient pas vu accorder la priorité nécessaire. Selon lui, le faible investissement dans les mesures de lutte contre le terrorisme s'explique par la menace historiquement faible posée par les groupes terroristes locaux et internationaux de la région.

M. Mbumba a demandé aux gouvernements régionaux d'élargir leur marge de sûreté et de sécurité en adoptant une nouvelle approche de la lutte contre le terrorisme. "Toute attaque terroriste internationale majeure contre nos pays membres peut nous faire basculer dans une récession économique globale", a-t-il expliqué.

Le Coordonnateur résident de l'ONU, Alaphia Wright, a salué le rôle crucial de l'Equipe spéciale de lutte contre le terrorisme qui assure la coordination entre toutes les entités de l'ONU directement concernées par le terrorisme. Il a cependant demandé davantage d'efforts pour aborder le développement économique, l'enseignement, le chômage galopant, la pauvreté et l'intolérance sociale en tant que facteurs ayant un impact sur le terrorisme.

Dans son discours de clôture, M. Muhammad Rafiuddin Shah, Responsable du Bureau de l'Equipe spéciale de lutte contre le terrorisme, a souligné les conclusions clefs, à savoir la nécessité de mettre en place une approche d' "intégration des systèmes" qui comprenne "un mécanisme fondé et institutionnalisé soutenu par le gouvernement qui permette un échange fonctionnel et pratique des priorités et méthodes entre tous les acteurs concernés pour lutter contre le terrorisme grâce à une approche d'ensemble".

M. Shah a expliqué que les impératifs de sécurité et de développement régionaux, complétés par des systèmes de justice crédibles, "non seulement permettant aux Etats de remplir leurs responsabilités de protéger leurs citoyens contre le terrorisme, mais aussi créant un environnement basé sur l'état de droit qui prévienne de futures attaques terroristes", étaient nécessaires.

Les participants ont estimé que les défis liés à la mise en place de systèmes de justice crédibles pouvaient être surmontés par des mesures renforçant la confiance telles que la création d'associations ou de forums régionaux de responsables judiciaires ou juridiques pour échanger des informations et pratiques optimales, et trouver des solutions acceptables localement aux problèmes persistants. Aussi, le renforcement des capacités pourrait être amélioré grâce à des formations menées par les Nations Unies, des institutions judiciaires régionales appropriées et des systèmes judiciaires au niveau des praticiens.

Au sujet des défis liés à la lutte contre le financement du terrorisme, les participants étaient d'accord sur le fait que la coopération régionale sur la question pourrait aider les gouvernements à évaluer et arrêter le mouvement de fonds illicites de manière efficace.

Les participants ont noté que la coopération avec la police et les initiatives de renforcement des capacités en Afrique australe ont apporté de réels changements mais que le manque d'engagement durable entre les donateurs et la région pourrait saper cette réalisation. A ce sujet, les participants ont insisté sur l'importance du rôle des entités de l'Equipe spéciale de lutte contre le terrorisme en tant que facilitateurs d'assistance.

L'atelier a reçu le soutien des gouvernements de l'Allemagne, de l'Autriche, des Etats-Unis, de la Norvège, de la Suisse et de la Turquie.