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L’ouragan Sandy a suscité des débats mondiaux sur les questions de changement climatique et de réduction des risques de catastrophe

2 novembre 2012 - L’ouragan Sandy, un cyclone tropical dévastateur qui, la semaine dernière, a ravagé certaines parties des Caraïbes et des régions nord-est et mid-Atlantic des Etats-Unis, a suscité des discussions à l’échelle mondiale quant à la façon de réduire les risques de catastrophe et sur le rôle que joue le changement climatique dans les tempêtes d’une force comparable à Sandy.

L’ouragan Sandy fut d’une force dévastatrice et battu des records sans précédent de précipitations, d’inondations et de pression barométrique. La tempête fit plusieurs morts dont 60 à Haïti, plus de 70 aux Etats-Unis, deux aux Bahamas, un en Jamaïque et trois en République Dominicaine. En tout, les estimations portent à 1,8 millions le nombre de gens affectés par l’ouragan à Haïti et 500 000 à Cuba. Plusieurs hôpitaux, 375 centres médicaux et 2100 établissements scolaires ont été endommagés.

Dans un communiqué, Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies, a présenté ses condoléances aux millions de personnes sévèrement affectées par l’ouragan, s’adressant « à ceux qui ont perdu leurs proches ou leur foyer à travers un immense arc de destruction englobant les Etats-Unis et la région des Caraïbes. » Il a engagé le soutien total des Nations Unies dans le renforcement des systèmes relatifs à la réduction des risques de catastrophe d’échelle mondiale.

A New-York, le siège des Nations Unies, situé le long d’East River, a subi des dommages dus aux vents violents et aux inondations qui affectèrent la communication et autres infrastructures. Malgré les perturbations, l’ensemble des opérations principales se sont poursuivies, y compris une réunion du Conseil de sécurité, et les contacts avec les missions de maintien de la paix, et autres, ont été maintenus sans interruption.

Margareta Wahlström, représentante spéciale des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, déclara également que l’ouragan Sandy souligne la menace globale du changement climatique et de phénomènes plus extrêmes. « Nous pouvons affirmer avec une certaine confiance que les régions des Etats-Unis et des Caraïbes qui ont le plus souffert du passage de l’ouragan Sandy seront vulnérables aux événements futures de cette magnitude dus à l’élévation du niveau des mers et au réchauffement des eaux côtières. »

Elle a également indiqué que l’exposition physique aux cyclones tropicaux à travers le monde « a presque triplé au cours des quarante dernières années » et que l’infrastructure publique n’est pas assez résistante face aux catastrophes. Selon le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, les pertes économiques dues aux sinistres ont augmenté d’au moins 1,3 billion de dollars au cours des vingt dernières années, y compris 380 milliards de dollars l’an dernier.

Le passage de Sandy a engendré des débats considérables entre scientifiques, activistes et citoyens concernés quant au rôle du changement climatique et des ouragans.

Chris Field, directeur du programme d’écologie mondiale à l’institut scientifique Carnegie et co-président d’un groupe de travail pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), écrivait dans un article « qu’il n’y avait pas encore de preuves concluantes concernant la côte Est en 2011 et 2012, mais les tendances générales sont extrêmement claires.» Dans son rapport 2012 sur la gestion des risques d’événements extrêmes et de catastrophes, le GIEC concluait qu’ « un changement climatique occasionne des modifications dans la fréquence, l’intensité, les limites spatiales, la durée et le rythme des conditions météorologiques extrêmes et des phénomènes climatiques ; et peut entrainer des conditions météorologiques extrêmes et des phénomènes climatiques sans précédents. »

« Au fur et à mesure que nous en apprenons sur les liens entre le changement climatique et les phénomènes extrêmes, il est dans l’intérêt de chacun de se pencher sérieusement sur les opportunités et les défis permettant de cerner le changement climatique, et ce pour que nous parvenions à le contrôler, et non l’inverse. » déclara Chris Field.

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