Rio+20 L'avenir que nous voulons, Conférence des Nations Unies sur le développement durable

Jonathan Shanklin : L'avenir que nous voulons

Jonathan Shanklin est météorologue de l’Agence Britannique de l’Antarctique. Il a découvert avec ses collègues le « trou dans la couche d’ozone ».

Je vous écris de la station Halley en Antarctique. Aujourd’hui la station est entourée d’un manteau neigeux immaculé qui s’étend à perte de vue, avec un ciel bleu quasi sans nuage, bien que certains jours le panorama change pour céder la place à un violent blizzard et une visibilité nulle. En dépit de l’abondance de neige, il y a peu de formes de vie ici car il n’y a pas d’eau sous forme liquide.

Les données sur la couche d’ozone obtenues à Halley ont permis de découvrir « le trou dans la couche d’ozone » de l’Antarctique ; un trou à peine détectable au début et qui a atteint les deux tiers de la couche d’ozone en tout juste une décennie.
Ce rapide changement prouve à quel point nos comportements influent sur notre atmosphère et non seulement notre atmosphère mais aussi notre planète. Aujourd’hui nous utilisons ses ressources et nous détruisons son environnement à une vitesse qui n’est pas durable.

De nombreux gouvernement sont partisans d’un politique de croissance économique pyramidale. Un modèle qui finalement induit des ressources illimitées et une population de consommateurs toujours plus exponentielle. Par nécessité, cette décision accroit obligatoirement l’écart entre les riches au sommet de la pyramide et les pauvres à sa base. Nous devons aborder ces questions de croissance non durable et d’augmentation de la population. Si nous ne le faisons pas, davantage d’espèces risquent de disparaître de la planète et éventuellement les ressources qui nous font vivre.

A Rio, les Nations Unies peuvent ensemble prendre des mesures pour équilibrer nos besoins et ceux de l’environnement. En auront-ils le courage?

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