Secrétaire général, Ban Ki-moon

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Rapport du Sécretaire général sur l'activité de l'Organisation

E. Coordination efficace de l’action humanitaire

children walking rice fields in Vietnam

Un peu partout dans le monde, la gestion des catastrophes devient une entreprise de plus en plus complexe. En 2011, l’Organisation a coordonné les secours humanitaires en faveur de plus de 56 millions de victimes, soit près du double des chiffres enregistrés trois années plus tôt. Il va de soi que la facture de ces opérations va également en s’alourdissant : les appels de fonds d’un milliard de dollars pour affronter telle ou telle crise sont désormais monnaie courante. Face à cette réalité nouvelle, l’Organisation veut multiplier ses partenariats, mieux coordonner les interventions humanitaires et voir gérer l’aide humanitaire plus rigoureusement.

L’Organisation s’emploie également à susciter une plus grande solidarité de la part des États Membres et des organisations régionales en ouvrant un dialogue sur la politique humanitaire et en tissant de nouveaux partenariats aux fins de l’appui opérationnel aux interventions en cas d’urgence. De nouvelles initiatives prometteuses, dont le dialogue sur le partenariat humanitaire conduit par la Suède et le Brésil, et l’Initiative HOPEFOR, coparrainée par le Qatar, la Turquie et la République dominicaine, tendant à définir les paramètres de la coopération entre organisations à vocation militaire et humanitaire, ont vu le jour. Organisée par un mémorandum d’accord signé avec l’Organisation de la coopération islamique, l’ Union africaine et le Conseil de coopération du Golfe, la coopération avec les organisations régionales a donné des résultats tangibles sur le terrain, en particulier à l’occasion de l’intervention face à la famine en Somalie. L’Organisation a également entrepris de rapprocher les organisations d’aide occidentales de leurs pendants islamiques, ce qui lui a ouvert dans l’immédiat l’accès à des régions de la Somalie jusque là interdites aux acteurs occidentaux et ouvrira à terme la voie à bien d’autres intervenants dans l’action humanitaire.

En partenariat avec les chefs de différents organismes des Nations Unies, l’Organisation a aidé à lancer le programme de transformation du Comité permanent interorganisations, EN qui se penche sur les problèmes rencontrés à l’occasion de l’intervention humanitaire à Haïti et au Pakistan et sur les enseignements tirés de l’expérience, et propose un ensemble de réformes tendant à rendre les interventions humanitaires plus rapides et plus efficaces.

S’inspirant des enseignements tirés de l’action menée dans la Corne de l’Afrique en 2011, l’Organisation a su organiser en toute rapidité et cohérence une intervention face à la crise alimentaire au Sahel. OEuvrant aux côtés de ses partenaires, elle a encouragé à arrêter des plans d’action dans le but de renforcer les moyens d’adaptation et de relèvement, l’accent étant mis sur les activités de plaidoyer de haut niveau, la mobilisation de ressources et l’appui à la prise en charge aux niveaux national et régional.

J’ai le plaisir d’annoncer que le Fonds central pour les interventions d’urgence EN a mobilisé 465 millions de dollars en 2011, soit un montant record depuis sa création par l’Assemblée générale en 2006. Ce succès s’explique par ceci que les États Membres n’ignorent pas l’impact du Fonds sur le terrain et la rigueur et le sérieux de sa gestion.