Secrétaire général, Ban Ki-moon

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Rapport du Sécretaire général sur l'activité de l'Organisation

C. Développement de l’Afrique

Des enfants africainsCette année, l’Afrique a fait des progrès non négligeables en matière de développement. Elle doit son dynamisme économique à la consolidation de la gouvernance économique et politique, à un environnement plus propice aux affaires et à l’afflux de capitaux étrangers, notamment en provenance de nouveaux partenaires de développement du continent. Si on assiste ainsi au recul de la pauvreté et à l’essor d’une classe africaine moyenne, le continent reste en proie à d’énormes difficultés. La croissance économique y fait trop de laissés-pour-compte ou y est mal répartie et, même si beaucoup a été fait pour atteindre certains objectifs du Millénaire pour le développement, la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la mortalité maternelle et infantile et le chômage des jeunes y demeurent anormalement élevés. Les entraves à la paix, à la sécurité, à la bonne gouvernance, à l’état de droit et à la santé de l’environnement viennent également assombrir les perspectives de développement durable.

L’Organisation a œuvré étroitement avec l’Union africaine et le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, y compris le Programme de développement des infrastructures en Afrique, le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs ainsi que les ensembles économiques régionaux et les États Membres du continent à éliminer ces entraves. Elle a prêté son concours à des projets et programmes intéressant les infrastructures, l’eau et l’assainissement, l’énergie, la protection de l’environnement, l’informatique et la télématique, les transports, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ainsi que la démocratie et la gouvernance. N’ignorant pas que la paix, la sécurité et le développement économique sont interdépendants, l’Organisation a adopté une approche pluridimensionnelle de cette entreprise. Elle a aussi continué d’aider l’Union africaine à mettre en œuvre le Programme décennal de renforcement des capacités dans les domaines spécifiques de la paix et de la sécurité, de la reconstruction et du développement au lendemain de conflits, des droits de l’homme, de la justice et de la réconciliation. À l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’Union africaine en mai 2013, j’ai salué le nouveau discours sur l’Afrique et assuré le continent de la solidarité constante de l’Organisation des Nations Unies.

Tout est fait pour qu’il soit pleinement tenu compte des besoins et priorités de l’Afrique à l’occasion de la réflexion sur le programme de développement pour l’après-2015. Dans cette perspective, l’Organisation des Nations Unies a œuvré avec la Commission de l’Union africaine et la Banque africaine de développement à organiser des consultations aux niveaux national, sous-régional et continental, le but étant de voir arrêter une position africaine commune. Le mécanisme de suivi prescrit par l’Assemblée générale dans sa résolution 66/293, dont l’Organisation assurera le secrétariat, la mise en place en étant en bonne voie, permettra de faire le bilan de l’exécution des engagements souscrits en faveur du développement de l’Afrique.