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Bureau du Médiateur
du Comité 1267 du Conseil de sécurité

Notice biographique

Mme Kimberly Prost a siégé en tant que juge ad litem au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie de juillet 2006 à juin 2010.

En mars 2005, la juge Prost a été nommée Chef de la Section des avis juridiques de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC). À ce titre, elle a dirigé une équipe chargée de prêter assistance aux pays pour la mise en œuvre juridique des conventions relatives à la drogue, à la criminalité et au terrorisme, et l’exécution de projets d’assistance technique à cet égard. Sous sa direction, la Section a fourni des avis juridiques à l’Organe international de contrôle des stupéfiants et à diverses sections de l’UNODC concernant divers projets.

En juillet 2000, la juge Prost a été nommée au poste de Chef de la Section de droit pénal du Secrétariat du Commonwealth. En cette qualité, elle a fourni des avis au Comité exécutif et au Secrétaire général du Commonwealth et mené à bien, à l’intention des pays membres, une série de programmes d’assistance portant sur la lutte antiterroriste, la protection des droits de l’homme dans les enquêtes pénales, la coopération internationale, la lutte contre le blanchiment d’argent et la confiscation de biens, la mise en œuvre des dispositions du Statut de Rome et de la résolution 1373 du Conseil de sécurité, et la lutte contre la corruption et la criminalité organisée.

Auparavant, la juge Prost a travaillé une vingtaine d’années comme Procureur fédéral auprès du Ministère canadien de la justice. Elle a aussi exercé les fonctions de conseil dans des juridictions de premier degré et d’appel provinciales et fédérales. Elle a fourni des conseils aux policiers, aux enquêteurs et aux procureurs sur une large gamme d’affaires criminelles et sur des questions liées à la sécurité et au renseignement. Elle a émis diverses opinions et plaidé dans plusieurs affaires concernant la Charte canadienne des droits et libertés.

La juge Prost a travaillé 10 ans au Groupe d’entraide internationale, autorité centrale du Canada pour les questions de coopération internationale en matière pénale, dont elle a assuré la direction pendant 7 ans. En cette qualité, elle a participé à la négociation de plus de 40 traités d’extradition et d’assistance juridique mutuelle.

La juge Prost a fait partie de la délégation canadienne lors des négociations sur la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et la Convention des Nations Unies contre la corruption, deux accords d’importance élaborés sous les auspices de l’UNODC. Elle a également été membre de la délégation canadienne pour les négociations sur le Statut de Rome de la Cour pénale internationale ainsi que sur le Règlement de procédure et de preuve s’y rapportant et les Éléments constitutifs des crimes.
Au fil de sa carrière, la juge Prost a donné de nombreuses conférences d’enseignement et signé plusieurs publications.