Visions du Rwanda : photos d'Annociata Nyirahategekimana

Un homme attend devant les tribunaux gacaca * de savoir si son fils a été jugé coupable d’avoir participé au génocide de 1994 . Beaucoup de gens attendent des heures pour savoir si les tribunaux enverront un ami ou un membre de leur famille en prison pour des crimes commis pendant le génocide.

* A partir de 2001, le Gouvernement rwandais a commencé à mettre en place un système de justice participatif appelé gacaca, afin de traiter de très nombreux cas en souffrance du système judiciaire. Les collectivités ont élu des juges chargés de présider les procès des personnes soupçonnées du crime de génocide et accusées de toutes sortes de crimes à l’exception de la planification du génocide ou des viols. Les personnes accusées d’actes de pillage ou de meurtres ayant plaidé coupables sont libérées à titre provisoire et peuvent rentrer chez elles en attendant leur procès. Le Rwanda continue de recourir au système judiciaire conventionnel pour juger selon la loi pénale les personnes ayant pris part à la planification du génocide ou des viols. Les personnes accusées de ces crimes ne peuvent pas être libérées à titre provisoire. Les tribunaux gacaca prononcent des sentences plus légères si l’accusé est repentant et cherche à se réconcilier avec la communauté. L’objectif de ces tribunaux est d’aider la communauté à participer au processus de justice et de réconciliation du pays.