Visions du Rwanda : photos d'Annociata Nyirahategekimana

Une mère allongée sur l’herbe avec son enfant attend pendant des heures les décisions des tribunaux gacaca * dans sa communauté.

* A partir de 2001, le Gouvernement rwandais a commencé à mettre en place un système de justice participatif appelé gacaca, afin d'aider à résoudre des cas en attente depuis longtemps. Les collectivités ont élu des juges chargés de présider les procès des personnes soupçonnées du crime de génocide et accusées de toutes sortes de crimes à l’exception de la planification du génocide ou des viols. Les personnes accusées d’actes de pillage ou de meurtres ayant plaidé coupables sont libérées à titre provisoire et peuvent rentrer chez elles en attendant leur procès. Le Rwanda continue de recourir au système judiciaire conventionnel pour juger selon la loi pénale les personnes ayant pris part à la planification du génocide ou des viols. Les personnes accusées de ces crimes ne peuvent pas être libérées à titre provisoire. Les tribunaux gacaca prononcent des sentences plus légères si l’accusé est repentant et cherche à se réconcilier avec la communauté. L’objectif de ces tribunaux est d’aider la communauté à participer au processus de justice et de réconciliation du pays.