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Aider les survivants

« Elles n’ont pas péri pendant le génocide, mais aujourd’hui, elles meurent du sida, alors au fond, c’était une condamnation à mort en suspens. »

Mme Binaifer Nowrojee, au cours d’une conférence de presse sur les femmes touchées par le VIH/sida du fait des violences sexuelles perpétrées au cours du génocide au Rwanda [Retransmission vidéo | Résumé de la conférence de presse EN]

La non prévention du génocide s’accompagne de coûts énormes, qu’on les évalue en nombre de vies perdues ou en souffrances subies par les survivants.

Au Rwanda aujourd’hui, des milliers de survivants du génocide ont encore beaucoup de difficultés à se refaire une vie, y compris les victimes de la violence sexuelle , les orphelins et les veuves.

Victimes de la violence sexuelle

Les viols commis en temps de guerre sont souvent systématiques et ont pour objectif de terroriser la population, briser les familles, détruire les communautés, et parfois, de modifier la composition ethnique de la  prochaine génération. Ils servent également parfois à empêcher les femmes de la communauté ciblée de pouvoir enfanter.

La violence sexuelle commise en temps de guerre pose des problèmes multiples aux survivantes :

En savoir plus : descriptif plus détaillé sur la violence sexuelle comme outil de guerre | Retransmission vidéo d’un débat au Siège des Nations Unies sur les coûts élevés du génocide pour les femmes au Rwanda et en République démocratique du Congo aujourd’hui.

Orphelins

Beaucoup de ces enfants ne sont pas scolarisés ou ne mangent pas régulièrement. Certains d’entre eux, en raison des viols généralisés commis pendant le génocide et de la propagation croissante du VIH/sida, tombent eux-mêmes malades. Un grand nombre d’entre eux sont sans défense face à l’exploitation et aux abus. C’est une génération qui a perdu son enfance et dont l’avenir est extrêmement compromis.

Veuves

Parmi les survivants du génocide rwandais, il y a eu des milliers de femmes, tant hutues que tutsies, rendues veuves par le conflit.  Toutes traumatisées, beaucoup d’entre elles ont été violées, certaines sont infectées par le VIH/sida et un grand nombre d’entre elles ont assisté au massacre de membres de leur famille.

Depuis 1994, ces femmes et les organisations qui les aident se battent pour faire changer les attitudes envers les femmes au Rwanda et pour modifier les lois sur la propriété et les lois sur les droits conjugaux et de succession des femmes.  

Ces femmes ont actuellement besoin :

Œuvrer pour aider les survivants

Depuis 1994, de nombreuses organisations se sont mises en place au Rwanda et ailleurs pour répondre aux besoins des survivants du génocide. Les activités des ces organisations  vont de l’aide aux victimes qui réclament justice par l’entremise des procédures judiciaires locales, nationales ou internationales ; la prestation d’une assistance médicale et psychologique ; la gestion d’orphelinats et des programmes d’embauche pour les jeunes au Rwanda. Pour en savoir plus et pour apporter votre concours à leurs efforts, voir la page Impliquez-vous.