Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide

L'action des Nations Unies

L’action du système des Nations Unies

M. Ban Ki-Moon

« La prévention des atrocités de masse passe par l’action concertée de l’ensemble des organismes des Nations Unies. Ce n’est pas seulement ce que nous faisons pour les droits de l’homme, les affaires humanitaires, le maintien de la paix ou les affaires politiques qui doit tendre vers les objectifs en rapport avec la responsabilité de protéger, mais aussi celle que nous menons pour favoriser le développement et la consolidation de la paix. »

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, prenant la parole à l’occasion de la conférence de la Stanley Foundation sur la mise en œuvre de la responsabilité de protéger, tenue à Tarrytown (États-Unis) le 15 janvier 2010 .

S’il est vrai que les causes profondes du génocide s’articulent autour des inégalités entre des groupes d’identité différente, la première chose à faire est de veiller à ce que tous les êtres humains jouissent à égalité des droits et de la dignité que confère la qualité de citoyen. La prévention rapide est donc un enjeu de la bonne gouvernance : les droits de l’homme doivent être respectés sans discrimination aucune et la diversité faire l’objet d’une gestion équitable. Il s’agit autrement dit de faire disparaître les discriminations politiques et économiques flagrantes et de cultiver les sentiments d’appartenance égalitaires.

Le mandat du Conseiller spécial vient donc compléter l’action de l’ensemble du système des Nations Unies. Les départements de l’ONU, les organismes, fonds et programmes des Nations Unies œuvrent tous à la prévention du génocide, notamment en favorisant un développement économique équitable et une juste répartition du pouvoir politique, en faisant appliquer la tolérance et le respect de la diversité ethnique, religieuse et culturelle, en défendant les droits de l’homme, en prêtant une assistance humanitaire et en intervenant pour assurer la paix, la sécurité et la stabilité. Le Conseiller spécial pour la prévention du génocide et le Conseiller spécial pour la responsabilité de protéger s’emploient, en étroite collaboration avec les organismes des Nations Unies, à instaurer une culture de prévention.

Cour pénale internationale
6ème session de l'Assemblée des États Parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale en juin 2008. Photo ONU/Eskinder Debebe.

En cas de génocide, de crime de guerre, de nettoyage ethnique et de crime contre l’humanité, la Cour pénale internationale, juridiction distincte et indépendante de l’ONU, a le pouvoir d’enquêter et de poursuivre les principaux responsables lorsque l’État concerné n’a pas la volonté ou se trouve dans l’incapacité d’exercer sa compétence à l’égard des auteurs. Combattre l’impunité et rendre probable le châtiment des auteurs de ces grands crimes sont deux choses à faire pour que s’instaure la culture de prévention envisagée.