L’action du Bureau
Partenariats

Le drapeau des Nations Unies. Photo ONU/John Isaac
Les Conseillers spéciaux s’emploient à alerter les intervenants des risques de génocide, de crime de guerre, de nettoyage ethnique et de crime contre l’humanité, à renforcer les moyens de prévention du système des Nations Unies – y compris la prévention de l’incitation –et à se préparer au mieux à l’éventualité de ces crimes, en collaboration avec les États Membres, les organisations régionales et sous-régionales et les associations civiles.
Les Conseillers spéciaux ne peuvent à eux seuls empêcher ces crimes. Aussi cherchent-ils à renforcer les moyens dont d’autres acteurs – États Membres, organismes des Nations Unies, organisations régionales et sous-régionales, associations – disposent pour cela. De leur côté, ces acteurs font remonter les informations et les connaissances sans lesquelles le Bureau n’est plus un mécanisme d’alerte rapide. Autrement dit, les partenariats noués par le Bureau sont indispensables à la mission des Conseillers spéciaux.
Cliquez sur les liens ci-après pour en savoir plus sur les relations de collaboration nouées :
- Avec les partenaires du système des Nations Unies
- Avec les organisations régionales et sous-régionales
- Avec la société civile
Partenaires du système des Nations Unies
Une bonne partie de l’action des départements de l’ONU, des programmes et organismes des Nations Unies et des experts indépendants intéresse directement les travaux du Bureau.. À eux tous, ils constituent un immense gisement d’information, de résultats d’analyse, d’orientations et de recommandations stratégiques et pratiques. Soucieux d’utiliser au mieux les ressources et d’éviter les chevauchements, voire les contradictions, dans l’action menée par le système dans une situation donnée, le Bureau agit en étroite collaboration avec les acteurs compétents des Nations Unies. En dehors de ses relations ponctuelles avec ces partenaires, il est également amené à collaborer régulièrement avec les entités suivantes des Nations Unies :
Organes interdépartementaux
- Comité des politiques du Secrétaire général
- Comité exécutif pour la paix et la sécurité
- Réunions des conseillers principaux du Secrétaire général
- Dispositif interdépartemental de coordination en matière d’alerte rapide et d’action préventive (Équipe d’alerte rapide et d’action préventive), à savoir :
- Groupes de travail interdépartementaux sur les pays relevant de la compétence de l’Équipe
- Groupe consultatif d’experts chargé du suivi des activités de l’Équipe
- Groupes de travail et équipes spéciales chargés d’étudier la situation dans tel ou tel pays
Départements, programmes et institutions spécialisées
- Département des affaires politiques
- Le Département des affaires politiques est chargé de prêter son concours au Secrétaire général. À cet effet, il réalise des analyses politiques; il propose des solutions d’ordre politique lorsque surgissent des violations des droits de l’homme et d’autres crises auxquelles l’ONU doit faire face, notamment les cas de génocide; enfin, il aide à prévoir l’éclatement de crises et il propose des mesures de prévention.
- Il dispose de spécialistes qui, 24 heures sur 24, suivent l’évolution de la situation et déclenchent au besoin les interventions, ainsi que de services chargés de la planification des politiques et de la médiation.
- Il prête un appui administratif au Conseiller spécial pour la prévention du génocide ainsi qu’aux autres Conseillers spéciaux et Envoyés spéciaux du Secrétaire général.
- Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
- Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a pour mission de promouvoir et de protéger la libre jouissance et le plein exercice de tous les droits de l’homme. Ses fonctions sont les suivantes : veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et prendre des mesures de prévention; mener des enquêtes; établir des rapports; informer et sensibiliser; renforcer les capacités; appeler l’attention du Secrétaire général et du Conseil de sécurité sur les situations préoccupantes, notamment lorsqu’il existe un risque de génocide; coordonner toutes les activités du système des Nations Unies relatives aux droits de l’homme; renforcer et rationaliser l’action des organismes des Nations Unies dans ce domaine.
- Avec son réseau de responsables pays, le Haut-Commissariat peut observer la situation des droits de l’homme à travers le monde; il dispose à cette fin de bureaux régionaux et de bureaux de pays.
- Le Haut-Commissariat apporte son concours à la trentaine de rapporteurs spéciaux qui surveillent la situation des droits de l’homme, qui vont en tournée sur le terrain et se saisissent de dossiers très divers relatifs aux droits de l’homme qui ont rapport avec le génocide; il prête son appui aux organes conventionnels chargés de suivre la situation des droits de l’homme sur la longue période.
- Département des opérations de maintien de la paix
- Le Département des opérations de maintien de la paix aide les pays ravagés par un conflit à instaurer les conditions nécessaires au rétablissement de la paix. En particulier, il évalue les besoins en matière d’opérations de maintien de la paix. Il veille à ce que ces dernières soient dotées de composantes civiles et militaires et il en assure la gestion. Le Bureau des opérations du Département gère, analyse et suit tous les aspects des opérations sur le terrain et il en rend compte.
- Il dispose d’un réseau de spécialistes de pays qui, 24 heures sur 24, suivent l’évolution de la situation et déclenchent au besoin les interventions.
- Bureau de la coordination des affaires humanitaires EN
- Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires est chargé de mobiliser et de coordonner l’action humanitaire en partenariat avec les protagonistes nationaux et internationaux de sorte à atténuer les souffrances des populations en cas de catastrophe et d’urgence; il mène des actions de sensibilisation aux droits des personnes dans le besoin; il prône la préparation aux situations d’urgence et la prévention; enfin, il agit en faveur de solutions viables.
- Le Bureau dispose de spécialistes qui, à partir du siège, surveillent la situation dans chaque pays en crise, ainsi que de bureaux extérieurs, lesquels prêtent appui aux coordonnateurs des opérations humanitaires tout comme aux équipes de pays des Nations Unies. Il dispose de plus de bureaux régionaux d’appui et de conseiller régionaux en interventions en cas de catastrophe en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, au Moyen-Orient, ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique.
- Le Bureau a mis en place un dispositif d’observation et d’alerte ainsi qu’un service des interventions d’urgence qui fonctionnent 24 heures sur 24 (Système des Nations Unies pour l’évaluation et la coordination en cas de catastrophe). Il est donc en mesure d’envoyer des personnels dans les zones sinistrées dans les 12 à 24 heures qui suivent une catastrophe naturelle ou un cataclysme soudain, de sorte à recueillir des informations, évaluer les besoins et coordonner l’assistance internationale.
- Bureau des affaires juridiques
- Le Bureau des affaires juridiques est le service juridique central du Secrétariat et des autres organes de l’ONU. Il contribue au développement progressif et à la codification du droit international public et du droit commercial international. Il enregistre et publie les traités et exerce les fonctions de dépositaire dévolues au Secrétaire général.
- Outre le Bureau du Conseiller juridique, le Bureau des affaires juridiques se compose de la Division de la codification, de la Section des traités, de la Division des affaires maritimes et du droit de la mer, de la Division du droit commercial international et de la Division des questions juridiques générales.
- Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)
- L’UNICEF aide à protéger les enfants et à défendre leurs droits. Il mène des actions dans des domaines très variés, notamment l’éducation, la santé de l’enfant, la santé maternelle, ou encore la protection contre certains risques particuliers, tels que la violence.
- L’UNICEF dispose de spécialistes de pays qui, à partir du siège, et en collaboration avec les bureaux régionaux et les bureaux de pays, examinent diverses questions concernant les enfants et leurs parents et qui intéressent aussi la prévention du génocide.
- Le Bureau des programmes d’urgence de l’UNICEF coordonne l’appui prêté par le siège aux bureaux de pays et bureaux régionaux en cas de situation d’urgence : dotation en effectifs, financement, relations avec les donateurs, questions interorganisations ou encore appui technique. Le Centre des opérations, qui relève du Bureau des programmes d’urgence, recueille et diffuse l’information 24 heures sur 24. Il suit dans le monde entier les crises humanitaires, les évènements politiques et les incidents liés à la sécurité, les analyse et en rend compte périodiquement.
- Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
- Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est le réseau mondial de développement des Nations Unies. Il s’occupe en particulier des questions de gouvernance et d’état de droit. Il s’attaque aux causes structurelles des conflits. Il œuvre à la mise en place d’institutions dignes de foi et de processus qui permettent de régler pacifiquement les différends, jetant ainsi les bases d’une infrastructure nationale viable en faveur de la paix. Enfin, il préconise le dialogue participatif, lequel permet de forger un consensus.
- Le PNUD dispose d’un réseau de spécialistes au siège, dans les bureaux régionaux et dans des centaines de bureaux de pays et bureaux locaux.
- Le Bureau de la prévention des crises et du relèvement du PNUD aide les pays à prévenir des conflits armés et des catastrophes naturelles et il contribue au relèvement après une crise. Pour ce faire, il observe la situation et l’analyse, il mène une action de sensibilisation, il s’emploie à renforcer les capacités, il exploite des outils et méthodes de développement, il tire parti de réseaux de connaissance, il planifie et programme ses activités de manière stratégique, il formule des orientations et il définit des normes.
- Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
- Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a pour mandat de diriger et de coordonner l’action internationale visant à protéger les réfugiés et à résoudre les problèmes qui se posent à eux dans le monde entier. Il lui est fréquemment demandé de piloter l’action des organismes des Nations Unies en faveur des personnes déplacées dans divers pays.
- Il accorde une protection vitale aux victimes de génocide.
- Il dispose d’un réseau de spécialistes dans le monde entier ainsi que de centaines de bureaux de pays et bureaux locaux.
- Il observe en permanence la situation dans le monde et il est en mesure d’intervenir 24 heures sur 24 en cas d’urgence.
- Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes)
- ONU-Femmes a pour mission d’aider les organes intergouvernementaux à formuler des politiques et des normes internationales et les États Membres à mettre en œuvre ces normes en offrant une aide technique et financière adaptée aux pays qui en font la demande et en nouant des partenariats avec la société civile. L’entité est également chargée de contrôler le respect des engagements pris par les organismes des Nations Unies en faveur de l’égalité des sexes, notamment en assurant le suivi des progrès réalisés à l’échelle du système.
- ONU-Femmes dispose d’un groupe de responsables pays au Siège, de bureaux régionaux et d’une centaine de bureaux locaux et de pays.
- ONU-Femmes n’a pas de mécanisme d’alerte rapide proprement dit; le siège est tenu informé par des rapports quotidiens, hebdomadaires et mensuels qui lui parviennent du terrain.
- Programme alimentaire mondial (PAM)
- Le Programme alimentaire mondial (PAM) est chargé de fournir une aide alimentaire en réponse aux besoins urgents et d’aider au développement économique et social. Il s’emploie à mettre la lutte contre la faim au premier rang des priorités de la communauté internationale. Pour ce faire, il préconise des politiques, des stratégies et des opérations qui profitent directement aux pauvres et aux personnes qui souffrent de la faim.
- Il dispose de spécialistes de pays au siège, ainsi que de bureaux régionaux et de bureaux de pays et bureaux locaux.
- Il dispose aussi d’un service d’alerte rapide de sorte qu’il est toujours en état d’alerte et peut rapidement mobiliser une assistance alimentaire et la faire parvenir aux populations touchées par des catastrophes, qu’elles soient naturelles ou provoquées par l’homme.
Organisations régionales et sous-régionales
Le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité (crimes relevant de la responsabilité de protéger) ne causent pas seulement d’effroyables pertes humaines, leurs répercussions sur les plans humanitaire, financier, sécuritaire et politique sont énormes. Ils rejaillissent non seulement sur l’État théâtre des crimes, mais également sur ses voisins. C’est certes l’humanité tout entière qui doit prévenir, faire cesser et réprimer le génocide et les crimes connexes, mais ce sont généralement les groupements d’États qui vont en subir les conséquences dans la région qui sont les mieux armés pour les affronter.
Il y a d’autres instances où le risque de crime relevant de la responsabilité de protéger est, par sa nature même, une question délicate, dont les États refusent parfois de discuter lorsqu’ils se sentent montrés du doigt. Les organisations régionales et sous-régionales sont donc le lieu qui se prête le mieux à forcer le dialogue avec les États sur la prévention des crimes en question, sans qu’aucun se sente menacé. Une bonne coopération mondiale-régionale est donc une condition indispensable de l’accomplissement des promesses de la responsabilité de protéger. Les Conseillers spéciaux Francis Deng et Edward Luck ont jugé que le plus urgent était de renforcer la collaboration avec les organisations régionales et sous-régionales ainsi qu’avec les États qui en sont membres, afin de les informer des causes profondes des génocides et autres atrocités de masse et de consolider l’action préventive, notamment au moyen de dispositifs d’alerte et d’intervention rapides.
Il y a d’autres instances où le risque de crime relevant de la responsabilité de protéger est, par sa nature même, une question délicate, dont les États refusent parfois de discuter lorsqu’ils se sentent montrés du doigt. Les organisations régionales et sous-régionales sont donc le lieu qui se prête le mieux à forcer le dialogue avec les États sur la prévention des crimes en question, sans qu’aucun se sente menacé. Une bonne coopération mondiale-régionale est donc une condition indispensable de l’accomplissement des promesses de la responsabilité de protéger. Les Conseillers spéciaux Francis Deng et Edward Luck ont jugé que le plus urgent était de renforcer la collaboration avec les organisations régionales et sous-régionales ainsi qu’avec les États qui en sont membres, afin de les informer des causes profondes des génocides et autres atrocités de masse et de consolider l’action préventive, notamment au moyen de dispositifs d’alerte et d’intervention rapides.
C’est ainsi que des liens ont été tissés avec l’Organisation des États américains (OEA), l’Union européenne, l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Le Bureau du Conseiller spécial s’emploie aussi à nouer des relations avec la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), la Ligue des États arabes et d’autres organisations régionales et sous-régionales et continue de développer de nouveaux partenariats.
2011-2012 : Conférence internationale sur la région des Grands Lacs
Les 18 et 19 octobre 2012, le Bureau a accueilli la quatrième réunion du Comité régional de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Dans un discours liminaire dont il a été donné lecture en son nom, le Conseiller spécial, Adama Dieng, a félicité les dirigeants de la région d’avoir mis en place le premier cadre politique et juridique pour la prévention des atrocités criminelles et exhorté le Comité à trouver les moyens de mettre fin aux atrocités criminelles dans l’est de la République démocratique du Congo et à prendre des mesures énergiques pour prévenir le génocide et d’autres crimes et violations apparentés. Il a également rappelé qu’il importait de combattre l’impunité et de maintenir l’état de droit.
Les membres du Comité ont examiné le projet de mandat du Comité et l’état d’avancement des plans d’action du Comité régional. Le Bureau a aidé le Comité à rédiger son règlement intérieur, qui a été adopté par le Comité à l’issue de la réunion, ainsi que son plan de travail pour l’année à venir, comme indiqué dans le communiqué publié à l’issue de la réunion.
Le 23 septembre 2010, après la formation administrée à Kampala aux fonctionnaires nationaux et aux représentants des États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le Bureau a participé à la réunion de fondation du Comité régional de la CIRGL pour la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de toute forme de discrimination. La création du Comité, première instance sous‑régionale au monde spécialement chargée de prévenir et réprimer les atrocités massives, marque un tournant dans la lutte contre l’impunité en Afrique. Le Protocole de la CIRGL s’inspire de la Convention sur le génocide de 1948 et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. La création du Comité donne à la région l’occasion de se doter d’un cadre juridique de prévention et de répression du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Le Bureau a participé à la deuxième et à la troisième réunions du Comité régional qui se sont tenues respectivement à Brazzaville les 25 et 26 mai 2011 et à Zanzibar les 10 et 11 décembre 2011. À Brazzaville, le Comité a décidé de prendre des mesures juridiques et administratives pour créer des comités nationaux pour la prévention du génocide et des atrocités de masse, chaque membre devant rendre compte de ses progrès avant la fin de 2011. À sa troisième réunion à Zanzibar, le Comité a débattu des événements préoccupants dans les 11 États Membres, a examiné le statut de chaque comité national, a fixé les priorités pour 2012 et a débattu de la collaboration continue avec le Bureau en vue d’établir des mécanismes de coordination régionale et nationale et des dispositifs d’alerte rapide.
Le 8 février 2012, le Bureau a participé à la quatrième réunion du Comité régional, au cours de laquelle le Comité a examiné la situation des 11 États Membres dans les domaines en rapport avec ses travaux et examiné le statut de chacun des comités nationaux. Le Bureau a évoqué tout particulièrement sa coopération avec la CIRGL, notamment son appui technique à la mise au point de stratégies et de mécanismes nationaux et régionaux d’alerte rapide destinés à prévenir le génocide et les crimes apparentés.
Le Bureau a également organisé des séminaires de renforcement des capacités visant à aider le Comité régional de la CIRGL et la commission tanzanienne pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et de toutes les formes de discrimination à mettre au point un dispositif d’alerte rapide pour la prévention du génocide et des crimes apparentés. Ces séminaires comportaient des modules portant sur la création d’un cadre de prévention, sur les stratégies et méthodes permettant de mettre sur pied un système d’alerte rapide efficace en cas de risque de génocide et d’atrocités apparentées, et sur l’établissement d’un plan d’action régional ou national pour l’alerte et l’intervention rapides.
Du 21 au 23 août, le Bureau a organisé un séminaire de renforcement des capacités à l’intention des membres de la Commission nationale kényane pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et de toutes les formes de discrimination récemment établie. Destiné à aider la Commission à mettre en place son dispositif d’alerte rapide et de coordination pour lui permettre de prévenir les génocides et les crimes apparentés et, le cas échéant, d’intervenir, le séminaire a porté sur le Protocole pour la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ainsi que de toute forme de discrimination établi par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, sur les causes et la dynamique du phénomène génocidaire ainsi que sur les stratégies et méthodes permettant de mettre en place un système d’alerte rapide pour signaler les crimes atroces. Au cours de cet atelier, la jeune Commission a élaboré un projet de plan d’action national en vue de l’instauration d’un dispositif d’alerte et d’intervention rapides.
2012 : Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest
Lors d’une mission de proximité en Afrique de l’Ouest, le Conseiller spécial Adama Dieng a rencontré le Vice-Président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 14 décembre 2012. Préoccupé par la situation des pays où risquaient de se produire un génocide ou d’autres atrocités criminelles dans la région, M. Dieng a décrit le travail et le mandat du Bureau, et la manière dont ce dernier pourrait collaborer avec la CEDEAO afin de soutenir l’action nationale et régionale menée pour prévenir les génocides et crimes connexes en Afrique de l’Ouest.
2012 : Organisation des États américains
De concert avec l’Organisation des États américains (OEA), le Bureau étudie différentes possibilités de renforcer le cadre régional de prévention des crimes les plus graves. Du 5 au 7 mars 2012, il a participé à une session du Comité juridique interaméricain de l’OEA, qui s’est tenue à Mexico. À cette occasion, il a présenté son mandat et ses travaux au Comité et envisagé différentes mesures susceptibles de renforcer le cadre de prévention du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité.
2011-2012 : Union européenne
Le Bureau est en voie de conclure avec le Service européen pour l’action extérieure de l’Union européenne un partenariat opérationnel couvrant notamment la collecte et l’analyse d’informations et des activités de formation. Ce partenariat comprendrait des accords de coopération spécifiques dans le domaine de la collecte de données d’alerte rapide et des modules de formation à la prévention destinés aux responsables du Service européen de l’action extérieure en poste au Siège et sur le terrain.
2011 : Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe
Le Bureau continue de collaborer étroitement avec le Haut-Commissariat sur les minorités nationales de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Ce partenariat est axé sur la coévaluation des situations dans les pays de la zone de l’OSCE et sur la coordination des activités de renforcement des capacités.
2010-2012 : Collaboration avec l’Union africaine
En novembre 2009, Francis Deng est intervenu devant le Conseil de paix et de sécurité et le Groupe des Sages de l’Union africaine. Les deux organes ont dit approuver les attributions et les activités du Conseiller spécial. Le Groupe des Sages a demandé que le cadre d’analyse
EN du Bureau du Conseiller spécial soit intégré au dispositif d’alerte rapide de l’Union africaine.Société civile
- International Crisis Group
EN
L’International Crisis Group est une organisation non gouvernementale indépendante, à but non lucratif, qui œuvre à la prévention et au règlement des conflits meurtriers. - Human Rights Watch
Human Rights Watch est l’une des principales organisations indépendantes qui se consacrent à la protection et à la défense des droits de l’homme. - Amnesty International
Amnesty International est un mouvement mondial regroupant 2,8 millions de sympathisants, de membres et de militants qui défendent les droits de l’homme et luttent contre les atteintes à ces droits dans plus de 150 pays et territoires. - Centre international pour la justice transitionnelle
EN
Le Centre international pour la justice transitionnelle s’emploie à prévenir les violations les plus graves des droits de l’homme et à y remédier par l’analyse des actes de violence massive perpétrés dans le passé. Il recherche des solutions globales pour promouvoir la responsabilisation et instaurer une société juste et pacifique. - Groupement international pour les droits des minorités
EN
Le Groupement international pour les droits des minorités est le premier organisme international de défense des droits de l’homme qui s’emploie à préserver les droits des minorités ethniques, religieuses et linguistiques et des peuples autochtones partout dans le monde. - Global Center for the Responsibility to Protect
EN
Le Global Center for the Responsibility to Protect est l’élément moteur de l’action menée pour concrétiser dans les faits le principe de la responsabilité de protéger les populations du génocide, du nettoyage ethnique, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, énoncé dans le Document final du Sommet mondial de 2005. - International Coalition on the Responsibility to protect
EN
L’International Coalition on the Responsibility to protect est une organisation qui s’emploie à étayer, aux niveaux international, régional, sous-régional et national, le consensus normatif concernant la responsabilité de protéger les populations; elle se fait l’avocat, auprès des gouvernements, des organisations régionales et sous-régionales et des organismes des Nations Unies, du renforcement des capacités de prévention et d’arrêt du génocide ainsi que des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité; elle s’attache à mieux faire connaître le principe de la responsabilité de protéger auprès des gouvernements, des ONG et du public; elle aide à mettre sur pied et à consolider des groupements d’États partageant les mêmes idées en vue d’étayer ce principe; enfin, elle mobilise les organisations non gouvernementales en faveur de la défense de la vie dans des situations où devrait s’appliquer la responsabilité de protéger. - Mouvement fédéraliste mondial
EN
Le Mouvement fédéraliste mondial se consacre à l’instauration de la justice, de la paix et de la prospérité durable dans le monde au moyen de la consolidation des instances internationales démocratiques et du respect mondial du droit international. L’Institute for Global Policy, qui en dépend, est un institut de recherche et d’orientation qui œuvre en faveur de la sécurité humaine, de la justice internationale, de la prévention des conflits armés et de la protection des populations civiles. - Coalition pour la Cour pénale internationale
La Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) est le plus grand partenariat au monde à défendre la cause d’une justice internationale. Regroupant plus de 2 500 organisations de la société civile, présentes dans 150 pays, elle est à la tête du combat mené dans le monde pour faire cesser le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, comme l’exigent les principes fondamentaux des droits de l’homme et de la justice. - Genocide Watch
EN
Genocide Watch s’attache à prévoir, prévenir, faire cesser et réprimer le crime de génocide et autres massacres. Il mène des actions de sensibilisation et s’emploie à infléchir les politiques des pouvoirs publics concernant le risque de génocide et la perpétration de ce crime. Il œuvre à la création d’un mouvement international visant à prévenir le génocide et à y mettre un terme. - Auschwitz Institute for Peace and Reconciliation
EN
L’Auschwitz Institute for Peace and Reconciliation œuvre à la prévention du génocide au moyen de la constitution d’une assemblée mondiale de dirigeants armée des instruments requis et mue par la volonté résolue d’intervenir pour régler un conflit avant qu’il ne se transforme en génocide. - Global Action to Prevent War, Genocide and Internal Armed Conflict
EN
Global Action to Prevent War, Genocide and Internal Armed Conflict est une organisation qui soutient l’action menée par les États et la société civile pour mettre fin aux guerres, au génocide et à d’autres formes de conflits meurtriers. Elle s’emploie à créer une coalition d’organisations nationales et internationales œuvrant à la limitation des armements et au règlement des conflits afin d’intensifier la coopération entre les différentes initiatives et de combler les lacunes éventuelles. -
Asia Pacific Centre for the Responsibility to Protect
EN
La mission de ce centre est de promouvoir le principe de la responsabilité de protéger dans la région Asie-Pacifique et dans le monde, ainsi que de contribuer au renforcement des capacités de protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité.
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