Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide

Mandat et rôle du Bureau

Historique

Machettes et balles

Machettes et balles près de la frontière à Gisenyi, au Rwanda. 26 juillet 1994
Photo ONU/ John Isaac

Les tragédies qui ont déchiré le Rwanda et les Balkans dans les années 90 ont fait apparaître de la manière la plus brutale qui soit que l’ONU ne faisait pas assez pour empêcher les génocides. C’est ainsi qu’en 2001, le Conseil de sécurité a invité le Secrétaire général à « lui communiquer des informations et analyses provenant d’organismes des Nations Unies concernant les cas de violations graves du droit international » et à l’informer « des situations comportant un risque de conflit » ayant pour origine des « différends ethniques, religieux et territoriaux », ainsi que des problèmes connexes. Le Secrétaire général a donc nommé en 2004 le premier Conseiller spécial pour la prévention des génocides, Juan Méndez. En 2007, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a nommé à cette fonction Francis Deng, avec rang de Secrétaire général adjoint à plein temps. Le 17 juillet 2012, le Secrétaire général Ban Ki-moon, a nommé Adama Dieng, du Sénégal, au poste de Conseiller spécial pour la prévention du génocide.

En 2008, le Secrétaire général a nommé Edward Luck Conseiller spécial pour la responsabilité de protéger, avec rang de Sous-Secrétaire général à temps partiel. Le titulaire est chargé de préciser et d’approfondir les aspects théoriques, politiques, institutionnels et opérationnels de la responsabilité de protéger. Il doit poursuivre le dialogue politique engagé avec les États Membres et les autres parties intéressées sur ce qu’il faut faire pour mettre cette responsabilité en œuvre.

Les attributions des deux Conseillers spéciaux sont distinctes mais étroitement liées. Soucieux de faire des économies et de ménager les ressources, le Secrétaire général a décidé d’institutionnaliser la collaboration entre eux. Dans toute la mesure possible, ils utilisent les mêmes méthodes en ce qui concerne l’alerte rapide, l’évaluation, les réunions, la formation et la communication, et ils ont le même bureau et le même personnel.